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samedi 31 décembre 2016

The Batman Adventures - The Lost Years

J'en ai à peu près terminé avec Marvel. L'univers Ultimate a connu une fin brutale, et en terme d'animations, depuis que Disney a repris la main, plus rien ne me convainc. A ce titre, je ne désespère tout de même pas de lire intégralement "X-Men 92", mais pour cela j'aurais tout de même deux numéros de Wolverine à acheter, me semble-t-il.
J'étais devenu fan du Créateur, version plus ou moins maléfique de Red Richards qui est devenu un personnage récurrent de l'univers Marvel, mais même ça, c'est moins motivant. J'aurais tant voulu que l'univers Ultimate ait une fin plus propre que "boum badaboum des explosions" et "on prend ce qu'on veut dans Ultimate pour l'injecter dans Marvel classique comme ça les gens dépensent des fortunes", ok non.

À côté de ça, j'ai pu lire dans leur intégralité les récits de l'univers Amalgam, fusion entre Marvel et DC créée en 1998, et l'an dernier, m'étant procuré Little Big Planet Vita et des DLC Marvel et DC, j'ai eu l'excellente joie de me rendre compte que rien ne pouvait m'empêcher d'injecter l'univers Amalgam dans ce jeu ultra customisable.

Ainsi, je me tourne à présent vers DC Comics.

Enfin vers les comics, pas vraiment : Quand je lis des résumés, j'ai l'impression d'un imbroglio encore plus impossible à démêler que Marvel, et, étant pour ma part friand d'univers accessibles et lisibles depuis leur numéro 1, je trouve pour ma part profondément regrettable que DC n'ait pas eu d'équivalent à l'univers Ultimate Marvel.

... À moins que.

Et c'est là qu'il faut se tourner, contre toute attente, vers l'animation. Du côté de Marvel, les productions animées sont inconstantes : Certaines sont incroyables, d'autres oubliables. Aucun véritable univers ne s'est construit, contrairement à ce qui se fait au cinéma actuellement. Les années 90 ont été le terrain de jeu de Spider-Man et des X-Men pour des centaines d'épisodes, puis les années 2000 ont vu poindre des séries finalement assez oubliables. X-Men Evolution avait d'excellentes idées, mais ne les rentabilisait pas. Cinq saisons c'était vraiment trop, vu le contenu proposé.
Les années 2010 nous ont offert un Spectacular Spider-Man et un Wolverine & the X-Men excellents à tous points de vue, ainsi que quelques films d'animation (dont les excellents Ultimate Avengers 1 et 2, qui défoncent allègrement l'intégralité des films live contenant Captain America) ; malheureusement rien de tout ça n'a duré. Une saison pour Wolverine, deux pour Spider-Man. Et à présent, Disney tient les rennes de nouvelles séries, et ignore volontairement l'existence des licences dont les droits cinématographiques sont détenus par la Fox - X-Men, Deadpool, Fantastic Four. C'est une triste réalité. Ah, si seulement la Warner récupérait l'intégralité des droits de Marvel, qu'on ait enfin droit à des crossovers cinématographiques d'envergure.

Revenons à DC. De ce côté-là, trois grandes périodes sont à souligner :
-La période kitsch (comment tu veux décrire autrement les productions super-héroïques des années 40 à 80)
-Le DCAU
-La période post-DCAU

DCAU ? DC Animated Universe. La série animée Batman de 1992, et toutes les séries situées dans le même univers : Superman, Batman 1997, Batman Beyond, Le Projet Zeta, Justice League, Justice League Unlimited, les webséries Lobo et Gotham Girls, et dans une moindre mesure Static Shock. 12 ans d'animation.
Les dessins animés de la période post-DCAU englobent plusieurs productions dont Teen Titans, The Batman, et, plus récemment, un grand nombre de films d'animation adaptant plus ou moins librement et avec plus ou moins de succès des comics cultes. Ayant récemment lu The Killing Joke, je sais déjà que le film d'animation qui en est tiré se torche royalement avec l'oeuvre originale.

Quoiqu'il en soit je me suis mis en tête de visionner l'intégralité du DCAU (sauf les épisodes de Static Shock ne contenant pas de crossover, parce que cette série est incroyablement insipide), The Batman, et peut-être quelques films, je n'sais pas. Brainiac's Attack sera un passage obligé puisque ce film de 2006, qui ne fait officiellement pas partie du DCAU, réutilise pourtant tous les codes graphiques de la série d'animation Superman - grand gâchis donc de ne pas le rattacher au DCAU.

Comme vous le savez peut-être s'il vous est arrivé de visionner des épisodes de Batman 1992 et 1997, il y a un vide entre les deux séries. Soudain, Robin n'est plus le même. Dick Grayson s'est brouillé avec Bruce Wayne, qui connait à présent l'identité de Batgirl et la fait intervenir à ses côtés en quasi permanence. Ce vide est apparemment comblé par un épisode en fin de saison (je n'y suis pas encore arrivé, étant à un stade où je visionne alternativement Batman et Superman en fonction des dates de production et de diffusion), mais il fallait l'expliquer plus avant, et ça a été fait par l'unique comic Batman considéré canon pour la série animée : The Lost Years.



Déjà pour le choper c'est un parcours du combattant. Il existe un recueil relié, mais il n'est paru qu'en Amérique, et ça va bientôt faire 20 ans.
Ce comic reprend les évènements des épisodes qui concernent la rupture entre Batman et le premier Robin, et y ajoute littéralement un voyage initiatique pour ce dernier.
Le résultat est plaisant, même s'il est dommage qu'en dehors d'un voyage initiatique un peu exagéré on n'ait pas grand chose de neuf à se mettre sous la dent par rapport à ce que propose le dessin animé. Il y a tout de même des moments forts, et il est intéressant de voir comment la rupture entre Batman et Robin, adaptée du dessin animé, a été mise en scène. On en profite également pour développer un peu le personnage de Tim Drake, donnant quelques clés quant à son apparition dans le premier épisode de Batman 1997.

The Lost Years présente de nombreux temps forts. Contrairement à Mad Love, comic détaillant les origines d'Harley Quinn et qui a également fait l'objet d'un épisode de la série animée, il n'est en revanche pas un travail de Bruce Timm et Paul Dini.
La scénariste Hilary J Bader (décédée en 2002, RIP), responsable de très bons épisodes de Superman, Batman 97, Batman Beyond et Zeta Project, propose tout de même un travail propre, qui ne dénature pas la série Batman. Bo Hampton, au dessin, offre un travail assez propre, bien que quelques cases soient oubliables, et que le Joker soit particulièrement raté. Heureusement, les couleurs de Terry Beatty sont de très bonne qualité, et le jeu de tons sombres est particulièrement bien travaillé.



Donc, quoi de neuf dans Lost Years ?

Le voyage initiatique de Grayson, la jeunesse de Tim Drake. On appréciera l'apparition de trois méchants de la série Batman, même s'il est franchement assez improbable que, paumé dans la jungle ou les montagnes, l'ancien Robin soit si souvent amené à croiser certains de ces anciens adversaires. Bon.

Le travail est propre. Si vous êtes fan du DCAU, il n'y a vraiment pas de raison pour vous de snobber ce comic, sauf si son prix vous fait peur - encore qu'il y aurait peut-être moyen, en cherchant un peu. Surtout, visez le recueil, qui sera toujours forcément moins cher que les comics séparés à l'unité.

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