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mardi 12 février 2013

Nintendo 3DS - Review

ÉDIT le 30 Avril 2013 : La 3DS n'a pas fini de me surprendre ! Deux fonctionnalités qui me décevaient quand j'ai tapé ce billet se sont révélées beaucoup plus poussées qu'à première vue, et l'application PasseLettre a été mise à jour, avec de nouvelles fonctionnalités franchement très pratiques ! Pour les deux autres fonctionnalités, il s'agit du Journal d'activité qui, surprise agréable, s'étend si on s'apprête à exploser ses capacités, passant de 16 pages à 32, et de Mii en Péril, qui, une fois terminé deux fois, donne l'accès à un second jeu plus retors !
Ces bonnes surprises me confortent dans l'idée que la 3DS est une console comme on n'en fait plus ! Et si vous venez de commencer la lecture de ce billet, gardez-les en tête car elles ne seront pas mentionnées par la suite.

Si les jeux vidéo console de salon ont depuis leur commencement été portés par une concurrence permanente, le cas des consoles portables est un peu plus flou : Pendant très longtemps, Nintendo s'est imposé en maître incontesté de la console de poche, loin devant Neo Geo Pocket, Game Gear, Zodiac et autres Wonderswan. Et je le prouve très simplement : La Neo Geo Pocket était une console de gros richard, la Game Gear avait une ergonomie de merde, je n'ai jamais entendu parler de la Zodiac, et la Wonderswan, bah c'était malheureusement une console exclusivement Japonaise.

Il aura fallu attendre Sony et sa PSP pour opposer une résistance à Nintendo. Et encore, le catalogue PSP est beaucoup moins étoffé que le catalogue de la concurrence, profitant principalement des jeux PS1 en téléchargement et de rares perles dégottables en se donnant la peine de chercher, quitte à importer. Quant à la plus récente, la PS Vita, j'estime que ce n'est même pas la peine, la console manquant cruellement d'exclusivités.

Un truc sympa avec les consoles portables, c'est qu'elles ne sont en général pas zonées, permettant d'importer sans inquiétude, voire, pour la PSP, de s'inscrire sur les stores étrangers de jeux en téléchargement, même si dans ce cas précis il vaut mieux rester prudent, l'émulation de certains titres se faisant plutôt difficilement.

La console portable à la Nintendo débute avec la respectable Game Boy. Elle fut suivie par la Pocket, une version allégée, puis par la Color, qui, comme son nom l'indique, dispose de couleurs. C'était la première upgrade notable des consoles Nintendo. Ne parlons pas de la Virtual Boy, intéressante à tester deux minutes, mais qui donne rapidement la nausée. Par la suite, Nintendo a inventé la Game Boy Advance, une console au design véritablement innovant pour l'époque, mais qui souffrait, comme les Game Boy précédentes avant elles, de l'absence de rétroéclairage. Cet aspect a été apporté par la Game Boy Advance SP, qui en plus de ça ajoutait un design beaucoup plus ergonomique, se rapprochant à la fois de la première Game Boy et des téléphones portables à clapet.

Ensuite, Nintendo a inventé la DS. Une console portable avec deux écrans dont un tactile, et une puissance capable de rivaliser largement avec une Nintendo 64. La DS avait également un emplacement pour les jeux GBA. Seule ombre au tableau : Cet emplacement n'acceptait pas les jeux Game Boy, ce qui est pour être tout à fait honnête complètement stupide : La technologie GBA pouvait accepter la Game Boy, pourquoi avoir retiré cette possibilité, alors que ça n'aurait certainement rien coûté de plus à la firme ? À noter néanmoins que ce retrait de compatibilité s'est fait par la suite de plus en plus fréquent. Récemment, on m'apprenait que les Wii les plus récentes n'avaient plus de compatibilité GameCube, ni même de port manette, et ça ça fait immensément honte quand on sait que Nintendo vend online des jeux qui fonctionnent justement à la manette.
Dans le même temps, Nintendo sortait la Game Boy Micro, une GBA mais en plus petit, sans aucune compatibilité Game Boy et sans clapet. Son seul apport : Un rétroéclairage plus puissant. Absolument aucun intérêt.

