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jeudi 20 novembre 2014

Lego Marvel : Super Heroes

Avant toute chose, veuillez noter que le jeu que je vais aborder aujourd'hui est totalement indiqué si vous souhaitez vous lancer dans l'univers Marvel en douceur !

Est-ce qu'une seule fois les personnages Marvel, pourtant coutumiers des crossovers les plus fous dans les pages de leurs comics respectifs, se sont véritablement retrouvés ensemble ?

Au cinéma, non. Parce que les licences appartiennent à trois sociétés différentes. D'un côté, cela permet de développer sur grand écran des histoires qui ne l'auraient pas été autrement, d'un autre côté vous ne verrez jamais Spider-Man aller demander un coup de main aux X-Men, et ça, c'est clairement dommage. Enfin, vu que X-Men 3 était une telle horreur que j'ai renoncé aux films X-Men pour toujours, pour ma part, ça ne m'empêche pas de vivre.
Concernant les jeux vidéo, il y a bien Marvel Heroes, mais je vous avoue que l'aspect MMO/Free-to-play me rebute assez.

Du coup qu'est-ce qu'il reste ? Rien, aucune chance de voir Captain America tataner Magneto pour sauver l'humanité ? Ce serait quand même dommage.

Vous imaginerez dès lors aisément ma joie lorsque, par le plus grand des hasards, je me suis aperçu que Lego Marvel Super Heroes et ses DLC étaient en soldes.



Je ne sais pas vraiment par où commencer avec ce jeu, qui est tout simplement gigantesque. Une présentation globale semble en tout cas appropriée.



Pour résumer l'histoire du jeu, servie par des doublages impeccables en VO (et absolument dégueulasses, immondes, affreux, abominables, dégoulinants d'amour de l'argent facile et de manque de professionnalisme en VF, sérieusement, rendez service à la société, jouez directement en VOST et tant pis si vous ne comprenez pas tout), le Silver Surfer, héraut du dévoreur de mondes Galactus, passait peinard au dessus de la Terre sur sa planche de surf cosmique. Elle se fait démolir, et une ribambelle de méchants d'horizons divers et variés, sous les ordres du Dr Doom et de Loki, s'emparent des briques cosmiques qui la constituaient. La force armée qui protège les USA, le S.H.I.E.L.D, se voit donc obligé d'envoyer sur le terrain tous les super-héros disponibles.

Dit comme ça, le scénario ressemble plus à un joyeux prétexte qu'à autre chose. C'est en tout cas une façon assez intéressante de mettre en scène 132 personnages (158 en comptant les costumes alternatifs et autres transformations, et je ne vous parle pas des seize personnages DLC supplémentaires, dont un peut également se transformer), tous bien entendu issus de comics Marvel allant du plus connu (Il est évident que Spider-Man, Captain America, Thor, Wolverine et Hulk sont de la partie) au plus inattendu (Rocket Raccoon c'était évident qu'il en serait vu qu'Ultimate Marvel VS Capcom 3 et les Gardiens de la Galaxie l'ont remis à la mode, mais Squirrel Girl et Howard the Duck, ok, admettons).
On regrettera juste que certains personnages qu'on aurait aimé voir n'y soient pas, mais soient bien dans la version portable, l'Univers en Péril, qui est apparemment assez mal-aimée. Si on m'offre la version Vita gracieusement je la jouerai quand même, mais de façon générale, il est plutôt conseillé de s'attarder sur Super Heroes, la version salon/ordi, bien plus complète. Mais bon, ça reste dommage de savoir que des personnages de l'univers Ultimate Marvel (comme par exemple Miles Morales, mais pas que) sont présents dans la version portable, alors qu'a contrario la version salon n'offre d'Ultimate que des personnages du dessin animé Ultimate Spider-Man, ce qui est tout de même une petite déception. On se consolera en recréant ses persos préférés avec le customiseur, mais j'en parlerai plus loin.
Pour en revenir au scénario, il propose tout de même de bonnes idées que je me verrais mal spoiler ici. Disons que je n'avais pas du tout vu venir le twist du chapitre 10, et encore moins la façon dont le combat final contre Galactus serait amené.
Petit regret, l'un des chapitres emmène les protagonistes sous l'eau - pourquoi pas - mais aucune trace de Namor, pas même un caméo. Même si le personnage en lui-même n'est pas franchement intéressant, toutes les conditions étaient réunies pour le faire intervenir, finalement l'occasion est ratée. Dommage.



