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lundi 31 mars 2014

[Visual novel] DanganRonpa : Trigger Happy Havoc

Essayez ne serait-ce que d'imaginer un croisement entre Ace Attorney, Zero Escape, Battle Royale et Persona. Ouep, je parle bien de DanganRonpa. Un jeu franchement innovant et qui tombait à point nommé, puisque, au cas où vous ne le sauriez pas encore, j'ai remporté une PS Vita par tirage au sort !

Mais DanganRonpa n'est pas qu'un jeu PS Vita, c'est aussi un jeu PSP et un anime, alors n'hésitez pas à rester jusqu'au bout pour que je puisse vous expliquer tout le bien que je pense de cette oeuvre !

DanganRonpa : Trigger Happy Havoc, est le remake Vita d'un premier jeu paru au Japon, jeu qui a connu une suite, Super DanganRonpa 2. A l'origine, les deux jeux avaient été combinés en un seul remake, mais comme l'industrie du jeu vidéo est maléfique, pour la sortie internationale, le remake a été redivisé en deux afin de nous permettre de payer encore plus cher inutilement.

Peu importe. Aujourd'hui je vais plutôt vous parler de ce premier opus Vita (et pour info, la version PSP a également été traduite par les fans, donc si vous n'avez pas de Vita mais plutôt une PSP hackée vous savez quoi faire).



Dans la mesure où il s'agit d'un visual novel, la première chose à faire est évidemment de résumer le plot.
Vous incarnez Makoto Naegi, un étudiant totalement banal qui a été choisi par tirage au sort pour intégrer Hope's Peak Academy, une université d'élite où chaque étudiant est le crack ultime d'un domaine de spécialité. Ainsi, vous serez amené à côtoyer le joueur de base-ball ultime, la pop-star ultime, la programmeuse informatique ultime, la nageuse athlétique ultime, l'héritier de famille ultime, et d'autres beaucoup plus décalés, comme le créateur de fanfics ultime ou encore le voyant ultime. Dans la mesure où vous avez été tiré au sort, vous êtes l'étudiant chanceux ultime.

Seulement au moment de poser les pieds dans l'académie, vous vous évanouissez pour une raison ou pour une autre et vous vous réveillez dans une salle de classe, dont toutes les fenêtres ont été remplacées par des plaques de métal. Un peu hagard, vous en sortez et retournez à l'entrée de l'académie, dont la porte principale a été barricadée et remplacée par une imposante porte en métal protégée par de grosses armes à feu. Charmant.
Vous rencontrez quatorze autres étudiants, qui sont donc tous ultimes quelque part, puis vous vous dirigez vers le gymnase où on vous a demandé de venir. Et là, le fun commence.

Monokuma, un ours robotique à deux faces, fait son apparition et vous annonce la bonne nouvelle ! Vous allez passer le reste de votre vie dans cette académie, pour toujours !! Oh mais si vous voulez vraiment en sortir il existe une solution. Vous devez tuer quelqu'un sans vous faire prendre. Si vous parvenez à atteindre cet objectif, alors vous pourrez sortir de l'académie, tandis que tous les autres étudiants seront tout bonnement exécutés. C'est beau la solidarité estudiantine.

Cela ne suffit néanmoins pas à vous convaincre de vous entretuer, alors Monokuma va commencer à vous donner des motifs pour vous encourager à vous laisser aller au massacre, qui ne tardera effectivement pas à se produire. Et une fois le corps découvert, vous savez ce qu'il se passe ? Il se passe un procès d'école, rien de moins.

En dehors des phases purement textuelles, le jeu a concrètement trois types de phases de gameplay. Pendant les temps libres, il vous incombera de vous sociabiliser avec les personnages. Cela est entièrement facultatif, mais accepter cette phase de jeu vous donnera droit à des avantages plus qu'appréciables pour les procès. Il n'est malheureusement pas possible de compléter en une seule fois toutes les phases de sociabilisation, ce qui vous forcera une fois le jeu terminé à refaire et rerefaire des chapitres si vous voulez tout débloquer, ce qui peut vite devenir un peu pénible.