Dans cette continuité, la DSi est, il faut bien en faire le triste constat, la première véritable mauvaise console de Nintendo sans compter la Virtual Boy. Ce n'est ni plus ni moins qu'une DS upgradée avec la possibilité de télécharger des jeux et l'ajout d'un appareil photo. Ah oui, ajoutons à cela quelques jeux DS sortis après coup et qui exploitent certaines des possibilités de la console, mais il n'y a guère que ça à sauver. En plus de ça, la compatibilité GBA est totalement abandonnée. Pourtant, la DSi n'appartient pas à la génération supérieure de consoles, et à cela s'ajoute le fait que plusieurs jeux DS ont des fonctionnalités supplémentaires qui s'activent par le biais de jeux GBA. C'est honnêtement assez dommage.

Et puis Nintendo a lancé la 3DS, qui est certainement à ce jour l'aboutissement absolu de plus de vingt ans de consoles portables, n'en déplaise à certains. Et vous voulez savoir le mieux ? Le mieux c'est que ce n'est ABSOLUMENT PAS la fonction 3D qui la rend attrayante, même s'il faut reconnaître que cette fonction est une véritable réussite. Je vais donc vous parler plus en détail de la fameuse console. Et je vais partir du principe que certains d'entre vous n'ont jamais eu la console entre les mains et ne savent pas du tout ce qu'elle a sous le capot.

C'est la mienne. Modèle US uniquement.


Avant toute chose, un mot sur la console en elle-même : Outre des écrans un peu plus grands que des écrans de DS classique, elle présente principalement deux nouveautés.

1. L'écran du haut est plus large que l'écran du bas. Très bien vu de la part de Nintendo, qui rentabilise l'espace disponible sur la machine.
2. La console est munie, en plus de la classique flèche directionnelle et des boutons A, B, X, Y, L et R, d'un stick directionnel. Eh bien ce stick est honnêtement l'un des sticks les plus agréables que j'aie eu l'occasion de manipuler : Bien placé, il peut  remplacer aisément les flèches directionnelles la plupart du temps. Et je dis bien "la plupart du temps" : Malheureusement, sur les jeux console virtuelle, il répond parfois trop bien et donne des résultats qui peuvent se révéler décevants. Mais sur des jeux parus du temps de la Nintendo DS ou plus tard, l'utilisation du stick ne présente aucun problème. Tout ça se fait malheureusement au détriment des flèches, qui, si elles répondent toujours impeccablement, sont du coup placées dans le seul endroit resté disponible sur la console, c'est-à-dire directement au-dessous du stick. Ce parti pris donne à utiliser le stick plus souvent, puisqu'il est au final mieux placé.

La 3DS est livrée avec un certain nombre de fonctionnalités intégrées directement dans la console, ce qui est, il faut l'avouer, bien pratique, là où une simple DS n'aura guère qu'un Pictochat pour s'amuser sans cartouche. Ayant commandé une 3DS Américaine pour une raison que j'évoquerai à la fin de ce billet, je dispose bien d'une VF, mais adaptée au Québec. Aussi, les noms des applications varient de ce que vous pourrez trouver dans une 3DS achetée en Europe. Pour bien me faire comprendre, je donnerai dans un premier temps le titre Québécois, PUIS entre parenthèses l'équivalence Française s'il y a lieu. À noter que dans son ensemble la traduction Québécoise est à mon goût bien mieux réussie que la VF, même si je pourrais comprendre que les habitués de la VF trouvent certains titres un peu hors de propos.

Une fonctionnalité plutôt intéressante de la 3DS consiste à pouvoir ranger les différentes icônes dans des dossiers et à avoir la possibilité d'agrandir et rétrécir la taille des icônes à volonté, rendant le menu de la console extrêmement malléable et agréable à l'utilisation.