Parlons plutôt de la durée de vie du titre, tout simplement gargantuesque. Si le mode Histoire se boucle les mains bandées en une dizaine d'heures, ce n'est que pour offrir une petite dizaine de pourcentage de complétion du jeu. De là on s'attend à un truc énorme. Et on aura raison : De la même façon qu'un Lego City, Lego Marvel affiche un mode open-world d'une grandeur plus qu'honnête, qui reprend dans ses grandes lignes la structure de Manhattan - On n'aurait pas craché sur plus, mais vue la diversité des niveaux par ailleurs on n'est vraiment pas à plaindre.
Cet open-world, plus que l'aventure principale, est potentiellement la raison pour jouer à ce jeu, grâce notamment à son nombre de missions plus que conséquent, mais aussi à son aspect à la GTA, d'autant plus jouissif que lorsque vous vous emparez d'une voiture, le conducteur sera généralement assez ravi de vous la laisser. Vous finirez probablement par la détruire en pétant intégralement le décor, mais yolo.

L'open-world n'est d'ailleurs pas avare question véhicules, proposant toute une panoplie de véhicules terrestres et aériens issus de l'univers Marvel, ainsi qu'un unique bateau à débloquer. D'ailleurs, on regrettera que les véhicules aériens et marins soient si peu exploités ! Les premiers laguent de plus en plus en fonction de leur taille (donc le X-Jet et la Fantasticar risquent de passer plus de temps au garage que dans les cieux) et ne sont de toute façon pas obligatoires pour terminer les missions de courses aériennes ; quant au bateau, une seule mission vous proposera de l'utiliser, vers le début du jeu. Après vous serez trop occupé à sillonner les cieux avec un personnage volant (moment ultime, surtout avec une manette qui vibre) pour vous souvenir que ça existe. Bon.

Le gameplay est exceptionnel. Si, si. Malgré le fait que les boutons soient clairement sous-exploités, provoquant occasionnellement des difficultés à changer de personnages, on appréciera le fait que, de façon générale, chaque personnage est traité avec un grand respect qui fera plaisir au fan le plus exigeant. Au final, même si beaucoup de pouvoirs se ressemblent, les caractéristiques propres à chaque personnage font qu'ils sont tous uniques, la seule fausse note restant Mystique, qui, malgré un temps d'apparition très élevé dans les cinématiques et un court moment où on doit l'incarner par défaut, est vraiment traitée de façon dégueulasse. En théorie, Mystique est un personnage caméléon qui se transforme en ce qu'elle veut. En pratique, elle se transforme une seconde puis redevient elle-même. C'est d'autant plus dommage que cela aurait pu être traité comme une forme d'invisibilité, puisque oui, le jeu permet à quelques personnages de se rendre invisibles. On tiquera aussi à Red Richards capable de transformer son corps élastique en objets du quotidien, mais ça encore, c'est de l'humour Lego, ça passe totalement.
Et puis d'un autre côté, y a Super-Skrull et il a bel et bien une grosse partie des pouvoirs des 4 Fantastiques, et ça, c'est tout simplement priceless.
Par ailleurs, pour pouvoir incorporer des personnages comme Hulk, la Chose ou le Caïd, il a fallu introduire un nouveau type de personnage, les figurines géantes, gros monstres capables de bien des massacres, et qui ont eux aussi une place à part entière dans le jeu. Bien joué.



Pour en revenir au mode histoire, il se découpe en 28 niveaux : 15 niveaux pour l'histoire principale, qui seront autant de prétextes pour visiter des lieux emblématiques de la mythologie Marvel, de la tour de Tony Stark au manoir des X-Men en passant par Asgard, un niveau bonus spécial un peu hors-contexte mais pourtant très fun à jouer, et 12 missions secondaires qui se débloquent en fonction du nombre de briques dorées obtenues en avançant les niveaux et en effectuant les missions de l'open-world.

