Sweet dreams everyone ! Good night, sleep tight, don't let the bed bug bite !

samedi 1 février 2014

Alerte aux Martiens !

S'il vous arrive de lire ce que je poste ici, alors vous savez très certainement toute l'estime que je porte au jeu Lucky Luke sur Game Boy Color. Et pour cause : Entre graphismes agréables, musiques sympatoches, respect de l'oeuvre originale et gameplay somme toute équilibré (si l'on oublie l'avant-dernier niveau, chef-d'oeuvre de cruauté, et le dernier pour sa longueur assez étouffante), c'est probablement le jeu le plus soigné d'Infogrames toutes consoles confondues.

Alors que je faisais le tour de ce que j'avais comme cartouches Game Boy et Game Boy Color à ma disposition, quelque chose m'a frappé : J'ai toujours possédé "Looney Tunes : Alerte aux Martiens", mais je n'ai jamais réussi à aller plus loin que, allez, le tout début du jeu. Il y avait une raison à cela, qui est qu'il faut admettre que certaines énigmes sont absolument atroces. J'ai enfin fini le jeu, avec l'aide prècieuse d'Internet pour tous les moments où je bloquais. Me regardez pas comme ça, qui aurait pu se douter que dans la mission qu'il reste à faire une fois le mode principal terminé, pour la toute première fois du jeu apparaîtraient des ennemis uniquement butables par le personnage qu'on a le moins tendance à jouer (Qui joue Elmer, sérieusement ?), et que ces ennemis seraient les premiers personnages du jeu entier à actuellement laisser des clés derrière eux une fois battus ? (Notez bien d'ailleurs que si vous souhaitez jouer à ce jeu je viens probablement de vous éviter une recherche fastidieuse)
Eh bien quasiment dès le début du jeu vous pourrez vous retrouver bloqué par une énigme de cet acabit.


Cela étant posé, voici les deux raisons qui font de ce titre l'un des meilleurs Infogrames aux côtés de Lucky Luke :
-Les Game Over ne sont pas pénalisants. À chaque mort, vous respawnerez pas très loin du lieu de votre mort. Tout ce que vous aurez fait aura bien été validé par le jeu. Votre jauge de vie sera remplie. Ai-je mentionné que vous ne serez pas restreint par un nombre limité de vies ?
-Le jeu permet de sauvegarder, au contraire de bons nombres de jeux Infogrames qui reposaient sur de pénibles systèmes de mots de passe. 

Alors maintenant, Alerte aux Martiens, de quoi ça parle ?
C'est le premier jeu d'une série qui en aura finalement duré deux (sa suite étant "La Revanche des Martiens", que je ne dirais pas non à tester d'ailleurs), et comme son nom l'indique ce jeu se situe dans l'univers des Looney Tunes. Marvin le martien décide de détruire la Terre, mais con comme il est, égare, éparpillés en morceau, le téléporteur qui devait servir à amener sa bombe.


Concernant l'écriture, il faut admettre que le jeu respecte parfaitement l'univers duquel il puise ses références. L'humour des cartoons est retranscrit plutôt fidèlement, et le jeu se permet à plusieurs reprises de briser le quatrième mur, à des occasions pour le moins cocasses.
En revanche, il ne faut pas s'attendre à beaucoup de logique, et il n'y aura notamment absolument aucune justification quant à la scène où l'on contrôle Charlie le Coq, qui rejoindra immédiatement la fine équipe de Bugs Bunny sans aucune raison. Le jeu essaye de caser un maximum de personnages et de références et, fort heureusement, s'en tire avec les honneurs de ce côté-là.

Côté gameplay, on a un peu l'impression d'un Zelda en mode super facile, mélangé à du Pokémon dans l'univers des Looney Tunes, avec forcément la patte graphique et sonore reconnaissable d'Infogrames. Curieusement, le mélange prend : En tant que Bugs Bunny, vous allez être amené à recruter une dizaine de personnages (il y en a en fait quatorze voire plus à contrôler, mais figurez-vous que pour tous les avoir se connecter à la partie d'un ami est indispensable), qui ont chacun une particularité. On passera cependant le plus clair de son temps avec Bugs. Occasionnellement Daffy Duck permettra de nager. Personnage très important pour le gameplay, Hazel la sorcière vous permettra de survoler des zones autrement inaccessibles. Elmer Fudd, le premier personnage que l'on débloque, ne trouvera de véritable utilité qu'une fois le mode principal du jeu terminé. Les autres personnages seront surtout mis en valeur lors de phases de gameplay dédiées : Ainsi, vous serez amené par le jeu à contrôler Titi, Sylvestre, Charlie le Coq et Mot l'extraterrestre, non pas parce que vous l'aurez décidé mais parce que le jeu l'aura voulu. La partie dédiée à Mot est d'ailleurs d'un pénible incroyable. Je déteste quand Infogrames s'essaye à l'infiltration, ils font vraiment le maximum pour nous amener à crier. Encore une fois, heureusement qu'il est possible en quasipermanence de sauvegarder et que le Game Over est en fait plus bénéfique qu'autre chose dans certains cas !

Au cours de l'aventure vous rencontrerez de nombreux boss, plus ou moins retors. Parfois vous croiserez juste un toon égaré qui voudra venir avec vous. Cela vous donnera soit un personnage jouable, soit, plus souvent, un portrait de toon qui s'ajoutera à une gallerie. 
Une fois le jeu terminé, vous seront attribués quelques toons supplémentaires dans la gallerie. Pas tous. Pour les débloquer, il vous faudra un ami, ou peut-être un action replay. Je me renseignerai là-dessus tiens. Car une fois les portraits débloqués, le jeu vous propose non pas une mais bien huit quêtes supplémentaires ! Et si la première est offerte par le jeu, les autres nécessitent bel et bien une connexion. Je me suis souvent demandé si Infogrames s'était dit "On aura le même succès que Pokémon" ? Parce que autant, Pokémon c'était légitime de tout miser sur la connexion, autant là, avec toutes ses qualités, "Alerte aux Martiens" n'est au final qu'un jeu Infogrames. Et vu comment s'organise la gallerie, il ne faut pas qu'un pote pour le finir ce jeu. Il faut soit plusieurs potes, soit un pote qui a fait plusieurs parties et a débloqué des personnages différents.
À noter cependant : Il est aussi possible de récupérer les portraits manquants en connectant le jeu à sa suite, "La Revanche des Martiens".

Mais ne boudons pas notre plaisir : Même avec sept missions en moins, le jeu a une durée de vie tout bonnement incroyable, et j'estime qu'une ludothèque Game Boy Color digne de ce nom doit tout simplement contenir ce jeu. Bien entendu les quelques énigmes tirées par les cheveux en amèneront plus d'un à consulter régulièrement Internet, mais dans l'ensemble il n'en reste pas moins un très bon soft, qui allie à son scénario un peu foufou une durée de vie plus que correcte, un gameplay très agréable et des graphismes somme toute sympatoches. Quant à la musique, si elle se révèle assez répétitive, elle a tout de même ses mérites.

Sur ce, j'ai un Action Replay à retrouver et un Internet à fouiller à la recherche des missions secrètes !

0 avis :

Enregistrer un commentaire

Vous voulez ajouter votre pierre à l'édifice ? N'hésitez pas, ici on ne mord pas !

Ce site utilise des cookies en provenance de Google, notamment pour l'analyse du trafic et la personnalisation des annonces. En navigant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.