Avant tout, un mot sur les paramètres, le truc le moins intéressant, mais qui mérite quand même d'être mentionné, d'autant que ça rejoint un autre point : La connexion Internet.
Concernant les réglages Internet, la 3DS a ceci de supérieur à la DS qu'elle permet ENFIN de fonctionner avec un code ami UNIQUE, soulagement véritable sur bien des points.
Pour les parents soucieux du bien-être de leurs enfants, une option de contrôle parental est incluse, permettant de limiter l'accès à la console. Il y a un réel intérêt sur CERTAINS points, mais pas sur tous. Pour ma part, je n'ai jamais vu l'intérêt de bloquer l'accès aux jeux vidéo en fonction de l'âge recommandé, il suffit juste de ne pas être assez con pour acheter n'importe quoi à son gosse et c'est bon.
Pour le reste, la console donne à l'utilisateur le contrôle le plus total sur la façon dont elle est utilisée, donc il serait difficile de trouver quelque chose à redire à ce fonctionnement.

Notons aussi, point assez positif, que l'encart sur les consignes de sécurité ne se lance plus systématiquement à l'ouverture de la console, mais fait l'objet d'une application séparée, ce qui ne force plus à devoir se taper ces consignes à chaque démarrage de la console.

Avant de poursuivre sur les capacités de la console, un mot sur ce que donnent les jeux DS sur la console : Il sont agrandis par les écrans, qui sont, comme je l'ai déjà signalé, plus grands que ceux d'une DS classique. Ce choix est étonnant lorsqu'on sait que sur DS, les jeux GBA apparaissaient en taille réelle, entourée d'une bordure noire. Quoi qu'il en soit, le résultat se révèle très variable selon le jeu : L'agrandissement peut en effet se révéler au mieux bénéfique, au pire pas terrible. C'est à voir au cas par cas. En tous cas, quitte à me répéter, l'effet est franchement sympa sur certains jeux et franchement décevant sur d'autres.

Parlons shopping. Car en effet, la 3DS enfonce la porte déjà ouverte par la DSi, à savoir l'achat de jeux online, par le biais du Nintendo eShop. Mais là où ça devient intéressant, c'est que le possesseur de 3DS a véritablement accès à toutes sortes de contenu ! D'une part, les jeux DSi sont disponibles, offrant la possibilité de les télécharger, et ôtant définitivement tout intérêt à la DSi, ce qui est je trouve un juste retour des choses.
Mais sur 3DS tu peux aussi télécharger des démos jouables, des jeux COMPLETS, parfois disponibles au format cartouche, parfois non (notamment, pour l'Europe, Virtue's Last Reward, et ça c'est assez mindfuckant quand on connaît les détails de parution de ce jeu dans le reste du monde), des petits jeux sans prétention, des exclus au téléchargement 3DS (On retiendra l'inévitable Mighty Switch Force), et surtout, surtout surtout, de l'émulation légale ! Vous avez une 3DS ? Alors à vous la joie de retrouver de bons vieux classiques Game Boy, mais surtout de pouvoir récupérer ceux que vous auriez pu louper, voire d'en découvrir. C'est encore mieux aux USA, puisque les points fidélité que vous obtenez avec les jeux peuvent être dépensés dans le Club Nintendo pour obtenir des codes de téléchargement de jeux ! Là, évidemment, on est tout de suite plus enclin à télécharger certains titres. Cette possibilité m'aura ainsi permis de télécharger tout à fait innocemment, entre autres choses, Mario's Picross !
Arrivée massive de la technologie ou déception cruelle ? Avec la 3DS, Nintendo laisse entrer dans ses jeux l'un des fléaux qu'il avait jusque-là évité : Les DLC payants. Vraiment dommage de la part de la société, surtout lorsque l'on sait que l'on paye ses jeux au prix fort.

D'ailleurs, tiens, plusieurs petits points noirs concernant l'émulation, des décisions que Nintendo a prises et que je ne comprends absolument pas.

1. La console est capable d'émuler jusqu'à la Game Boy Advance sans sourciller. Certains jeux Game Boy Noir et Blanc ont été par le passé publiés en couleur par la suite. Alors bien sûr, très pratiquement, Nintendo propose au téléchargement la version couleur de Zelda Link's Awakening. Par contre Tetris, noooooooon, c'est noir et blanc uniquement. Je vois pas du tout ce que ça change, en fait l'absence de couleurs alors que c'est sensé exister est déjà une raison en soi pour ne PAS acheter le titre.

 Oui.

Non.

