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mercredi 22 juin 2016

Venez, je vous fais visiter Oulu (Finlande) !

Malgré la félonie de la CGT, malgré la vilénie d'Air-France, qui se sont amusés à transformer le pays entier en champ de guerre, je suis passé.

Ayant contourné le feu des manifestants énervés - parce que quand on ne rationne pas l'essence on préfère brûler les pneus, va savoir s'ils veulent le bien ou le mal de la planète -, ayant embarqué dans un vol Hop ! (ce n'est pas sponsorisé, tkt) non concerné par la grève égoïste des pilotes bougons d'Air France, je peux vous l'assurer : Ça s'est bien passé. Et pourtant c'était pas gagné.

C'est donc après être passé par Orly et Charles-de-Gaulle (alors qu'il existait un vol menant directement à CDG, gg les gars), puis par Helsinki, dont l'aéroport, rempli de Moomins, est aussi simple d'accès que celui de Miami, que je me retrouve à Oulu, plus au nord de la Finlande.



La première épreuve quand tu as réservé une chambre de l'établissement Home's consiste à la trouver. Une fois à Saaristonkatu, la rue où se situe le siège, tu pourras récupérer ta clé à n'importe quelle heure, rangée dans un minuscule coffre-fort dont le code t'aura été expédié par mail et sms. Ensuite il faudra que tu sois capable de trouver l'immeuble où se situe ton appart', car ce ne sont pas des hôtels mais bien des appartements disséminés au milieu de logements occupés par les habitants de la ville. L'appartement Home's est équipé d'une grosse télévision, de deux lits, d'un réfrigérateur, d'un coin cuisine complet et d'une salle de bain vraiment spacieuse (mais par contre pas de baignoire en vue mon capitaine).
Petite publicité mensongère, les logements sont décrits comme étant à moins de 800 mètres du siège social, c'est plus d'un kilomètre que j'aurai parcouru dans la fraîcheur du soleil d'une nuit estivale.
Notons enfin qu'il ne semble pas y avoir de renouvellement des produits par l'agence, en témoigne ce gel Dove et ce savon liquide complètement massacrés, ces restes de nourriture fort peu engageants dans les placards et le réfrigérateur.
Minuit
Les affaires posées, il est déjà dans les 23 heures et on aimerait tout de même faire un dîner convenable, car on ne peut pas dire que le snack hors de prix (mais d'assez bonne qualité, ne médisons pas inutilement) de CDG fût suffisant pour tenir plus d'une demie-journée.
La seule solution raisonnable à cette heure tardive est, n'en disconvenons pas, de trouver un McDonald's.
Non, vraiment. Tout est fermé, tout semble mort, qui d'autre a une chance d'être ouvert à une heure aussi avancée ?
À peu près à un kilomètre de Rautionkatu (la rue où je loge), ce McDonald's aura probablement été, de tous ceux que j'ai fait à travers le monde, le plus surprenant jusque-là. De nuit, certains produits du menu ne sont plus disponibles. Les frites sont sursalées, l'eau, glacée, est servie dans un gobelet dans la même quantité qu'un coca (j'en veux toujours un peu aux McDo français de ne servir que de l'eau en bouteille oui, enfin c'est toujours mieux que les Quick, KFC et autres Burger King ligués pour servir la même Vittel dégueulasse) ; bonne surprise, on peut avoir des bâtonnets de fromage fondants (ici à la mozarella), et c'est vraiment délicieux.
J'aurais voulu un happy meal car une fois de plus je me retrouve dans un pays qui propose des cadeaux badass ; en l'occurrence du Super Mario de très bonne qualité. La dernière fois c'était Cut The Rope en Italie. Faut-il que l'enseigne aille mal en France pour ne toujours pas avoir fini avec les Skylanders immondes et les Pet Shop de mauvais goût... Pas de happy meal dans l'immédiat, absent du menu de nuit.
Concernant les burgers, ils sont aussi très salés. Ça n'arrache pas autant que les frites, mais McDo n'est clairement pas l'endroit où manger en Finlande si vous faîtes de l'hypertension. En revanche, ils sont tellement chauds que le fromage fond et coule. Niveau cuisson ça aura été le meilleur burger de ma vie - et j'ai mangé pas mal de burgers "gastronomiques".

