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vendredi 30 octobre 2015

The Walk - A true story

Depuis quelques années, j'ai eu l'occasion de visionner un certain nombre de films, certains réussis, d'autres moins. C'est, je pense, le lot de tout un chacun de se retrouver en face d'oeuvres de fictions de qualité variable. Ces derniers temps j'attends plutôt Civil War, adaptation du crossover Marvel sorti sous forme de comics il y a quelques années de cela.
En attendant de voir si l'oeuvre a été respectée, je vais vous parler aujourd'hui du meilleur film récent qu'il m'ait été donné de voir depuis quelques années : The Walk - Rêver plus haut.

The Walk, c'est du Zemeckis. Si vous avez profité de ce mois d'Octobre 2015 pour visionner les Retour Vers Le Futur et ne savez toujours pas qui est Zemeckis, honte à vous et à toute votre famille sur 20 générations, car vous êtes un fieffé ignare, une sorte d'accomplissement de la bêtise humaine.
Mais peu importe, bienheureux les simples d'esprit, qui suis-je pour juger après tout, tout ça tout ça.



Contrairement à BTTF, The Walk est tiré d'une histoire vraie, et réalisé avec l'accord et la pleine participation de l'homme dont on suivra les péripéties. Et mazette, quelles péripéties.
On peut les résumer assez rapidement à vrai dire :
Philippe Petit, funambule autodidacte, découvre un beau jour de 1978 que New-York est en pleine construction des tours du World Trade Center. Après un premier coup d'éclat sur les tours de Notre-Dame et un second en Australie (non relaté par le film, aucune idée de ce qu'il en est de l'autobiographie sur laquelle s'est basé Zemeckis), il décide que sa prochaine cible illégale sera un numéro de funambule entre les deux tours. Il se trouve une fine équipe et, avec leur aide, met en place son projet fou.


Par où commencer ? Le scénario est brillant. L'adaptation ne tombe pas dans la facilité, et la mise en scène vient au service du film pour le rendre encore plus brillant. Les acteurs sont beaux. Non pas beaux parce qu'ils sont bien costumés ou parce qu'ils dégagent je ne sais quel charisme, mais beaux car ils campent admirablement bien leurs rôles et leur insufflent la vie nécessaire pour obtenir un résultat plus vrai que nature !
Mais les scènes les plus marquantes restent les scènes de spectacle. Il est intéressant de savoir que Petit a initié l'acteur à son art du funambulisme, pour que son style, sans relation avec le funambulisme de cirque, soit fidèlement reproduit. Cela donne un résultat très dynamique, sublimé par une bande sonore incroyable.



Mais pourquoi est-elle si incroyable cette bande-sonore ? Contrairement à beaucoup de gens, la pire espèce de cinématospectateurs, j'ai pris l'habitude de rester le plus possible pendant les crédits de fin d'un film au cinéma. Non seulement parce que des fois vous loupez des bonus en sortant trop tôt de la salle, non seulement parce que faudra m'expliquer pourquoi vous êtes pressés de sortir alors que si vous allez au cinéma c'est pas pour avoir un rendez-vous chez le docteur juste après, mais aussi pour la musique de fin et les éventuelles infos sur le staff.
Tout ça pour vous dire que la musique de The Walk est composée par Alan Silvestri.



Oui oui vous avez bien lu, le compositeur des BTTF travaille toujours avec Zemeckis, et cela donne au film une dynamique tout simplement formidable ! Mais je l'avoue, si les musiques du film sont de très bonne facture du début à la fin, je repenserai toujours non sans une certaine once de frisson à la reprise magistrale de la Lettre à Élise de Beethoven, placée juste quand il le fallait pour lui donner ce petit côté aérien/épique.



Au final je n'aurai eu que trois regrets sur ce film.
Premièrement, il est ici question de français qui vont défier les limites de l'impossible en Amérique. A une seule occasion le film donne à voir un changement de langues. Pourquoi ne pas avoir fait un film en deux langues avec sous-titres, et langues qui changent en fonction des situations ? Cela aurait été bien plus réaliste, et n'aurait à mon sens pas entravé le bon déroulement du film.
Secondement, et c'est en corrélation avec le troisième point, j'ai bien l'impression que The Walk va passer totalement inaperçu dans les cinémas français. Malgré le triomphe reçu en Amérique, il a fallu, deux jours à peine après sa sortie en France, que je trouve un cinéma, de campagne, super loin de chez moi, qui le diffusait une ou deux fois par jour grand max. Et j'ai profité d'une salle absolument vide. Sérieux ? En pleines vacances scolaires ? Y a pas que les blockbusters et les Disney dans la vie vous savez :/
Et justement le troisième point, mais ça c'est plus personnel, j'ai loupé les premières minutes parce qu'à cause de l'effet "cinéma de campagne" y avait aucune publicité avant la projection, eh bah bravo.

Époustouflant et bien rythmé, joué par des acteurs remarquables, mis en scène par un réalisateur de légende et composé par un maestro parmi les maestro, The Walk reste de toute façon à mes yeux le meilleur long-métrage des années 2010. Trouvez un cinéma qui le diffuse et foncez-y dès que vous aurez le temps, vous ne regretterez pas.

Et on se laisse sur une photo de l'authentique exploit, désolé de vous avoir spoilé une histoire vraie

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