Sweet dreams everyone ! Good night, sleep tight, don't let the bed bug bite !

mercredi 14 janvier 2015

Cher Professeur Seko,

Comme vous le savez, le déménagement de Johto vers Hoenn s'est très bien passé. J'ai laissé tous mes anciens Pokémon dans le PC de Léo, pour prendre un nouveau départ avec de nouveaux Pokémon, et suivre depuis le début les traces de mon père, le champion d'arène Norman. Si vous voulez un rafraîchissement sur ce que j'ai vécu à Johto, je joins à cette lettre celle que j'ai envoyée voici trois ans à l'illustre Professeur Chen

Quoiqu'il en soit, sachez tout d'abord une chose : Si, depuis mon voyage à Johto, j'ai visité par deux fois Unys, je n'en ai vraiment gardé aucun souvenir. Quant à Kalos, l'occasion ne s'est toujours pas présentée pour moi de visiter cette région, sauf si l'on compte mes incartades à Illumis le temps de combats épiques entre plombiers, épéistes et autres boxeurs plus hauts en couleurs les uns que les autres. Tout cela pour vous dire qu'à l'image de la zone de combat de Johto, importée d'une version de Sinnoh que je n'ai jamais véritablement eu l'occasion de visiter (elle n'était pas construite à l'époque), j'ai pu constater que la région de Hoenn s'était enrichie de nouveautés considérables, pour la plupart issues de Kalos justement. Mais comme je n'ai jamais été à Kalos, ces nouveautés sont pour moi de pures et simples nouveautés, je les traiterai donc comme telles.

Par où commencer ? Par les défauts peut-être ? Car des défauts il y en a... Mais pas tant que ça, si on fait le compte.
Le premier défaut tient à l'interface du Poké-Multi-Navi, qui a pris dans mes affaires la place de mon bon vieux Pokématos. Je ne comprends pas pourquoi l'appareil est passé d'un nom classe comme PokéNav à un nom impossible à retenir comme celui-là, mais ce n'est pas vraiment là qu'il faut chercher un problème. En fait, je ne comprends pas une chose : À Johto, tout était tactile. Les chaussures de course étaient automatiquement verrouillables, ce qui faisait qu'on n'avait pas besoin de maintenir un bouton pour les utiliser. D'un autre côté, on pouvait répondre "oui" ou "non" via une interface tactile absolument parfaite. Les possibilités offertes à Unys constituaient un retour en arrière assez impardonnable. Avec le Poké-Multi-Navi, on retrouve un peu de l'interface géniale qui avait accompagné mon aventure à Johto, mais pas entièrement. Il n'est toujours pas possible de profiter à cent pour cent de l'aventure avec le stylet. Heureusement, ça reste toujours mille fois plus agréable que l'interface insupportable proposée à Unys.

Le second défaut, qui m'a passablement énervé sur le moment, est qu'au milieu de l'aventure, des personnages m'ont d'abord proposé, puis imposé de les accompagner sur certains chemins. Sérieusement, j'aimerais que vous m'expliquiez pourquoi votre fille, Flora, m'a attendu à la sortie de la quatrième arène pour m'emmener à la cinquième sans me laisser le loisir d'y aller moi-même ? Et pourquoi papa m'a littéralement forcé à accompagner Timmy de Clémenti-Ville à Lavandia ??

Le troisième défaut tient à la langue. Le texte a beau être remarquablement bien traduit dans la langue de Molière, il faudrait que l'on m'explique ce qui peut justifier que chaque dresseur sans exception change de prénom par rapport à leurs prénoms passés ? Heureusement, ce ne sont que de simples dresseurs que l'on oublie rapidement. On aurait apprécié dans certains cas retrouver les noms d'origine, mais ce détail n'entrave évidemment pas la bonne marche de l'aventure.

Le quatrième et dernier défaut (si l'on oublie les combats de Pokémon qui laguent occasionnellement et les humains qui, comme je le craignais en voyant des photos de Kalos, se révèlent pour ma part assez disgracieux en dehors des combats) est pour moi l'objet d'une profonde déception : Les champions ne proposent aucun match revanche. Pourtant, autrefois, ils le faisaient. À Kanto, la possibilité existait. Et à Unys, il y avait carrément un tournoi proposant d'affronter les champions de toutes les régions réunis. Et bien sûr, n'oublions pas qu'en 2005, les champions d'Hoenn eux-même proposaient des matchs revanche. Alors, au nom de quoi ? Est-ce parce qu'ils préfèrent rester devant la télé ? Bon, tant pis alors.


Mais bonne nouvelle, professeur, c'est tout ce que j'ai à dire de négatif sur mon aventure. En fait, proportionnellement, il y a moins de problèmes qu'à Johto, qui reste pourtant mon aventure Pokémon préférée, toutes catégories confondues.