Il y a le gameplay d'investigation, où vous devrez bien entendu enquêter sur les meurtres. A noter que pendant les phases de temps libre et d'investigation, vous serez libre d'explorer l'école en vue FPS, et ça c'est juste la classe.



Et puis il y a le gros morceau : Les phases de procès.



Comme ce sont des procès, tout le monde est là "olol Ace Attorney", non stop. Les phases de procès de DanganRonpa sont à Ace Attorney ce que Sonic est à Mario. On ne peut juste pas les comparer, car dans le cas de DR, on se retrouve face à des procès ultranerveux, chronométrés, où l'intégralité du gameplay se base sur le fait de tirer des balles de revolver représentant vos preuves aux bons endroits aux bons moments - D'où le titre, qui signifie littéralement Refutation Bullet.

Les procès en eux-mêmes sont divisés en quatre phases qui s'alternent en fonction des besoins.
Pendant le débat non-stop, chaque protagoniste encore en vie aura l'opportunité de donner son avis sur l'affaire, y compris parfois vous-même, mais ces débats sont condamnés à tourner en rond si vous ne trouvez pas une contradiction parmi les mots qui s'affichent à l'écran. Il faudra alors tirer la bonne preuve sur la bonne séquence de mots surlignés pour déclencher la suite de l'affaire. Malheureusement, la difficulté du jeu est croissante, et au bout d'un moment les mots surlignés seront recouverts par des mots en rose qu'il vous faudra éventuellement éliminer au préalable.

Le mieux pour illustrer, c'est encore un avant-après

Le hangman gambit est sans l'ombre d'un doute la phase la moins intéressante de tout le jeu. On aurait vraiment pu s'en passer. Vous arrivez à un point du procès où vous allez devoir trouver un mot-clé, et pour cela, vous allez devoir... Compléter un mot.



Bon concrètement, prenons n'importe quel mot, par exemple admettons que vous devriez trouver que l'arme du crime est une pendule.
En bas de l'écran s'affichera ceci : "P??D?L?", et vous devrez tirer sur les bonnes lettres apparaissant à l'écran pour compléter le mot. Sachant que, comme pour beaucoup de visuals novels ces derniers temps, le jeu n'est pas traduit au-delà de l'anglais, bonne chance. D'ailleurs j'ai assez ragé quand l'un des mots à trouver s'est révélé être un verbe, alors que jusque-là il n'y en avait eu aucun autre.

Le bullet time est hautement plus intéressant, car il vous donne la possibilité de vous confronter directement à un personnage (parfois le coupable, mais pas toujours) pour casser ses arguments dans un jeu de rythme. Il m'a fallu un assez grand nombre d'essais la première fois pour comprendre comment ça fonctionnait, mais une fois la technique assimilée, cette phase s'avère des plus plaisantes et contribue grandement à l'expérience de jeu !



Enfin, il y a ce moment final super stressant (surtout à cause du chronomètre en fait, même s'il est assez large en soi) où tu dois reconstituer l'affaire en déposant les bonnes vignettes aux bons emplacements d'un manga incomplet (d'ailleurs, lol, ils auraient au moins pu faire l'effort d'inverser au sens de lecture occidental, autant sur papier je veux bien que respecter l'oeuvre originale soit important, autant là c'est juste perturbant de devoir compléter un truc de droite à gauche).
Le jeu en vaut la chandelle, car vous verrez ensuite ce manga s'animer et rejouer intégralement l'affaire.

Note : Screen issu de la version PSP

Au terme de chaque procès, vous remporterez des MonoCoins, pièces qui vous serviront à acheter des objets souvenirs au distributeur de gashapons, ainsi que des extras en bonus. Vous pourrez aussi trouver quelques unes de ces pièces en fouillant le décor.
Il est regrettable de devoir obligatoirement refaire, et refaire, et encore refaire les procès si l'on souhaite avoir assez de pièces pour tout débloquer. Le jeu est beaucoup trop mal calibré à ce niveau-là, de même que refaire les chapitres pour finir de se sociabiliser avec tout le monde est un peu pénible, un mode de jeu supplémentaire avec tout le monde encore en vie aurait été appréciable.

