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mardi 29 mai 2018

Poison Pen

Comme vous le savez (il vous suffit pour cela de jeter un œil à la bannière), j'apprécie l'écrivain irlandais Eoin Colfer. L'auteur de la série Artemis Fowl n'a pas rédigé que cette saga ; il est à vrai dire extrêmement prolifique. Je ne tiens pourtant pas à lire toutes ses œuvres - Je ne m'intéresse par exemple pas à l'univers de Dr Who, et son récit basé sur Iron Man ne me fait pas plus réagir que ça. De toute façon il me reste encore énormément d'œuvres de Colfer à lire, donc ce problème est réglé.

Si Colfer a écrit pour les enfants, les ados et même les adultes, on sait moins qu'il a écrit un film, et c'est une critique objective de ce morceau de cinéma irlandais que je veux vous livrer aujourd'hui.

Poison Pen donc.






Selon moi, outre les passionnés de comédies romantiques et de films irlandais, ce film n'intéressera qu'un public extrêmement restreint : Les fans d'Eoin Colfer et de comédie romantique. N'étant fan que d'Eoin Colfer, vous imaginez donc que j'ai tenté une véritable expérience.
Pour visionner le film, ça a été compliqué. Il a fallu que je prenne un compte sur la version américaine d'Amazon, et que je trouve sur Internet une carte cadeau de 5$, parce qu'Amazon refuse tout moyen de paiement ne venant pas du pays où est domicilié votre compte. Cela m'a permis d'accéder au film en streaming HD. Un véritable parcours du combattant ; néanmoins si vous désirez le tenter j'insiste sur la version américaine, car sur Amazon UK le film est plus cher. Inutile de chercher ailleurs - Amazon est l'unique plateforme diffusant Poison Pen à l'heure actuelle.

Poison Pen raconte l'histoire de PC Molloy. Écrivain, il n'a plus rien fait depuis son best-seller il y a quinze ans. Sa maison d'édition se fait racheter par l'éditeur du journal à scandale Poison Pen, et la directrice du groupe lui annonce, en somme, que s'il n'est pas capable de rembourser l'énorme dette qui pèse sur lui depuis quinze ans ou de terminer le livre qu'il avait promis de rendre à l'époque, il n'aurait plus que deux choix : l'affaire portée devant les tribunaux, ou devoir travailler pour le journal.
C'est donc à contrecœur qu'il se lance, avec une seule ambition - celle de se faire virer. Sa première idée, écrire un article tellement bon que les ventes du magazine en chuteraient parce que les lecteurs n'achètent pas pour ce genre de chose, est un échec : il devient du jour au lendemain une véritable célébrité, et son premier livre est remis sur les rayons.



Son agente lui conseille alors de séduire sa patronne, car dans ce genre de boîte, on a des règles très précises sur les relations entre les membres du personnel...

Par miracle, s'il y a bien quelques plans à la limite du malaise, et si certains personnages sont incroyablement grossiers (la première scène donne d'ailleurs le ton à grands coups de asshole complètement gratuits), la palme de l'horrible revenant au jeune rappeur et au photographe, le film parvient à ne pas tomber dans le crade inutile.
Si l'histoire n'est pas forcément convenue, elle n'en reste pas moins extrêmement superficielle, et si elle comporte quelques rebondissements dignes d'intérêt, c'est dans l'ensemble assez oubliable.



Il y a pourtant bien trois choses qui sauvent ce film du naufrage et qui me permettent de le classer comme une curiosité sympathique et même convaincante :

 - PC Molloy. L'acteur qui incarne ce personnage est tout simplement parfait dans son rôle. En auteur cynique malmené par un lourd passé, il est parfait. Si le film est oubliable, je n'oublierai probablement pas son personnage principal de sitôt.
 - Les dialogues. Il y a une réelle qualité d'écriture sur les dialogues. Eoin Colfer est aussi à l'aise avec l'écriture d'une comédie romantique qu'avec un Artemis Fowl. J'ai envie qu'il se lance dans l'écriture de films pour enfants, clairement, il y a moyen de proposer des produits d'excellente qualité qui ne prennent pas les enfants pour des crétins comme la plupart des divertissements actuels.
 - La musique de Niall Colfer. Car Niall, l'un des frères d'Eoin, est musicien ; et l'un de ses morceaux est utilisé dans la bande sonore du film. Morceau assez agréable, petite découverte dans le grand monde de la musique, et qui se trouve assez aisément sur Youtube :



Les critiques sur ce film sont plutôt mitigées, tirant plus vers le positif que vers le négatif, mais quand il s'agit de critiques négatives elles sont assez salées.
Mais clairement, Poison Pen s'adresse à un public très précis. Quand j'ai vu qu'une critique négative reprochait au film d'être trop verbeux, j'ai tout de suite vu ce qui n'allait pas - Colfer reste un littéraire avant tout. C'est sur les mots que ce film s'en tire, sur les mots uniquement. Belle performance de la part de l'écrivain, mais je ne pense pas qu'on puisse en tirer davantage.

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