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vendredi 7 septembre 2012

The World Ends With You iPhone

Square Enix nous fait en ce début d'année scolaire 2012 une belle surprise en publiant The World Ends With You sur iPhone et iPad. Apparemment la version iPad n'est pas très belle et la version iPhone ne peut juste pas se jouer sur un iPod touch classique, mais ça je n'en sais rien, parce qu'à vrai dire on m'a offert l'occasion de tester la version iPhone.

Pourquoi ? Parce que sur le site Application iPhone, j'étais, avec une autre personne, l'un des seuls à s'être opposé au test fort négatif du site en question, qui nous a donc fait l'honneur (ne mâchons pas nos mots) de nous publier. En modifiant un peu la formulation au passage. J'avais prévu de publier mon texte ici par la suite, je tiens parole. Et si vous voulez lire la version App!phone, je vous invite à cliquer ici !


Lorsque Square Enix a fait son annonce liée au jeu The World Ends With You, accompagnée d'un superbe remix de plusieurs thèmes du jeu, j'en étais sincèrement heureux. Et puis l'annonce s'est précisée : Ce ne serait pas une suite mais un remake iphone.

Quelques mots sur le jeu d'origine : Publié par Square Enix sur Nintendo DS, TWEWY était l'un de ces jeux qui n'avaient que peu de chances de voir le jour en dehors du Japon. De son titre original It's A Wonderful World, il proposait une histoire résolument penchée sur les jeunes Japonais du quartier de Shibuya à Tokyo. 
Le jeu se distingue parmi tous les jeux DS, faisant d'ailleurs partie de mon palmarès personnel aux côtés de l'inébranlable série des Ace Attorney, du tout aussi japonais Jump Ultimate Stars et de jeux moins connus.
Pourquoi se distingue-t-il ? Pour tout un tas de raisons qui sont je vous l'accorde débattables.
D'une part son scénario, remarquablement mis en scène par ses personnages. Le contexte de Shibuya n'est pas utilisé pour faire de la publicité au quartier, le jeu reste très Japonais c'est certain, et j'ai d'ailleurs lu à l'époque que le quartier était frappant de ressemblance avec son original, ce qui est toujours bon à savoir.
D'autre part ses personnages justement. Sans aller jusqu'à la révolution, ils ont tous un caractère très affirmé, et je pense que rarement dans un jeu vidéo on aura vu du clash entre un emo et un gros badass amoureux de termes mathématiques et d'art de rue fait à partir de déchets. Je sais, c'est très fin.
On peut aussi citer les graphismes, mais là encore c'est subjectif, on aime ou on déteste. Pour ma part j'adhère volontiers.
J'évoquerai aussi les musiques. Quelques unes sont redondantes, mais la majorité de l'OST du jeu, composée de jpop qui se lance le plus souvent aléatoirement (sauf cas précis), est majoritairement agréable à écouter et est une valeur ajoutée à l'ambiance du jeu.
Pour finir, comment ne pas évoquer le système de combats sur deux écrans ? Ce système, soyons francs, relève du génie. Son seul problème est qu'il nécessite un temps d'adaptation avant d'être assimilé, raison pour laquelle il est possible de laisser l'ordi contrôler l'écran du haut le temps de maîtriser toutes les ficelles d'un système ultradynamique basé sur des pin's qui donnent des capacités au héros.

Étant déjà familier sur le jeu d'origine, c'est donc sur son tout début que je me suis concentré en jouant... Sur trois écrans en même temps, stratégie gagnante pour voir ce que valent aussi bien les graphismes que les gameplays.

Il faut savoir que Square Enix n'a pas menti : Comparée à la DS, la version iPhone est graphiquement un joyau à côté d'un caillou. C'est fin et aucun des pixels du jeu sur Nintendo DS ne subsiste.

Plus épatant encore, le passage de deux à un seul écran est très bien négocié par l'éditeur, qui a repensé la mise en scène du nombre phénoménal de scènes du jeu qui occupaient les deux écrans. Bien sûr les sprites restent identiques à ce qu'ils étaient, néanmoins c'est à une vraie refonte qu'on a affaire, et en comparant on se rend compte que le Rétina est utilisé de fond en comble. Et si sur les screens j'ai trouvé la police d'écriture détestable, ingame elle passe finalement sacrément bien.

L'éditeur a promis une soixantaine de musiques en tout, dont des nouvelles. L'OST d'origine reste pourtant bien présente, avec ces morceaux en plus. Je n'ai évidemment pas encore eu l'occasion de les écouter mais je n'y manquerai pas au cours de ma partie. À noter que l'une des icônes du menu d'accueil du jeu permet d'acheter l'OST via itunes.

