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vendredi 7 décembre 2012

V.I.P.E.R

Spirou est dans de biens beaux draps. Dans "Les Griffes de la Vipère", dernier volume de ses aventures, il signe un contrat à la con qui le rend quasiment esclave d'une certaine société, la V.I.P.E.R.
J'avais un avis mitigé sur les Spirou précédents. L'Alerte aux Zorkons était pas mal sans plus, et la Face Cachée du Z m'a donné envie de prendre Fantasio pour taper sur Spirou en hurlant frénétiquement "Mais que t'ont-ils fait ?".

Mais ce volume 53, malgré un titre un peu bancal, sauve enfin la mise, et de quelle façon ! Scénario et mise en scènes maîtrisés, personnages intéressants (Gil Coeur-Vaillant a beau avoir du début à la fin un comportement prévisible étant donné son statut, il n'en reste pas moins un personnage de qualité et qui aurait pu avoir un avenir dans la série, s'il n'était pas condamné à n'apparaître que dans cet album, et les membres de la V.I.P.E.R ont pas mal de charisme à revendre), et, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette fois-ci pas de grossièreté ! Le ton retrouve une pudeur qu'on aurait pu croire oubliée et est finalement très juste, quant au dessin, Spip est bien dessiné donc je me plains pas.
 
Il aura malheureusement fallu attendre la case finale pour que le meilleur rebondissement arrive. Et ça c'est quelque chose qui m'inquiète, par contre : Dans chacun de leurs albums, Yoann et Vehlman finissent sur un plot twist. Dans le cas de dyptiques c'est compréhensibles, mais enfin, là on traîne une histoire qui se suit depuis trois volumes et ce n'est pas parti pour s'arrêter, donc le nouveau lecteur, bah il l'a quand même un peu dans l'os.
 
Honnêtement cet album pourrait être la perfection et rejoindre les meilleurs Tome et Janry en terme de densité. Mais il y a une chose qui est plutôt dommage et que j'aimerais comprendre : L'omniprésence de technologies du monde actuel. Dans certains cas, je peux saluer. Mais pas là. Car Spirou devrait être un personnage universel, et la seule évocation de Twitter dans les dernières pages de ce volume a suffi à me répugner. Un réseau social est condamné à s'éteindre au bout d'un moment, qu'est-ce qu'ils croient, les auteurs, que leurs arrières-petits-enfants, lecteurs de Spirou, twitteront ?

Cette volonté d'ancrer Spirou dans une époque est je pense beaucoup trop pesante depuis que les auteurs actuels ont pris la main sur le groom préféré des Français, Québécois et autres Belges. Cela pourrait à long terme nuire à la série, ce qui serait plutôt dommage maintenant que les auteurs ont enfin pris la main, et quelle main ! sur la série. L'album, qui vient de se terminer dans le journal de Spirou, paraîtra en librairie courant Janvier, et franchement, ce sera alors un excellent investissement.


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