Mardi matin, direction Sale, la supérette la plus proche. On s'en doutait, on le constate : le prix de la vie en Finlande est élevé. Un peu plus d'une vingtaine d'euros seront nécessaires pour se procurer un peu de nourriture, dans un magasin qui ne vend apparemment pas d'eau plate et dont les sandwichs coûtent déjà une fortune !
Mais les sandwichs au renne sont une bonne surprise, car il y a un réel rapport qualité-prix : Une quantité impressionnante de garniture remplit le pain, et l'association de la viande fumée de renne avec des poivrons, de l'ognon (oui j'ai écrit avec la nouvelle orthographe, tu vas faire quoi) et de la mayonnaise rend vraiment bien ! Comparons avec ce qui est comparable : C'est le meilleur sandwich de supermarché que j'aie mangé.

En marchant dans Oulu, on passe devant des supermarchés plus grands, avec de meilleurs prix. Le principal objectif est cependant tout trouvé : On a besoin de vélos. Les rues finnoises, larges et carrées, sont plus que partout ailleurs pensées pour le cycliste, et si l'on dit souvent que les Pays-Bas sont le pays du vélo, ce passage à Oulu m'aura convaincu qu'il existait d'autres endroits pouvant largement prétendre au même titre.
Pyörä-Suvala semble le meilleur compromis pour mettre la main sur un vélo à Oulu. Situé dans une grande zone commerciale, ce magasin fait aussi location, contrairement à son concurrent Intersports. Un autre magasin de vélos a apparemment autrefois existé dans la même zone mais est dorénavant fermé.
À titre informatif, un vélo dans cette boutique coûte en location 20€ par jour, 50 par semaine (ce qui rend la location pour une semaine rentable si vous en avez besoin pour trois à six jours), et ce magasin, situé à l'adresse Lekatie 2, n'est pas ouvert le samedi après 14 heures.
Difficile en tout cas de se retrouver dans un espace aussi grand (Oulu fait environ 200 fois l'espace de Rennes pour une population légèrement inférieure), heureusement Google Maps intègre une fonction vélo. Ayant traversé la zone industrielle un peu morbide (bien que pas très loin du centre-ville) où se situe l'appartement, après une pause dans un bar (où l'habitant finnois se retrouve avec ses potes pour brailler tel un viking en buvant sa bière hors de prix ou parier son argent dans des machines à sous pendant que la télévision finnoise montre des gens qui tentent avec plus ou moins de succès de revivre l'âge de pierre), on se retrouve soudain dans des espaces verts incroyables, où la nature sauvage côtoie l'usager de façon assez harmonieuse. Ce ne sont que chemins verts et routes droites, jusqu'à ce moment où deux ponts coupent la mer Baltique, nous emmenant à la plage où se situe un premier arrêt gastronomique : Le Ravintola Nallikari.

A noter : Nallikari est avant tout, comme on l'apprendra un peu plus tard, le nom de cette île reliée au continent par plusieurs ponts, île qui forme un gigantesque espace naturel, et est donc particulièrement propice aux promenades en vélo.

Avant d'entrer dans la grande bâtisse, on monte ce qui ressemble de loin à un phare mais est en fait surtout un beau point de vue sur le gigantesque océan (dont l'eau n'est pas si froide, en fait)




Comme la vie en Finlande, la nourriture est hors de prix. Amateurs de café vous voilà prévenus : Un café, ça coûte presque 10 euros. Oui.




On a donc misé sur le plat finnois le moins cher possible de la carte, du sauté de rennes sur une purée de pommes de terres, rehaussé d'airelles glacées au sucre, et avec des cornichons. Ça n'a pas contribué à changer mon avis sur ces horreurs de cornichons, mais en dehors de ça et du prix quelque peu alarmant, ce fut délicieux. Je commence à me demander ce que la bouffe finnoise a fait au monde pour que les gens la trouvent si infecte.

Notons qu'on aura eu droit à ce pain noir très prisé de la population locale - on comprend vite pourquoi ! - agrémenté de beurre. Pas du beurre demi-sel comme dans tous les endroits civilisés (mort au beurre doux), du beurre incrusté de cristaux de sel. Ce peuple a un problème avec le sel. Ils aiment les fruits rouges aussi, ce qui n'est pas anormal étant donné que c'est ce qui pousse le plus sur les sols du nord ; et ils sont aussi friands de glace, en témoigne le délicieux sorbet à la framboise dégusté en dessert. Il faut dire qu'une boule de glace à l'unité, c'est le seul dessert abordable, en fait.