Au niveau scénario... C'est strictement le même texte. On se retrouve donc devant un contenu sacrément dense et des dialogues qui, je l'admets, rebuteront toute personne en soif d'action directe. Mais la vitesse d'exécution est la même que sur DS (j'ai appuyé en même temps pour comparer, oui), ne changeant légèrement que lorsque l'absence d'un deuxième écran le réclame pour pouvoir tout afficher.
Au niveau gameplay, j'ai été heureux de constater que les phases de tutoriels sont moins lourdes que sur DS. Dans le jeu d'origine il fallait appuyer sur le bouton "Select" pour les passer, ce qui peut vite se révéler fatigant. Ici, puisqu'on est sur un support sans bouton, on appuie à un endroit précis et c'est fini pour le tuto, qui reste cependant utile au néophyte comme au connaisseur puisque le système de combat a été repensé.

Est-ce que ce système est un mal ou un bien ? Faut voir. Mais mon temps d'adaptation a été largement moins long que sur DS, et les contrôles au doigt ont exactement le même répondant que les contrôles d'origine au stylet, donc au final ce système, que je décriais à l'origine, estimant qu'on ne pourrait pas faire mieux que le système à deux écrans, se révèle plutôt bien pensé.

Par ailleurs la sauvegarde est automatique, là où à l'origine elle se faisait sur le téléphone. Compte tenu du fait que le système de combat n'est pas pénalisant puisqu'une fois un combat fini les points de vie sont restaurés, ce n'est pas plus mal, d'autant qu'il suffit d'ouvrir le menu pour déclencher une de ces sauvegardes.

Le jeu embarque 20 achievements (cachés donc je ne peux pas dire s'ils sont dignes, mais on va dire que ça apporte une dose de challenge supplémentaire à un jeu qui en a à revendre, et rien que le premier a une icône sympa) et une gestion de Twitter que je ne sais pas du tout comment activer mais qui, d'après ce que j'en ai lu, est un gadget assez amusant.

Dans le fond, que peut-on reprocher à The World Ends With You iPhone ? ... Eh bien d'être sur iPhone. Son prix est amplement justifié par rapport à des jeux DS vendus 40€ l'unité, et peut-être sera-t-il en soldes un jour, sait-on jamais. On râle pour 15€ parce qu'on a pris l'habitude de payer ses jeux 79 centimes, rien d'étonnant. Bon moi je râlais parce que c'était un remake et que le jeu d'origine était tellement riche que je ne l'avais pas encore fini à 100% mais c'est encore autre chose. Mais cette mouture iphone m'a apporté en quelques minutes bien plus de joie que je n'osais l'espérer !

Pourquoi râle-t-on encore ? Pour sa dose massive de dialogues et sa langue anglaise.
Au deuxième point je suis d'accord, j'aurais moi aussi voulu que, pour son remake, Square Enix fasse des efforts. Mais ça n'a pas été le cas. L'anglais du jeu reste facile à comprendre, sauf peut-être pour le personnage de Beat dont l'accent écrit laissera certainement plus d'un anglophobe au carreau.
Au premier point je répondrais que sous son aspect portable, TWEWY n'est absolument pas un jeu de métro mais un jeu avec une durée de vie plus que conséquente, sur lequel il faut se pencher. La partie dialogues n'est rien en comparaison de tout ce que le jeu a à offrir, mais reste vitale pour comprendre le jeu.

Alors au final à quel public s'adresse TWEWY iPhone ?

-Les joueurs DS y retrouveront leurs repères et reprendront une aventure sans aucun problème s'ils en ont envie. L'expérience de jeu est similaire voire plus confortable, et il n'y aura guère que le fait de devoir repayer un jeu déjà possédé qui pourra freiner.
-Les joueurs iphone capables de comprendre un anglais de niveau lycée et appréciant à la fois la lecture de gros pavés et les RPG en général apprécieront.
-Tous ceux qui ont cherché en vain un RPG Square Enix ne faisant pas partie d'une grosse série seront certainement aux anges de voir leur rêve exaucé.
-L'amateur de RPG ne souhaitant pas spécialement s'investir ou ne comprenant pas bien la langue de Shakespeare pourra en revanche passer son chemin, tout comme le possesseur d'iphone qui ne joue qu'aux jeux gratuits qui se présentent à lui ou n'a jamais vu l'intérêt de jouer à des jeux consoles.

Et toi qui me lis, te reconnais-tu dans ces descriptions ? Si c'est le cas, je pense que tu sais ce qu'il te reste à faire, sinon... Fies-toi à ton instinct et aux présentations du jeu, attends des soldes ou trouve la version DS en occasion.

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