L'un des problèmes de Johto résidait dans certaines de ses arènes, qui avaient été refaites de façon assez décevante. À Hoenn aussi les arènes ont été refaites, mais le remaniement, beaucoup plus léger, est agréable pour l'intégralité des arènes. L'effort est louable.

 C'est BEAU.

En parlant de remaniement, j'ai vu certaines personnes se plaindre du fait que les boutiques n'aient pas été fusionnées avec les centres Pokémon, ou encore qu'il était impossible de changer d'habits ou d'utiliser des rollers. Concernant l'absence de fusion, je ne vois vraiment pas où est le problème de laisser le plus possible les villes dans l'état dans lequel elles étaient à l'origine, donc c'est pour ma part une très bonne nouvelle, au même titre que le traitement des arènes. Concernant l'absence de changement d'habits, c'est dommage, mais ça ne m'a pas empêché de dormir ; quant aux rollers, à la place on a le droit à deux vélos différents, comme à l'époque, et le Vélo Course reste le seul véhicule dont on pourrait avoir besoin dans une aventure Pokémon tant il est rapide.

On s'attendait à retrouver Hoenn pendant la cinquième génération, il n'en a rien été. La région a été peaufinée et embellie pour la sixième génération. Les changements, nombreux, viennent apporter en qualité à une aventure qui n'en manquait déjà pas.
Ainsi, les dresseurs d'Hoenn peuvent à présent utiliser toutes les fonctionnalités online les plus folles, dont ma préférée, l'échange miracle, qui permet littéralement de recevoir un Pokémon au hasard en échange d'un autre de ses Pokémon, permettant à la fois de faciliter la complétion du Pokédex, mais aussi, pour peu de recevoir les bons Pokémon, de se façonner rapidement une équipe de haute volée. Il est d'ailleurs bon à savoir qu'il est désormais possible d'échanger ses Pokémon depuis n'importe où, et que même ceux qui sont dans le PC peuvent être échangés, ce qui apporte aux échanges une souplesse insoupçonnable et réellement bienvenue.
Le Poké-Multi-Navi donne également accès à une carte de la région, depuis laquelle, si vous avez la CS Vol, vous pouvez directement vous envoler, pour n'importe quelle ville, mais aussi pour n'importe quelle route et n'importe quel lieu. L'enregistrement des objets se révèle assez bien pensé (malgré l'absence toujours aussi regrettable de tactile), avec la possibilité d'associer jusqu'à quatre objets à un menu dépendant de la flèche directionnelle. Et Sharpedo est devenu pour toujours mon Pokémon surfeur, car la possibilité de le chevaucher littéralement et de surfer deux fois plus vite qu'avec n'importe quel autre Pokémon aquatique est un réel délice.


Prolixe en choses à faire, Hoenn ne parvient pas à décevoir. L'arrivée (enfin) du cycle jour-nuit fait plaisir, mais pas autant que le retour tant attendu des bases secrètes, dont la profondeur d'utilisation a été incroyablement revue à la hausse. On appréciera aussi le grand retour de l'ancien système de jardinage, qui contraste avec l'absence malheureuse des arbres à baies de Johto dont j'avais parlé au professeur Chen il y a trois ans.

Les bases secrètes ont retrouvé leurs marques d'origines, et bien plus encore !

Mais là où l'aventure est devenue encore plus prenante, c'est lorsque Pierre m'a offert une Flûte Eon. Comme vous le savez probablement, cet objet permet d'invoquer Méga-Latios ou Méga-Latias pour littéralement survoler la région. Cet apport incroyablement enrichissant est l'occasion de remettre au goût du jour les fameux Mirages, qui étaient autrefois quasiment impossibles à trouver. Maintenant, chaque jour apporte son lot de nouveaux mirages parfaitement visitables. Comme si cela n'était pas suffisant, ces mirages sont autant d'occasions bienvenues de rencontrer légendaire sur légendaire, dans un joyeux melting-pot plein d'adrénaline.

Il paraît qu'à Kalos on chevauche des Pokémon terrestres. Petits joueurs.

En parlant de capture de Pokémon, j'ai été absolument ravi de constater que pour une fois, pour une fois, la présence de Pokémon ne venant pas de la région au bout d'un moment est justifiée par les évènements. La justification reste assez pauvre, mais est extrêmement bienvenue lorsqu'en comparaison un nombre hallucinant de Pokémon mal placés débarquaient sans raison à Kanto juste parce que le professeur Chen m'avait donné le Pokédex National.
Par ailleurs le Poké-Multi-Navi, en plus de donner une carte très détaillée de la région, dispose d'une fonction "Navi-Dex", qui donne pour chaque endroit un mémo des Pokémon disponibles. Il est de plus possible d'utiliser cet outil pour détecter les Pokémon dans les hautes herbes. Cet outil promet un gain de temps assez conséquent si l'on recherche un Pokémon précis (pour peu qu'on l'ait déjà attrapé par contre), et prend même une ampleur d'autant plus conséquente lorsqu'on se rend compte que certains des Pokémon détectés par ce biais disposent de capacités uniques, qui les rendent parfois d'autant plus intéressants.



