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samedi 19 octobre 2013

The Starship Damrey

Guild01 et Guild02 sont deux compilations de petits jeux sorties sur 3DS au Japon. Ces deux compilations sont éditées par Level-5, et la plupart des jeux de ces compils sont parus séparément sur l'eshop pour le monde entier.
Il se trouve que j'ai joué à deux de ces jeux, à savoir Liberation Maiden (issu de Guild01), et The Starship Damrey (issu quant à lui de Guild02). Les deux jeux ont chacun une durée de vie oscillant entre 2 et 4 heures pour un prix de 8 euros, ce qui peut éventuellement être considéré comme trop juste, mais bon, en dehors de Gunman Clive, superbe exception qui confirme la règle, aucun bon jeu 3DS n'est bon marché. Aujourd'hui, c'est de toute façon de The Starship Damrey que je viens vous parler.


Avant tout, quelques mots sur Liberation Maiden tout de même :
Ce jeu vous place aux commandes d'un mécha qui doit détruire tous ses ennemis dans des environnements 3D. Au niveau graphismes, le jeu est, il faut l'avouer, de toute beauté, et est une bonne première approche si l'on désire tester ingame la 3D de profondeur de la console. Au niveau gameplay, rien à redire, c'est à la fois agréable et jouissif - J'ai d'ailleurs repensé au Macross que j'avais acheté lorsque j'avais acquis ma PSP il y a plusieurs années.


Le seul véritable écueil du jeu, outre sa faible durée de vie (mais à la limite on y rejoue, il reste sympa), c'est qu'il est extrêmement kikoojap cliché. Sinon, il reste agréable. 

Par ailleurs, du fait de son appartenance à Guild01, sa présence sur une 3DS apporte un petit complément bienvenu au jeu dont je vais vous parler à présent : The Starship Damrey.

The Starship Damrey est souvent présenté comme étant un survival horror. Que l'on se comprenne bien, cette prétention est résolument exagérée. Il s'agit d'un jeu d'aventure dont la trame, de type science-fiction spatiale, est placée dans un background très légèrement angoissant, avec deux ou trois séquences bien placées pour vous faire sursauter, et voilà. 



Concrètement, vous incarnez un personnage amnésique qui se réveille dans un caisson de cryogénisation fermé de l'extérieur. Pour réussir à l'ouvrir, vous devez dans un premier temps redémarrer l'ordinateur de bord inclus dans le caisson, ce qui vous permettra par la suite de prendre le contrôle d'un robot en vue à la première personne. La façon de le piloter, volontairement contraignante, ne serait pas un grand problème si le jeu ne vous demandait pas d'entrée de laisser le son à fond dans un but d'immersion. L'idée est bonne, mais le son des roues se révèle malheureusement assez pénible à supporter, même si l'on finit par s'y faire.



Le robot est équipé d'une pince. Cette pince vous permettra d'attraper un objet à la fois, pour l'amener d'un point A à un point B. La principale difficulté consistera surtout à trouver le point B. Une seconde quête vous demande d'exterminer une vingtaine de bactéries de l'espace, planquées dans des coins très chiants.

Étrangement, quand j'ai cherché des informations sur ce jeu, j'ai trouvé autant de 17/20 que de 6. Tandis que certains crient au génie, éblouis par le scénario et la façon dont il est mis en scène, d'autres se plaignent de la faible durée de vie du soft par rapport à son prix, de sa maniabilité assez limitée, de l'absence totale de rejouabilité une fois le jeu terminé à 100%, j'en passe et des meilleures.
Concernant le rapport entre la durée du jeu et son prix, honnêtement, il faut s'y faire : Sur l'eshop, en dehors de Gunman Clive (achetez-le si vous avez 2 euros de côté, ça coûte pas bien cher et c'est un très bon investissement) et des jeux de la console virtuelle, tout est vraiment très cher. Je ne vois pas le problème, à une époque des jeux bien plus courts étaient vendus bien plus chers, donc pour ma part le prix n'est pas un critère sur lequel râler. Quant à la durée de vie du jeu, je ne comprends vraiment pas les gens qui se plaignent qu'on y passe deux heures. Pour ma part, j'y ai passé - selon la console - trois heures trente bien pesées. Toutes "faciles" qu'elles soient, les énigmes donnent quand même des occasions de réfléchir. Se plaindre du faible nombre de maps est aussi très hypocrite, la zone de jeu est largement suffisante - En fait même avec le plan du vaisseau à disposition d'entrée de jeu, il n'est pas toujours évident de savoir où aller. Mention spéciale à l'énigme consistant à placer des liquides précis dans un certain récipient, tellement bien planqué qu'il m'a fallu recourir à une solution du jeu pour savoir où il se trouvait.

Par ailleurs s'il est vrai que le jeu est très court, l'aventure reste tout de même plutôt intense, et les quelques textes que l'on peut débloquer après avoir terminé le jeu sont une raison supplémentaire d'y revenir, d'en savoir plus sur les tenants et les aboutissants de l'univers futuriste de cette aventure.



Mais le meilleur moment du jeu n'est certainement pas sa première énigme (contrairement à ce que disent unanimes tous les tests du jeu que j'ai pu lire, et je dois tout de même leur donner raison sur le fait que cette première énigme est le moment de gameplay le plus intéressant du jeu entier). Le meilleur moment du jeu pour moi est et restera la scène précédant le générique de fin, qui fait culminer en quelques secondes toute la tension que pouvait receler le jeu. Si certains blasés diront que cette scène finale était prévisible, sachez que pour ma part j'en demeure encore bluffé. L'explication finale livrée après le générique de fin ne gâche rien et parvient à tout rationnaliser sans trop de souci, mais j'aurais honnêtement préféré que cette explication soit donnée en dehors de ce générique, dans un menu à part, pour conserver encore quelque peu le gros mindfuck que forme la séquence finale.

The Starship Damrey est un OVNI, un titre à tester pour les plus curieux, mais il faut le prendre comme il est : Un jeu de science-fiction très court, pas exempt de défauts, mais dont l'ambiance, la scène d'intro et la scène finale justifient à eux seuls d'y accorder une soirée. Évitez juste les écouteurs, on vous invite chaleureusement à laisser le son (et je dois le concéder, C'EST important), mais le bruit du robot risque juste de vous vriller les tympans.

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