2. Les premiers possesseurs de 3DS ont eu gratuitement l'accès à des jeux GBA en téléchargement, histoire de rattraper le fait qu'ils ont payé leur console plus cher. Très bien. Mais pourquoi par la suite ne pas les mettre en vente ? C'est juste complètement con. Nintendo se ferait un max de pognon, et les joueurs arrivés plus tard pourraient profiter à leur tour de ces titres. Bon, c'est sûr, je m'en fous, je les ai tous sur GBA, les titres en question. Mais même, c'est une question de principe.

Voilà. Je continue.

Toujours concernant les jeux téléchargeables, il est dommage qu'ils affichent un prix assez prohibitifs en comparaison des équivalents, quand il y en a. Les jeux qui ne sont pas exclusifs à la 3DS seront la plupart du temps beaucoup moins chers sur les machines concurrentes.
Enfin, petite déception concernant les démos : Elles ne peuvent se lancer qu'un nombre limité de fois. Vous me direz que je chipote, 30 c'est déjà pas mal, MAIS toutes les démos ne se lancent pas 30 fois. Ainsi, la démo d'Adventure Time : Hey Ice King ! Why'd You Steal Our Garbage ?!! (Jeu dont la musique d'intro et le scénar sont aussi barrés que le titre est long) ne peut se lancer en tout et pour tout que cinq fois. Ceci dit sur le principe le fait même qu'il y ait des démos est appréciable, quand on sait qu'à la grande époque de la GameCube, Nintendo se refusait à laisser la moindre démo filtrer, au contraire de ses concurrents.

Dernier point pour les possesseurs de 3DS USA : Pour ne pas payer vos jeux plein pot, une astuce très simple consiste à dire à l'eshop que vous vivez en Alaska. Pour je ne sais quelle obscure raison, il n'y a aucune taxe à payer, ce qui n'est pas plus mal quand on a une console d'import. On va quand même pas payer pour les autres, manquerait plus que ça.

FaceRaiders (La guerre des têtes) est une grosse daube qui tire profit de la réalité augmentée.

J'éprouve un sentiment de honte.


En gros tu prends vaguement un visage en photo et l'application essaye de foutre le visage en question sur de grosses boules moches qui volent et que tu dois viser. Ce jeu n'a strictement aucun intérêt et aurait tout aussi bien pu ne pas être inclus, d'autant plus qu'il y a une autre application incluse par défaut qui rentabilise le concept de façon beaucoup plus amusante :
AR Games (Jeux en RA), qui comme son nom l'indique, exploite totalement la réalité augmentée. Et le résultat s'avère beaucoup plus plaisant que FaceRaiders. Y a six cartes dont une utilisée pour jouer à un nombre finalement assez élevé de minis-jeux. Les autres cartes sont utilisées par l'un de ces minis-jeux. Je trouve d'ailleurs assez dommage que ce soit leur seule et unique utilité. Des jeux en réalité augmentée basés sur les personnages phares de Nintendo, ça aurait pu se révéler extrêmement intéressant.
En tout cas cette application résout un vieux rêve : Celui de l'ecard reader, ce fameux appareil GBA sorti au Japon uniquement, et qui permettait de jouer à des minis-jeux contenus dans des code-barres imprimés sur des cartes à collectionner, notamment Pokémon.

