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vendredi 12 octobre 2012

Un réveil de luxe pour un certain poisson

Un jour, sur ce même blog, je vous en ai parlé : Je ne suis jamais allé jusqu'au bout d'un Zelda. Ce n'était pourtant pas faute de les avoir quasiment tous achetés - exception faite de Four Swords Adventure, Skyward Sword, et les jeux de merde du type Crossbow Training ou Philips CDI. Eh bien c'est fini. Sur ma 3DS américaine récemment acquise, j'ai téléchargé le tout premier Zelda que l'on m'ait offert (pendant l'été 1999 ce qui ne me rajeunit guère), Link's Awakening DX.

Va savoir pourquoi, au Japon, le logo est carrément moins classe (et même, soyons crus, c'est de la merde) mais y a un joli dessin pour compenser.


Sachant qu'il possédait une perfect ending ne se déclenchant que sans game over, et n'ayant pas spécialement envie de me perdre pendant des mois dans les dédales d'un jeu où je n'avais pas avancé au-delà du deuxième des huit donjons proposés, je me suis armé de solutions complètes pour les cas de blocage intensif, et du système de savestate de la console virtuelle 3DS. Okay, ce n'est pas très correct, mais je l'ai jamais fini par moi-même et je voulais mortellement arriver au perfect ending. Je ne le regrette pas.


Car de bout en bout le jeu est grandiose : Au scénario finalement plutôt bien foutu s'ajoutent des graphismes 8bits qui n'auront finalement été dépassés que par les Oracles, ce qui est somme toute normal puisque c'étaient des titres purement Game Boy Color, là où je vous parle d'une réédition couleur d'un jeu noir et blanc qui aura déjà 20 ans l'année prochaine, ce qui, convenons-le, ne nous rajeunit pas non plus.
Link's Awakening reprend les codes que les trois Zelda précédents de la série avaient mis en place. Ainsi, on retrouve un nombre plutôt conséquent de créatures communes à l'univers Zelda. La gestion des objets est à la fois simple et compliquée, ce que l'on peut imputer aux limitations techniques d'une console ne contenant que deux boutons. Le jeu n'a guère que deux défauts, que je vais aborder directement, et qui sont quant à eux facilement pardonnables étant donnée la qualité indéniable du jeu :
1. L'un des pires systèmes de sauvegarde jamais créés.
Oh bien sûr on peut toujours faire pire. Mais il s'agit tout de même d'appuyer EN MÊME TEMPS sur les boutons assignés aux armes (donc il ne faut SURTOUT PAS sauvegarder en portant arc, bombes ou poudre magique sous peine d'en perdre une dose), Select et Start, pour avoir l'opportunité soit de continuer la partie, soit de sauvegarder ET QUITTER le jeu pour se retrouver, à la reprise de la partie, à la porte du dernier bâtiment visité, peu importe si vous avez marché trois plombes, raison supplémentaire pour laquelle y a de quoi abuser des savestates quand l'option est disponible. Heureusement, sur console virtuelle 3DS, le bouton Select peut aussi être activé avec Y, sinon ce serait vraiment la merde.
2. À un moment donné un fantôme te suit et il faut t'en débarasser en l'emmenant chez lui. Cette scène serait louable s'il ne spammait pas toutes les vingt secondes un même message, et si à chaque changement d'écran sa présence ne déclenchait pas un effet sonore particulièrement irritant, rendant ce fantôme encore plus CHIANT que Navi d'Ocarina of Time. D'un autre côté, Navi c'est tout le jeu, alors que le fantôme y a largement moyen de le faire partir, d'ailleurs c'est le but.

Par contre on peut voler dans les magasins et ça c'est priceless.

Le level-design des donjons est remarquable d'ingéniosité, et fait par moments preuve d'un sadisme franchement digne des jeux de l'époque.
Quant à la musique, c'est du Zelda en 8bits. Ça se défend très bien.


Le tout est servi par un scénario qui, malgré une pauvreté dans les dialogues assez navrante, se révèle finalement incroyablement profond et novateur. Et c'est là tout l'intérêt de l'univers de Zelda : Là où un Pokémon reste tout de même assez conforme à ses origines, Zelda ose à chaque nouveau jeu aller un peu plus loin, et si le gameplay de la série a toujours tourné autour de mécaniques similaires, aucun Zelda n'a véritablement de similitude scénaristique, raison pour laquelle dans Link's Awakening, l'on ne voit ni Zelda ni Ganon, au mieux cités dans le mode d'emploi vite fait histoire de dire qu'ils existent. Dans un autre registre, il y a de quoi être étonné de constater un nombre hallucinant de références plus ou moins importantes à l'univers impitoyable de Mario.
Et la fin du jeu mes amis ! Elle m'a rendu mélancolique comme rarement les jeux vidéo savent le faire.
Enfin, notons que j'ai joué le jeu anglais. Ça se révèle moins approximatif que certains passages (plutôt ridicules il me faut l'avouer) de la VF. Par moments mêmes certains textes en deviennent particulièrement épiques.

Contrat rempli. Et si vous n'avez jamais fini un Zelda de votre vie comme moi y a quelques jours n'hésitez pas, ce grand classique n'a pas volé sa réputation.

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