Il faut toujours consacrer une journée à la recherche d'informations et, pourquoi pas, de souvenirs. Trouver des souvenirs est très dur à Oulu, car malgré tous ses attraits, la ville ne semble franchement pas portée sur le tourisme - Et après tout, tant mieux, c'est un changement raffraîchissant après deux voyages consécutifs dans des villes portant tout leur poids sur ce business. Les cartes postales, ne représentant quasiment que des vues d'hiver, sont des denrées rares et coûtent un euro pièce. Pas l'ombre d'un magnet pour réfrigérateur, ce qui est plutôt étonnant quand on est généralement habitué à croiser des boutiques qui en vendent à chaque coin de rue où que l'on aille. Cela étant dit, si vous mourrez d'envie d'en trouver, sachez que la boutique Aitra Puttiiki en vend. C'est la première maison rouge sur le port, à l'adresse Aittatori 12.

Ces maisons rouges-là

Pas forcément beaucoup de souvenirs, certes, mais des échanges toujours intéressants avec l'habitant finlandais, que ce soit avec le secrétaire de la mairie, la conseillère de l'office de tourisme, ou avec cette vendeuse dont le mari est parti à Paris pour l'euro, à qui l'on explique que c'est tellement mieux de découvrir une ville vraiment finnoise plutôt que la capitale Helsinki, bien trop faussée dans son authenticité par son statut de capitale cosmopolite.

Revenant dans des endroits traversés la veille, on en profite pour découvrir avec stupéfaction que certaines rues se rejoignent. On croise plusieurs fois les mêmes personnes dans les rues, malgré plusieurs kilomètres avalés en vélo, et on fait quelques pauses salvatrices dans l'un ou l'autre espace vert.


Et puis on croise des boutiques de jeux vidéo et de mangas/comics. L'occasion de voir un peu si les finlandais s'intéressent à ces domaines.
Pour les mangas, ils ont du Pokémon Adventures d'import américain, mais à 12 euros le volume autant aller directement sur Amazon en fait. Peu de comics intéressants, dommage. Pour en revenir aux mangas le finlandais en général a surtout tendance à lire des titres très connus (One Piece, Naruto, Bleach), et des titres parlant d'animaux.
Du côté des jeux vidéo, ils oscillent entre prix abusés pour de l'occasion (on en parle des deux Professeur Layton vs Phoenix Wright à 40 et 50€ dans le même Gamestop ?) et prix ridicules pour des jeux excessivement mauvais (95 centimes le Schtroumpfs Dance Party sur Wii, même si j'avoue que je l'aurais pris si on m'avait payé, 3€95 pour un Epic Mickey 3DS). J'aurais aimé trouver un Freakyforms Deluxe pour le revendre une fortune sur eBay, mais il faut supposer qu'en Finlande aussi on sait que ce jeu a subitement eu une grimpée de valeur ces derniers temps. Bon, je repars quand même avec un porte-clés Marvel en soldes et un cahier de textes Minions gratuit. Je déteste les Minions, mais c'est gratuit, au pire tant pis je le donnerai à un enfant qui pleurera quand il découvrira qu'il doit apprendre le finnois pour en profiter.

Rien de bien notable pour la nourriture vu le prix toujours aussi peu abordable des restaus traditionnels finnois, et aller manger asiat' ou italien ce n'est pas vraiment le plus adéquat à faire en Finlande si vous voulez mon avis. Au passage, pour le midi, le supermarché K s'est révélé bien plus fourni que la supérette Sale de la veille, avec de bien meilleurs prix. On apprécie ! 




Les forêts d'Oulu sont beaucoup trop inaccessibles. C'est plus de 100 euros de taxi, un bus passant très peu pour à peine se rapprocher, ou à la limite une heure de vélos. Faute de mieux, on décide de visiter Kiiminki.
Petit village qui s'est rattaché à la commune d'Oulu en 2013, Kiiminki est plus proche que jamais de la nature. Plus paumé aussi. L'église en bois construite en 1760 est probablement magnifique, mais elle est fermée. C'est en compagnie de dizaines de moustiques énormes et affamés que l'on parcourt un cimetière (contenant un petit mémorial pour les soldats disparus en 1943 et 44), puis que l'on tente de s'enfoncer dans ce qui ressemble à une forêt, en vain car il n'y a aucun endroit praticable.