La Nintendo Zone n'a pas énormément d'intérêt a priori. C'est une application qui capte la wi-fi des aéroports pour proposer du contenu, des démos jouables et autres vidéos. J'ai testé à l'aéroport d'Amsterdam, mais comme je voulais absolument conserver la batterie de ma console pour récupérer le plus possible de Miis (vous comprendrez pourquoi dans la suite du billet, et le pire c'est qu'à Amsterdam je n'ai eu absolument aucun Mii), eh bien l'application perdait de son intérêt. Ceci dit, il faut tout de même lui reconnaître une utilité : Si l'état de la batterie de votre console vous importe peu et que vous n'avez rien à faire, alors dans un aéroport équipé, y a effectivement moyen de trouver de quoi s'amuser là-dedans. L'initiative est sincèrement intéressante de la part de Nintendo.
Le journal d'activité est un logiciel franchement très intéressant : Il enregistre votre temps de jeu sur TOUS les jeux compatibles avec la console. Il est cependant dommage que le nombre de jeux enregistrables soit limité (Oui, j'ai enregistré tous mes jeux Nintendo DS, j'en suis actuellement à 120 cases prises et je trouve le moyen de me plaindre), surtout quand on sait qu'il est impossible de supprimer un jeu définitivement : Si tu as le malheur de le relancer, il revient. Ce ne serait pas gênant, si le journal d'activité n'enregistrait pas aussi le temps passé sur TOUT ce que contient la 3DS, du magnifique jeu que tu viens d'acquérir et qui fait ta fierté à la petite démo jouable en passant par... Les réglages de la console et le journal d'activité en lui-même. C'est ridicule et inutile, et évidemment, dans une console comme la 3DS, y a toujours à un moment où à un autre une raison quelconque qui te fait aller dans les réglages. Et il est aussi évident que le journal d'activité ne pourra jamais être supprimé de la liste, puisqu'en l'utilisant, eh bien on l'utilise. (Merci Capitaine Évidence.)

Le Studio Son est, on va être honnête, vachement intéressant : Non seulement il permet d'enregistrer de l'audio et de jouer à se faire imiter par des perroquets à la con (On notera d'ailleurs que Wario Ware Touched proposait un mini-jeu similaire), mais en plus de ça il s'offre le luxe de permettre, pour peu que l'on comprenne son fonctionnement, l'écoute de fichiers mp3.

Je vais à présent mentionner l'appareil photo. Il est de piètre qualité, et je n'ose d'ailleurs pas imaginer la qualité de l'appareil photo DSi, néanmoins il est fonctionnel et fait ce qu'on lui demande. Il y a trois caméras, dont deux qui permettent de prendre des photos en 3D. Ça marche et c'est le summum du gadget. L'appareil photo devient intéressant combiné avec les cartes de réalité augmentée, puisqu'il est possible d'inclure personnages de Nintendo et autres Miis dans à peu près n'importe quelle pose et n'importe quel environnement pour les prendre en photo. Ça devient même particulièrement amusant lorsqu'on se rend compte que l'application appareil photo permet de retoucher ses images, notamment avec la possibilité d'y ajouter des phylactères.
Un point que je n'aime pas trop cela dit : Le fait que, sur le menu de l'appareil, cliquer sur L ou R lance automatiquement l'appareil. Il m'arrive parfois d'appuyer par accident sur ces touches, du coup vous imaginez bien le résultat.

Bien. À présent, parlons Miis.

Les Miis sont, je le rappelle, des avatars relativement customisables, qui avaient à l'origine été inventés par Nintendo pour la Wii. La 3DS embarque donc avec elle un éditeur Mii, qui permet d'ailleurs de récupérer les Miis créés sur Wii (Note pour les férus d'import : Le transfert peut se faire quelles que soient les origines des consoles), mais pas l'inverse, pour une raison simple qui est que l'éditeur offre plus de possibilités que l'éditeur de la Wii.
Et le Mii, une fois créé, on en fait quoi ?

... On l'envoie sur la Place Mii Streetpass.
Le Streetpass est un point de la console qu'il me semble assez important d'aborder. En gros, si tu conserves ta 3DS allumée avec le petit bouton d'émission d'ondes activé, alors tu seras capable d'envoyer ton Mii sur les 3DS d'autres utilisateurs et de récupérer les leurs. Ça ne s'arrête évidemment pas là, puisque Streetpass fonctionne également avec certains jeux 3DS pour l'expédition de données.
Le système serait impeccablement épique, s'il n'était entaché par un défaut majeur, dont j'aurais bien parlé plus tôt, mais qu'il me semblait important de garder pour ce moment du texte : En effet, ce système incite l'utilisateur a transporter en permanence sur lui sa console allumée. Cette innovation n'est pas la meilleure chose que l'on puisse imaginer. Pourquoi ?