Cela dit il y a un mode de jeu supplémentaire avec tout le monde encore en vie. Je n'y ai pas encore vraiment touché cela dit, mais apparemment c'est un jeu où vous devez construire des robots à thèmes pour Monokuma. Un concept assez intéressant, il faut l'avouer, même si on jouera surtout au jeu pour son mode principal.

L'un des gros points forts du jeu est son ambiance. Les musiques sont excellentes, et y a de la voix ! En début de partie vous aurez le choix entre Japonais et Anglais. Pour ma part j'ai préféré prendre la version anglaise parce que j'aime bien quand le texte et les voix sont synchronisées dans ce type de jeu, et je n'ai aucun regret. Dire que cette version est horrible en comparaison de la version Japonaise est d'ailleurs assez bête, pour ma part je dirais qu'on s'habitue à la première version qu'on écoute, voilà tout. J'ai voulu tester la version Japonaise et j'ai trouvé Monokuma insupportable, pourtant d'autres qui ont joué en Japonais me disent la même chose de la version anglaise. Alors hein stop la mauvaise foi. Choisissez votre langue sans crainte, je pense que vous ne regretterez pas votre choix de toute façon car il y a du très bon jeu d'acteur dans tous les cas !

Concernant les graphismes, si les décors sont en 3D, les personnages et certaines parties de ces mêmes décors sont en pure et simple 2D. Le jeu se réclame donc de l'école de la 2,5D à la Paper Mario, même si du fait des graphismes mangas, le résultat final est assez spécial.
Le jeu n'est pas non plus avare en vidéos. Chaque procès s'achève sur une mise à mort inventive, basée la plupart du temps sur le personnage exécuté. Le jeu en lui-même commence d'ailleurs avec une de ces scènes de punitions.
Les mises à mort sont dans leur principe assez immondes, mais leur mise en scène est si absurde qu'il pourra éventuellement vous arriver de laisser échapper un rire. On notera au passage que le sang a une charmante couleur rose fluo.


Le jeu a une fin alternative tout bonnement dégueulasse, qui n'est d'ailleurs qu'une sorte de game-over camouflé, et il vous faudra la voir si vous souhaitez terminer le jeu à cent pour cent, puisqu'elle contient carrément deux vidéos.
Mention spéciale aussi à ce moment magique où on nous montre une vidéo en full 3D sans aucune raison, sans aucune explication scénaristique, juste pour le fun.

Concernant les procès, on n'évite pas un petit écueil : Si certains sont totalement imprévisibles malgré quelques indices (le second et le troisième en fait), d'autres, avec un brin de réflexion, s'avèrent totalement compréhensibles dès le départ (je pense surtout au premier et au quatrième; le premier ça a clairement été fait exprès cela dit). Cela n'empêche pas les phases de procès d'être très dynamiques, et, n'ayons pas peur des mots, d'être largement supérieures aux phases de procès d'Ace Attorney, et vous savez très bien que de ma part, ce compliment est particulièrement fort.

Pour ce qui est de l'anime, il semble, des retours que j'en ai eu, qu'il est pas mal mais ne cherche pas réellement à adapter les phases d'enquête. Et bien sûr, si vous le regardez, vous acceptez de connaître toute l'histoire avant même d'avoir joué au jeu.

Quoi qu'il en soit, dans l'ensemble DanganRonpa est un jeu d'excellente facture. Il commence à apporter à la Vita ce qui lui manquait pour être crédible, à savoir de bonnes exclus. (Même si, au passage, les jeux PS1 sur Vita sont d'une qualité incroyable, je crois même n'avoir jamais autant kiffé jouer à des jeux PS1)

Maintenant il ne reste plus qu'à attendre la suite, dont la sortie internationale sur Vita a été confirmée dans le courant de l'année en cours. Vivement !


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