En revenant sur Kiiminki on aperçoit des gens sortir d'une boutique. On entre, c'est un de ces bazars qui rachète et revend toutes sortes d'objets, de l'antique VHS à l'écharpe en laine en passant par les farces et attrapes.
Croyez-le ou non : Ocarina of Time, 25 euros. The Adventure of Link, 65 euros. Un Game and Watch au même prix. Une Xbox, 25 euros. Il y a même une Commodore 64, et des tonnes de classiques de la NES, Nintendo 64 et Super Nintendo (Castlevania premier du nom, Double Dragon, Donkey Kong 3, Shinobi, Super Mario All Stars...) à faire crier de joie tout collectionneur. Je suis reparti avec Mario Kart DS en multi-5 (avec boîte et livrets s'il vous plaît) pour 12€50.

Retour à Oulu par le bus (un trajet vers ou depuis Kiiminki, se trouvant à l'extérieur de l'agglomération, coûte 5€80), et nous revoilà dans les artères commerçantes de la ville. Le moment est choisi pour entrer dans le grand centre Stockman, pour y observer tout l'art du design à la finnoise ; et aussi l'épicerie la plus férue de nourriture étrangère visitée jusque-là.

Sur la route de Nallikari, Sokeri - Jussin Kievari est une expérience à part entière. Plus abordable que le restaurant fait quelques jours auparavant, c'est dans l'ambiance scandinave la plus authentique imaginable que l'on dégustera du corégone frit, cuisiné de la même façon qu'une sardine mais au goût légèrement plus prononcé. On nous apporte du pain et du beurre, doux cette fois ?? Mais à la table derrière, une guide touristique finlandaise explique à des touristes allemands qu'il est d'usage de saler soi-même le beurre. Je saurai dorénavant quoi faire quand un normand me proposera son horrible beurre de baratte.




Tentative le lendemain midi de concevoir des sandwichs avec des produits bien finnois. Si les tranches de fromage fumé et le Kallen, crème d'oeufs de poisson très prisée par l'habitant, donnent effectivement un goût assez unique au sandwich, le sel et le fumé cachent totalement la présence d'autres ingrédients. Retour ensuite dans des endroits déjà visités les jours précédents, malgré une pluie un peu pénible qui avait déjà alourdi la journée de la veille et des travaux empêchant une circulation convenable à énormément d'endroits. Bon.

En soirée (enfin "en soirée", peut-on vraiment parler de soirée lorsque le soleil ne se couche jamais de l'été en ce pays du soleil de minuit), le ciel se dégage, et, au lieu des 9° qu'on avait eu en début de semaine, on passe brutalement à une température de 19. Après une journée passée à pédaler, ça fait mal.


Vient le moment de rendre les vélos. Deux kilomètres nous séparent de la boutique - Pas grand chose, mais le trajet est rendu difficile par un pneu dégonflé la veille au soir.
Une fois les vélos rendus, on entreprend de parcourir ces deux kilomètres à pied. On croise un parc, dans lequel une petite famille fait prendre l'air à son énorme chien de chasse. On entre dans ce parc.

J. est reporter photographe. Il nous emmène chez lui, nous dit qu'on serait les bienvenus à loger là si on venait à revenir à Oulu. Il nous montre un documentaire qu'il a réalisé pour la télévision finnoise et qui sera diffusé en juillet, qui traite des habitants des bidonvilles de la Sierra Leone. On le reverra dimanche, car il nous emmènera voir des marécages.

Antoine de Maximy, sois fier.

On se retrouve de nouveau en centre-ville, cette fois par bus, avec la ferme intention de visiter un musée. On visite avant toute chose la grande tour jaune sur les conseils de J. C'est bien la cathédrale de la ville, et, le hasard faisant bien les choses, un violoniste et un pianiste sont en plein concerto.



Le musée de l'histoire d'Oulu, qui fut fondé en 1896, est franchement très complet. Préhistoire, structure de la ville, fascinants objets de la vie de tous les jours ou d'époques révolues, tout y passe !






Sur les quatre niveaux que compte le musée, il est intéressant de noter que le sous-sol comporte, outre une expo non permamente (cette fois sur le sport, en l'honneur des jeux olympiques et dans une moindre mesure de l'euro), toute une partie dédiée aux enfants, avec de petits personnages animaux qui mettent remarquablement bien bon nombre de situations en scène. 




On sort à la fermeture, alors que la cathédrale juste à côté sonne les cinq heures, et, après un petit détour dans les commerces, occasion de croiser un concert doublé d'un défilé de mode, on reprend le bus, direction Rautionkatu.