1. La batterie de la console est extrêmement et ridiculement faible. Cela relève de la gageure de la part de Nintendo, qui avait pourtant habitué les utilisateurs à du matériel beaucoup plus tenace que ça.
2. La console n'est juste pas faite pour entrer dans une poche. Une erreur d'inattention de ma part m'a (heureusement temporairement) fait perdre ma propre console dans un bus. Pourquoi ? Parce que du fait de sa grosseur, elle a glissé de ma poche. Mauvais point pour Nintendo : On n'incite pas les gens à garder une console sur eux quand la console en elle-même est si peu pratique à conserver sur soi. Mais bon, comme je l'ai lu sur Internet, ça reste une stratégie pour concurrencer les smartphones. On en pensera ce qu'on voudra.

Point positif, sur le principe le tout se révèle à la fois excellent et addictif. Si vous ne tenez pas à emporter votre 3DS avec vous, vous pourrez utiliser des pièces de jeu pour accéder aux jeux, et ça c'est un point dont je comptais justement parler juste après. Mais dans le fond, que peut-on y faire, dans ce logiciel ?

Ce principe des Miis qui se promènent de consoles en consoles n'est pas anodin : Une fois arrivés chez vous, ils pourront servir une seule et unique fois (Dommage, ceci dit, on aurait voulu plus) de personnages pour deux minis-jeux.

1. Troc-à-tuiles (Puzzle Troc). Un très bon exemple, avec Passelettre que j'évoquerai un peu plus tard, d'application dont le nom Québécois est, à mon goût en tout cas, définitivement et irrémédiablement supérieure à la version Française. Il s'agit d'un jeu au concept très simple : Au premier lancement, la Place Streetpass vous attribue aléatoirement une seule et unique tuile (un morceau de puzzle donc). Les Miis que vous rencontrez peuvent vous en donner à leur tour, une chacun. Il est important lorsque c'est possible de prendre une tuile d'un puzzle que l'on ne possède pas, parce que c'est quasiment le seul moyen d'obtenir de nouveaux puzzles : Quand par hasard Internet vous donne une tuile, c'est uniquement parce qu'un nouveau lot de puzzles a été ajouté. Certaines pièces sont de couleur rose. Ces pièces-là ne peuvent être obtenues que par évènement Nintendo, ou en les récupérant de joueurs qui les ont déjà obtenu au préalable, ce qui les rend tout bonnement impossibles à avoir à moins de voyager à des endroits où tu es certain de croiser plein de possesseurs de 3DS. Pour récupérer les pièces les plus communes, on dépensera joyeusement les pièces de jeu, en sachant tout de même une chose assez frustrante : Parfois, on te donne des tuiles que tu possèdes déjà, rendant la chasse aux tuiles encore plus pénible que la chasse aux cartes à collectionner.

2. Mii en Péril : Un jeu rigolo où tu affrontes des monstres avec une armée de Miis. Quand tu finis certaines salles, tu débloques des chapeaux pour ton Mii, ainsi il est plus beau (ou plus laid, selon ce que tu veux faire passer) quand il voyage de console en console. Le jeu s'avère, quand on le maîtrise, relativement stratégique. Son seul défaut ? Cette fameuse salle qui requiert d'avoir un Mii avec un t-shirt blanc pour avancer, parce que c'est le seul capable d'appuyer sur un bouton pour allumer la lumière.



Les pièces de jeu, parlons-en : La console intègre un podomètre, mes amis, qui est une incitation de plus à l'emporter avec soi. Ou à la secouer comme un taré pendant de longues et fastidieuses minutes, ça marche aussi. Quand tu fais 100 pas, tu obtiens une pièce. Et quand tu as 10 pièces, c'est fini pour la journée. Très radin de la part de Nintendo, qui fait tout pour empêcher le joueur adepte de randonnées de terminer trop rapidement les applications proposant des machins nécessitant des pièces, comme par exemple, je sais pas, la StreetPlace ?

Avec tout ça, j'ai couvert les applications fournies par défaut.

