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vendredi 1 février 2013

Soooooooo zetta slow ! Solo Remix


En Août, je commençais une partie sur The World Ends With You iPhone, quatre/cinq ans après la dernière fois où j'ai touché sérieusement au jeu original, sur son support original, la DS de Nintendo.

Étant donné que ma vie a connu plusieurs revirements tout à fait inintéressants pour les gens qui me lisent, je n'ai guère eu l'occasion de jouer à ce jeu de façon réellement intensive. Pourtant, six mois plus tard, je suis fier de pouvoir annoncer que je suis allé plus loin dans les quêtes annexes que pour The World Ends With You DS - même si un bug à la con me fait douter. Mais cette fois, par rapport à Août où je me suis contenté de comparer bêtement les deux versions, je vais pouvoir vous expliquer en profondeur ce que je pense de cette édition iPhone. Qui est au niveau scénaristique exactement le même bullshit que le jeu DS, à la ligne près.
Pour ceux qui viennent de nous rejoindre, je vais donc me répéter en vous certifiant que ce jeu est à la fois l'épisme absolu et une preuve évidente de bon goût en société. Quand tu es capable de dire sans te démonter que tu as battu Pi-Face au tin pin avant même qu'il ait eu le temps de te traiter d'hectopascal et de ragequitter en brisant des murs que même le plus aguerri des reapers n'aurait pas pu enlever avec son badge d'accès, derrière lequel se trouvait un noise contre lequel tu peines, que ce soit en Easy, Normal, Hard ou Ultimate, alors tu as tout compris à la vie, même si dans le cas de Twewy je ne pense pas qu'une situation aussi compliquée se produise dans le jeu. Par contre tous les joueurs m'ont compris.


Bon en gros, tu contrôles Neku, un garçon renfermé sur lui-même, à la limite de l'emo, qui se réveille un beau jour en plein milieu du quartier de Shibuya (Tokyo, Japon, tout ça tout ça), complètement amnésique. Il porte sur lui un badge bizarre qui lui permet de lire les pensées des gens. Et puis d'un seul coup une horde de grenouilles l'attaquent. Oui, des grenouilles. La majorité du bestiaire du jeu est composée d'animaux qui ont été gonflés avec toutes sortes de drogues.

Incapable de combattre, Neku pourrait s'en tenir là et se faire totalement bouffer par les monstres qui l'entourent. Mais sauf que NON. Le destin lui tend une main secourable en la personne de Shiki Misaki, qui fait en catastrophe un pacte avec lui - Car, allez savoir pourquoi, dans ce monde de fifous, il est important de toujours être en équipe pour se battre.

Commence alors un RPG hors du commun, qui se démarque par son background, ses systèmes de jeu, et surtout sa masse impressionnante de textes, qui par moment tiendraient presque du visual novel, et ont d'autant plus tendance à irriter les joueurs impatients que personne ne s'est jamais donné la peine de traduire le jeu au-delà de la langue anglaise (Ce qui entre nous est déjà un bel effort).

Pour le reste, les graphismes comme la musique sont tout bonnement une affaire de goût. Il est tout autant possible d'aduler le style du jeu que de le détester. La majorité des joueurs ne s'y trompent pas et préfèrent l'aduler.

Concernant le système de jeu, le seul changement significatif entre les deux versions tient dans le système de combat. À l'origine pensé pour deux écrans, il a totalement été refait pour tenir sur le seul écran d'un iPhone. L'influence "deux écrans" se sent encore lors de certains combats de boss, et je ne sais pas si quelqu'un qui n'a jamais joué à la version DS penserait immédiatement qu'un boss plongé dans le noir doit être éclairé par le biais de la zone située en hauteur, autrefois l'écran du haut. Pour simplifier, le joueur n'a qu'une seule chose à penser : Utiliser les compétences de son partenaire. Maaaais, je pense quand même que le jeu est plus coton si on n'y a pas joué une première fois.

Notons tout de même une baisse significative de la difficulté du jeu, ou alors c'est juste que je suis devenu un gros PGM qui s'ignore. Alors que j'avais du mal en mode normal, le mode Ultimate ne me fait absolument pas sourciller, et il n'y a guère que contre certains boss particulièrement ardus que j'aurai été obligé de cliquer sur le fatidique Retry on Easy. Qui fait toujours un peu chier quand on sait ce qu'on rate en ne battant pas le boss en Hard.
Au final, le système de combat n'en est pas moins autant, voire plus agréable que sur DS, c'est toujours ça de pris. Le système de fusion n'est pas en reste : Complètement repensé, sa prise en main est également beaucoup moins ardue.