Avant de poursuivre, je tenais également à féliciter les ingénieurs de chez Devon Corp, qui avaient eu la très bonne idée de mettre les CT trouvables au sol dans des PokéBalls de couleur jaune, les faisant contraster de façon extrêmement bienvenue avec les objets classiques, toujours dans des Balls rouges. Je ne pouvais pas non plus faire l'impasse sur les travaux colossaux que Voltère a effectué à Lavandia, seul endroit de la région ayant subi une transformation aussi radicale, même si quelques autres endroits ont révélé des secrets différents d'autrefois...

Mais au final, le moment le plus surprenant, sans l'ombre d'un doute, aura été ce que les habitants de la région ont par la suite appelé "Episode Delta". De façon remarquable, un pan entier d'histoire s'est révélé, faisant au passage la liaison avec des évènements survenus dans d'autres régions, voire même dans d'autres univers. Malgré des allers-retours un peu trop redondants, j'ai passé là un moment véritablement plaisant, doublé d'une belle occasion de revisiter certains lieux.

Concernant la musique, qui passait par les hauts-parleurs du Poké-Multi-Navi, elle se révèle plus que plaisante à écouter. Les nombreux remix sont de bonne facture, mais on appréciera finalement surtout les morceaux exclusifs, que ce soit le thème du dernier combat contre Timmy, ou la majeure partie des thèmes propres à l'épisode Delta.
En parlant du Poké-Multi-Navi, il faut savoir qu'il a deux autres fonctions outre le jeu online. D'une part, il permet de regarder la télévision, qui n'a décidément pas beaucoup de sujets à traiter vu le nombre de fois où il a été question de ma personne. D'autre part est inclus le SPV, un système permettant d'entraîner ses Pokémon par le biais de mini-jeux. Je m'y suis penché (par la force des choses), et j'en retire deux choses. La première est qu'en soi, ces mini-jeux sont vraiment cools et amusants. La seconde, c'est qu'ils restent tout de même moins amusants que l'aventure en elle-même, raison pour laquelle je ne me suis pas attardé dessus.

Cette aventure à Hoenn m'a également permis de découvrir la 3D qui avait été initiée l'an dernier à Kalos. Il faut l'avouer, les combats de Pokémon gagnent énormément en intensité, et pour un peu on repenserait presque à Pokémon Stadium et consorts. Quant aux fameuses méga-évolutions, si j'admets avoir eu d'énormes réticences quant à ce concept qui semblait totalement pompé de Digimon, et s'il faut bien admettre que certaines d'entre elles sont assez ratées, c'est une fois la méga-gemme en main que l'on se rend compte qu'en soi l'idée n'était pas si mauvaise.

Je n'ai pas vraiment été dérangé par l'absence de la Zone de Combat, même si la maquette illustrant sa construction prochaine aurait de quoi, je l'accorde, frustrer plus d'un dresseur. En lieu et place, on bénéficie plutôt d'une île où l'on peut bénéficier d'une attraction existant déjà à Kalos. Pour ma part, je repense justement à la Zone de Combat de Sinnoh dont je vous ai parlé au début de ma lettre, qui a été exportée à Johto. Une fois de plus, je peux donc bénéficier de quelque chose qui a existé auparavant sans l'avoir connu au préalable. Cette situation est plutôt appréciable.
Pour le moment, je ne me suis pas non plus penché sur les Concours Pokémon (et donc je n'ai pas encore reçu le fameux Pikachu cosplayeur dont tout le monde parle), mais il n'est pas impossible que j'y jette un oeil par la suite.

Voilà. Il me reste, Professeur, à vous remercier de m'avoir confié ce Pokédex, certes un peu moins ergonomique que celui de Johto, mais toutefois de très bonne facture, d'autant plus qu'il affiche plus d'informations que jamais. J'ai rempli celui de Johto, eh bien croyez-moi, je remplirai aussi celui-là, d'alpha à oméga.

0 avis :

Enregistrer un commentaire

Vous voulez ajouter votre pierre à l'édifice ? N'hésitez pas, ici on ne mord pas !

Ce site utilise des cookies en provenance de Google, notamment pour l'analyse du trafic et la personnalisation des annonces. En navigant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.