La 3DS offre également des fonctionnalités extrêmement pratiques, accessibles en plein jeu, à l'exception des jeux DS et DSi :

-Une application permettant de prendre des notes, tout en ayant des images du jeu en cours sous la main s'il y a lieu.
-Les fameux codes ami, déjà mentionnés plus haut, et pour une fois Nintendo ne se merde pas en beauté : À l'image de la Wii, la 3DS fonctionne avec un code ami unique, qui rend le multijoueur beaucoup plus attractif. Les amis que vous ajoutez ont un profil contenant leur Mii, leur jeu préféré (dommage, on ne peut pas choisir de jeu DS !), et une petite citation à la con, comme ce qu'on pouvait faire sur DS, mais avec moins de place disponible pour l'écrire.
-Un centre de notifications qui peut être intéressant si vous avez les bons jeux.
-Et enfin un navigateur Internet, apparemment plus performant qu'Opéra DS.

Il me semble important de mentionner Passelettre (La Boîte aux Lettres Nintendo, Swapnote pour nos amis anglophones). Cette application n'est malheureusement pas fournie dans le firmware de la 3DS, et devra être téléchargée via l'eshop. C'est la première chose à faire à partir du moment où votre console à accès à l'Internet, étant donné que cette app, seul équivalent au Pictochat (qui a donc totalement disparu, tout à fait), est parfaitement gratuite. Par contre il va vous en falloir, du temps, pour débloquer toutes ses fonctionnalités : Elles coûtent en effet une énorme fortune en pièces de jeu !
Passelettre vous permet de dessiner ou d'écrire à la main des lettres sur du papier virtuel funky, dont une partie, disponible uniquement par le biais d'autres joueurs qui les possèdent déjà à la base pour une raison ou pour une autre, se base sur des jeux vidéo, ce qui est tout de même plutôt rigolo. On ne peut écrire/dessiner que dans une seule couleur à la fois MAIS on peut changer la couleur, c'est déjà bien. Je ne vous détaille pas les autres fonctionnalités mais elles sont assez nombreuses, même si malheureusement la plupart sont bloquées à moins de payer.
La console peut enregistrer 3000 lettres. C'est honnêtement énorme. Vous pouvez les envoyer soit par Spotpass (le nom qu'ils ont donné à l'envoi et à la réception de données par Internet), soit par Streetpass (donc l'envoi de console à console) à des inconnus. Je n'ai jamais testé, peut-être un de ces jours. Quoiqu'il en soit, une petite réussite. Son absence de la console est à vrai dire assez étonnante.



Avec tout ça, j'arrive à la fin de mon pavé. Je vais donc pouvoir vous parler du principal défaut de la 3DS, que je me gardais pour la toute fin. Un défaut énormissime, et tout simplement aberrant.

Attention, c'est du lourd.

Vous êtes prêts ?

3...

2...

Les saucisses, c'est très bon.

1...

Attendez, mon nez me gratte.

0,5...

ATTENTION !

Oh et puis j'en ai marre. Voilà :

La console est zonée.

ZONÉE.



Alors que depuis la toute première Game Boy, une espèce de tradition implicite ne nous a apporté que des consoles affranchies de toutes frontières, nous voilà avec des machines esclaves de leurs continents respectifs ! AAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Voilà. J'ai fini.

2 commentaires :

  1. La couleur de la 3DS est classe!

    "Récemment, on m'apprenait que les Wii les plus récentes n'avaient plus de compatibilité GameCube, ni même de port manette, et ça ça fait immensément honte quand on sait que Nintendo vend online des jeux qui fonctionnent justement à la manette."

    C'est pas la première fois que Nintendo ampute des fonctionnalités sur les nouvelles versions des consoles. Par exemple, la GBA micro ne lit plus les jeux GB color. La DSi ampute le port GBA et donc Guitare Hero (DS) ne passe plus. Concernant la Wii, c'est pas évident de différencier le complet de l'amputé (qui ne peut pas se mettre à la verticale)

    Truc sympa, le producteur du jeu Fire Emblem Awaekening m'a envoyé une swapnote me remerciant de jouer à son jeu. Il dit qu'il y a de nouveaux contenus gratuits (et payant) dans le jeu et m'offre un fond de carte pour swap note aux couleur de Fire Emblem.

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  2. Pour la micro et la DSi je le mentionnais dans mon texte, oui.
    Concernant Fire Emblem, là où c'est vachement intéressant, c'est que ça m'explique un peu mieux comment les papiers à lettre circulent. Normalement, avec les bons contacts, y a moyen d'en accumuler pas mal !

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