La version iPhone de TWEWY a typiquement un défaut - sans compter son prix, souvent mentionné par les détracteurs, mais ça c'est juste complètement con, sur DS tu devais payer 40 euros et ça on l'oublie souvent j'ai l'impression.
Ce défaut rejoint néanmoins ce principe de prix.

Bien sûr, les 14 euros 99 (19 si tu es sur iPad je crois) ne font pas du bien au portefeuille. Mais ce n'est franchement pas très grave sur le principe quand on voit que, aligné sur toutes les conneries de jeux smartphone qui te font payer un bras pour du virtuel, Square Enix propose une partie de la soundtrack (ainsi que des objets bonus mais ça c'est du détail), qui fait normalement partie des objets achetables dans le jeu avec la monnaie du jeu. Mais que dire du fait que cette soundtrack est proposée... En vente à 89 centimes l'unité ? Ainsi donc, si tu veux finir le jeu avec la collection d'objets complétée à 100%, tu devras lâcher huit euros supplémentaires, et autant pour quelqu'un qui n'a jamais joué à TWEWY, 15/20 euros le jeu ce n'est pas cher payé, autant cet ajout relève de l'arnaque, D'AUTANT PLUS que si tu veux payer ta soundtrack, l'écran d'accueil du jeu a une petite icône rigolote qui te redirige vers iTunes. Où tu peux acheter l'intégralité de l'OST. Clap clap. Tout ça rejoint bien ce que je lis sur Internet en général - il n'y a qu'à voir les critiques du tout récent Final Fantasy : All The Bravest - Square Enix prend vraiment le consommateur iPhone pour un gros pigeon.

Sous son air innocent, cette petite fille est prête à te faire raquer.

On se consolera en se disant qu'y avait des trucs pas nets avec la soundtrack sur DS aussi, même si dans ce cas précis il n'y avait aucune notion d'argent réel qui entrait en compte.

Mais tout n'est pas teinté d'une réalité économique décevante dans TWEWY iPhone, à vrai dire les points que je viens d'évoquer sont les seuls durs retours à la réalité que l'app impose au joueur.
Sur iPhone (je l'ai déjà dit en Août, j'ai lu à plusieurs reprises que la version iPad était plutôt bancale), les graphismes sont réellement plus beaux, provoquant une surprise réellement agréable pour le joueur habitué à la version originale. 
Deuxièmement, une fois que tu as fini le jeu, le mode avancé propose une option permettant tout bonnement de skipper les textes. Je ne crois pas me rappeler une option de ce type sur DS. Ceci représente un gain de temps majeur, tant il est vrai que se retaper les mêmes dialogues juste pour griller tous les noises cochons d'un chapitre pourrait se révéler une gageure. Déjà que je vais devoir me retaper tout un chapitre du jeu pour UNE seule raison, là vous pouvez me croire, cette feature tombait vraiment à point nommé.

Pour le reste rien n'a changé : Un scénario impeccable, des personnages magnifiques de détails, SHO MINAMIMOTO, des sprites bien jolis, une 2D efficace et des systèmes de jeux totalement uniques donnent toute sa réelle mesure au jeu. S'il est dommage que certains de ces systèmes ne soient pas tant exploités que ça au final (mais cette remarque valait aussi sur DS, de même que les Reaper Reviews restent quelle que soit la version le plus gros point faible du jeu, sauf si vous ça vous amuse de devoir inspecter tout le contenu de tous les magasins pour pouvoir répondre à un quizz obligatoire), ce "manque" s'explique par tout le background qu'offre le jeu. Et en plus il paraît que The World Ends With You Solo Remix a de surcroît une fin cachée qui pourrait indiquer la parution probable d'une suite.

Au final, TWEWY Solo se révèle définitivement incontournable pour les amateurs de JRPG qui n'y ont jamais joué, mais aussi pour ceux qui auront à la fois su apprécier la saveur exotique de sa version DS et qui sauront passer outre le fait d'avoir déjà terminé le titre au moins une fois - car il faut le noter, un changement de plateforme, comme toujours, équivaut à un retour à zéro pour le joueur.

En attendant, ça me laisse le temps d'en finir avec ça et de débloquer toutes les fins de 999 sur DS. Mais ça, vous avez le temps avant de voir un billet sur le sujet, puisqu'il va d'abord falloir que je voie les six fins pour ça.

1 commentaire :

  1. "Je ne crois pas me rappeler une option de ce type sur DS" => sisi, à la fin de la version DS tu obtiens bel et bien le moyen de skipper les murs de texte.
    Je suis tristesse de ne pas pouvoir profiter des nouveautés de cette version, Apple n'étant pas le bienvenu par chez moi...

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