Le mode histoire, entrecoupé de cinématiques de très haute volée, rivalise facilement avec n'importe quelle production cinématographique, et je suis très sérieux. Le second degré Lego se marie à merveille avec un script en béton armé, et les niveaux en eux-mêmes sont à chaque fois de petites pépites, dans lesquelles, comme dans n'importe quel jeu Lego, vous avancerez en équipe afin de débloquer la suite des chemins, en tabassant les ennemis, en explosant et reconstruisant le décor, et en résolvant les puzzles de circonstance. La plupart des niveaux principaux sont ponctués de boss et mini-boss à affronter, et on ne peut pas dire que la variété ne soit pas au rendez-vous. Notons enfin que les niveaux principaux se découpent en trois parties avec checkpoint, et qu'il faudra y revenir en freeplay, de préférence après avoir fini tout le reste, histoire d'avoir assez de personnages pour ne pas avoir à tout se retaper plusieurs fois. Pendant le freeplay, vous devrez trouver des éléments cachés dans le niveau : Des minikits, et Stan Lee, que vous devrez sauver de tous les dangers (y compris à de nombreuses reprises dans l'open-world) pour le débloquer en personnage jouable. Et choper les briques dorées indispensables à la progression, évidemment. Seul petit défaut, le jeu est assez peu avare en tutoriels... Sauf quand on en a vraiment besoin, ce qui peut parfois bloquer la progression de façon stupide.

Les niveaux secondaires, ne cherchons pas à comprendre pour quelle obscure raison, sont présentés par Deadpool. On y accède via l'open-world, à condition d'avoir atteint le seuil minimum de briques dorées requis pour entrer. Un niveau secondaire est généralement trois fois plus court qu'un niveau de l'aventure principale, et permet, du moins en jeu libre, de choper les briques rouges permettant de cheater (et obligatoires pour finir le titre à 100%) d'autres Stan Lee et briques dorées bien sûr, et des personnages supplémentaires. Ces niveaux sont du génie, car ils permettent de visiter des lieux qui n'ont pas été abordés dans l'aventure principale, mais aussi de croiser de nouveaux boss, que l'on affronte avec de nouveaux personnages ! C'est par exemple dans l'un de ces niveaux que vous aurez l'occasion de battre le Caïd avec Daredevil, et je ne vous ai même pas parlé du Daily Bugle ou de la maison du Dr Strange ! Brillant.


Maintenant parlons un peu du customiseur, qui se révèle... Sympa sans plus.
Ses points forts :
-Possibilité de combiner des pouvoirs de personnages
-Possibilités monstres au niveau couleurs, notamment pour le visage
-Certains personnages manquant au jeu peuvent se faire assez facilement pour peu que l'on ait les pièces adéquates
-On peut partager ses créations grâce à un système de passwords de très bonne qualité !

Ses points faibles :
-La création de personnages chauves, clairement. Or, les figurines de personnages comme Spider-Man ou Captain America sont chauves, du fait de leurs costumes intégraux. Faire des variantes pour ces personnages est certes possible, mais vous allez souffrir. Dans un premier temps il faut trouver un slot de personnage déjà chauve - car une fois des cheveux ou un casque installé, retrouver une tête nue relève du parcours du combattant -, et ensuite, une fois le personnage réalisé, vous allez pleurer je pense. Si vous quittez le jeu et le rallumez, vous constaterez que la main gauche de votre perso aura disparu. Une petite manip que j'ai fini par trouver sur Internet avec difficulté permet de la ramener sans avoir à placer de cheveux, mais bon, ça ne durera que jusqu'à ce que vous ayez coupé le jeu.
-Un manque de choix de personnalisation. Je suis très sérieux, malgré la présence de plus de 150 éléments, même une fois le jeu fini à 100%, toutes les possibilités ne sont pas disponibles. Genre j'ai voulu faire Nick Fury Senior, vu qu'il était dans la version portable, impossible de lui donner le gadget pour devenir invisible. Par contre le gros flingue de Coulson était dispo, ça compense un peu.
-La personnalisation des personnages de grosse taille est trop limitée, dans la mesure où non seulement on ne peut que choisir des skins de couleurs, mais en plus il est impossible de choisir soi-même le personnage à attribuer à tel ou tel slot.

J'ai quand même exploité le customiseur jusqu'au bout, principalement parce que je n'aimais pas l'idée de pouvoir choisir un personnage appelé "Custom D", et j'ai donc ajouté à ma liste un certain nombre de personnages. Certains ont été créés avec l'aide d'Internet (qui n'est pourtant pas très prolifique en la matière), mais d'autres ont été le fruit de mon travail. Si ça intéresse quelqu'un, voilà les passwords des personnages en question - Ceux que je n'ai pas fait moi-même seront indiqués en italique par respect pour leurs auteurs respectifs. Et si vous voulez prendre les Spider-Men, c'est à vos risques et périls, je pense que vous l'aurez compris.