Ne sachant pas trop où placer ça, autant en parler ici : Comme toujours depuis 2012, j'ai ma 3DS sur moi où que j'aille, histoire de profiter de la fonction Streetpass qui permet de capter les données d'autres possesseurs de la console. Outre une saint-pétersbourgeoise à Helsinki et un bon nombre de personnes ne jouant qu'à Pokémon (sérieusement les gens, ça vous écorcherait d'activer la place Mii Streetpass ?), il aura fallu attendre quasiment la fin de ces quelques jours en Finlande pour croiser deux uleabourgeois (tu te sens tout de suite plus intelligent maintenant que tu connais ce gentilé avoue) et une laponne. Chose intéressante, ces trois rencontres ont eu lieu le même soir !

Pas de marécage dimanche, mais notre photographe, armé de sa caméra Hasselblad (modèle suédois de haute volée, le genre de truc qui résista à la guerre du Viet-Nam), nous entraîne à Turkansaari, musée de plein air ouvert uniquement l'été, qui préserve en l'état un authentique village d'autrefois.


















On y apprend que la Finlande est à l'origine de la plupart du goudron utilisé en Europe, on y voit énormément d'objets d'époque (incluant d'énormes traîneaux), un authentique piège de chasseur, et l'on y déguste du lohikeitto - la soupe traditionnelle au saumon finnoise - avant de retourner se faire harceler par les moustiques.



Les moustiques. Parlons-en davantage. Les moustiques scandinaves semblent s'être adaptés à la vie difficile de ce pays au climat si particulier. Énormes, c'est en nuages qu'ils tentent de trouver le moindre endroit pour s'accrocher et pomper la moindre goutte de ton sang, même quand tu te munis de produit répulsif, ce que tu ferais bien de faire si tu envisages d'affronter la nature hostile de ce pays et ses moustiques vikings qui pullulent l'été.
Et le finlandais a l'air de s'en foutre.


Le séjour touche malheureusement à son terme. On prend le bus pour l'aéroport d'Oulu afin d'y passer la nuit, car l'avion décollera à 5h55 du matin, rendant absolument impossible toute option (le taxi a son prix, la marche c'est minimum 2 heures 30 non négociables).
Ayant auparavant passé deux nuits abominables dans des aéroports (respectivement Montréal et Amsterdam), laissez-moi vous le dire : Oulu est le meilleur aéroport du monde pour passer une nuit. Pourquoi donc me demanderez-vous ? Mais pour ça :


Je rêve. Trois énormes matelas avec un support où poser la tête, plein de prises électriques, et l'aéroport est désert. Bien sûr un téléviseur diffuse le match France-Suisse en direct, mais ce n'est pas comme si des supporters fous allaient brailler ici ! Et puis 0-0 quoi.

Le retour se serait passé à merveille sans ce contretemps à Paris.
Imagine ça : Il y a deux aéroports à Paris ; Orly et Roissy Charles de Gaulle. C'est environ une heure de trajet entre les deux, si tu prends la navette qui te coûtera 21 euros pour le trajet. On l'a déjà fait à l'aller, c'est toujours aussi pénible au retour : Quelle est la logique qui peut pousser des êtres doués de raison à proposer des vols aussi peu pratiques, vous imposant de surcroît de repasser des contrôles de sécurité ?
Toujours est-il qu'arrivés à CDG il nous fallait prendre la navette pour rejoindre Orly, et les trois heures et demie d'attente seraient assez vite mangées, ainsi que nos petits billets verts.

Problème technique. Vol annulé. Reporté à Orly. Et, bien sûr, on ne l'apprend qu'à CDG.

On nous offre heureusement des tickets pour un déjeuner (enfin... La standardiste maugréera qu'ils auraient pu nous donner plus), des tickets pour reprendre la foutue navette, et les tickets d'avion, qui nous permettront d'arriver à 18 heures plutôt qu'à 14. Comme si ça ne suffisait pas, il s'avère beaucoup plus compliqué qu'à l'allée de s'y retrouver dans cet aéroport gigantesque, où les horaires des navettes dépendent de la circulation parisienne (!), et où on t'encourage à faire intégralement le processus d'enregistrement de ton bagage, plutôt que de les confier à des employés qualifiés !
Si Oulu est le meilleur aéroport que j'aie visité, Paris se classe, avec Madrid, parmi les pires.

C'est tout de même l'heure de rentrer, mais on se retrouvera probablement en février pour le round 2. Car si la visite estivale d'Oulu était riche d'enseignements, il ne fait aucun doute que l'hiver, ses ours et ses loups dans les forêts, nous donneront de nouvelles choses à voir, probablement plus spectaculaires encore.

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