BBBPxzDKPC : Miles Morales
BGBPLZHDMJ : Scarlet Spider


BRCzcSDHGQ : Kitty Pride (Shadowcat)
PBTXFtMSDC : Nightcrawler (Diablo)
FCjTcFDHCd : X-23 (que j'ai renommée Weapon X vu qu'il n'y a aucun moyen de nommer des persos avec des chiffres dans ce jeu)
BQpLcdBPRS : Quicksilver
KSBccpWRdk : Scarlet Witch

SGHCczMStz : Nick Fury Senior
NBFHcHFMFH : Ultimate Thor (un peu retouché par rapport à la version Internet)

J'ai aussi tenté de faire Batman sur une base de Black Panther/Iron Man, mais le résultat est plutôt raté. Je ne le garde que parce que le nom "Batman" est fun dans la liste.

Concernant les DLC, faut-il les prendre ?
Au prix fort, clairement pas. Mais s'ils sont disponibles en soldes, je pense que oui, au moins pour le pack principal, qui offre une poignée de personnages vachement intéressante, avec deux ou trois véhicules en bonus. Le pack Asgard par contre n'a que peu d'intérêt, je me demande encore qui serait assez fan de Thor pour vouloir toute sa famille dans un jeu Marvel généraliste.

Par contre le pack principal contient des courses, qui sont indiquées sur la map du jeu comme si c'étaient des courses normales. On ne sait qu'elles viennent du DLC qu'en s'en approchant. Pire, finir l'une de ces courses ne la retire pas de la map, par rapport aux courses du jeu principal qui sont retirées une fois finies ; et de toute façon finir les courses DLC ne donne aucun bonus réellement intéressant. En fait, les courses du DLC ont ceci d'odieux qu'elles rendent le jeu principal plus dur à terminer, car vous devrez prendre le temps de retenir que telle ou telle course indiquée sur la map n'est pas obligatoire pour avoir les 100% ! Idéalement, il aurait été intéressant que les courses permettent de débloquer des personnages supplémentaires, d'une part, et d'autre part que la map de l'open-world ait été travaillée pour que les courses terminées y restent, mais indiquées d'une autre couleur, afin que l'on sache qu'il n'est plus nécessaire de s'y rendre, mais que c'est toujours possible pour le plaisir. Concernant la lisibilité de la map, le seul autre défaut est l'un des Stan Lee, caché derrière une icône, impossible à trouver sans l'aide d'Internet. Admettons.

Je vois que je n'ai pas encore évoqué les graphismes ni les musiques ; mais mieux vaut tard que jamais !
Concernant les graphismes, pour un jeu Lego, c'est juste trop beau. Mais vraiment, on dirait que les décors sortent de notre monde bien réel, et était-ce vraiment nécessaire de faire autant d'effets de lumière et d'ombre sur des figurines en plastique ?
Concernant les musiques, si on regrettera l'absence de thèmes issus de dessins animés (par rapport, par exemple, au jeu Marvel Trading Card Game qui les multipliait), on appréciera tout de même une bande sonore de bonne facture, qui ne vient pas empiéter sur le plaisir de jeu, bien au contraire.

De façon plus condensée, Lego Marvel est un jeu que j'ai mortellement adoré, potentiellement le meilleur jeu d'exploration-aventure 3D que j'aie joué depuis longtemps, à la fois une vitrine de présentation efficace pour le nouveau venu dans les univers Marvel (représentés ici selon leur popularité en se basant soit sur des comics, soit sur des films, soit sur des séries animées), et un monstre de fanservice pour les connaisseurs, que l'on gâte en leur présentant sur un plateau un travail léché, qui montre à la fois du respect et de la connaissance des univers adaptés. On pardonnera d'autant plus aisément ses rares défauts qu'ils sont de loin surpassés par sa quantité effarante de qualités. De toute façon, j'ai fait travailler ensemble Carnage et Super-Skrull, mon travail est accompli.

PS : Oh et Stan Lee double lui-même son propre personnage ainsi que le trailer, si avec ça vous voulez toujours jouer en VF je ne vous comprends plus.

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