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lundi 11 juin 2012

Prométhanus

Bonjour. Aujourd'hui je vais décrire un film de science-fiction qui passe au cinéma ces temps-ci, Prométhéus. Je n'aime pas ce film, comme vous l'aurez peut-être deviné à la lecture du titre fin et délicat de ce billet. Je vous rassure tout de même, il n'est pas totalement à jeter, il y a des beaux effets spéciaux et des beaux décors, et certains acteurs jouent pas trop mal. Et puis l'histoire était sympa, quand même. Ce qui suivra sera donc un troll pas bien méchant et rigolo.

Attention, ce billet spoile donc plus ou moins l'intégralité du film, alors si vous avez une envie folle et sauvage d'aller le voir, ce serait mieux d'y aller avant de me lire.

Or donc Prométhéus c'est un film un peu bizarre. Au début, on croit au documentaire sur la nature. C'est vrai, il y a des plans sur la nature et tout, mais en fait non car on voit un type bizarre tomber dans une chute d'eau, ce qui à vrai dire ne fait pas grand sens. Et puis on se retrouve "en Ecosse, en 2089". A priori on dirait qu'on va avoir affaire à de la science-fiction un tant soit peu réaliste, j'veux dire c'est vrai, trois chercheurs dans un coin paumé, c'est pas extraordinaire en soi. Ils font une découverte et paf on est dans l'espace en 2093, ce qui est encore plus logique.

Le film suit les péripéties d'un groupe d'explorateurs de l'espace qui n'ont pas compris que la réponse universelle à toutes leurs interrogations était 42. Ils veulent savoir d'où ils viennent et qui ils sont, alors on a droit à un beau ramassis de stéréotypes à la con qui partent en expédition pour le compte d'un hologramme qui leur a dit "Je vais mourir mais exaucez mon désir svp svp svp :'(".
Dans la collection des stéréotypes, t'as le pilote du vaisseau déjà. Pendant quasiment tout le film, sa meilleure réplique se révèlera être "Je ne suis que le pilote." 
T'as la madame qui dirige le tout mais qui n'en a pas très envie et qui y va quand même. Elle son truc c'est de cramer tout ce qui est potentiellement dangereux au lance-flamme. On a retrouvé le pyro de Team Fortress 2, mes amis.
À tes souhaits.

Les autres personnages sont aussi des stéréotypes, la faute à un cast qui joue certes pas trop mal mais qui aurait pu faire nettement mieux.

Mais le plus gros foutage de gueule de ce film, c'est David.

David est un robot. Il a été créé par le vieux schnoque (qui n'a même pas cassé sa pipe et se révèle être le grand méchant qui voulait l'immortalité, ce qui n'était PAS DU TOUT PRÉVISIBLE) pour assister l'équipage. Son comportement au long du film reste pour moi un mystère assez absolu.
Cette chose robotique se démerde pour tuer, je ne sais absolument pas pourquoi, l'un des membres de l'équipage. Mais sérieusement, pourquoi ? Il lui fait avaler une espèce de merde qui ne sort de nulle part, tout en disant des répliques trop d4rk qu'il a vu dans des films, que les kikoos Drama-Queen du net se feront un plaisir de quoter à tout va dans leurs signatures sur des forums, et parce que s'il n'a pas de sentiment ça ne l'empêche pas d'apprécier un bon nanar de temps à autre.
A part ça au cours du film l'équipage explore une planète bidon dans laquelle se trouve une gigantesque structure. Ce qui est intéressant c'est que quand David y va, il n'obéit pas vraiment. On lui dit "N'ouvrez pas la porte !", il fait "Oups.", on lui dit "Allumez votre caméra", il le fait cinq minutes et puis l'éteint avant d'entrer dans la salle qui se révèlera la scène la plus épique du film, et que je vais donc m'empresser de vous décrire.

Dans une mise en scène digne de la Planète au Trésor de Disney (qui est un dessin animé de qualité, ne nous méprenons pas), notre héros robot pianote sur des espèces de boutons qu'il n'a jamais vu de sa vie son existence, et ça fait apparaître des projections holographiques on ne sait pas trop pourquoi. Il se retrouve ensuite dans un remake de la scène du film dont je parlais plus tôt, mais si, vous savez, la scène dans laquelle les héros découvrent la carte au trésor qui est déjà en elle-même un bijou de technologie. Bon. Dans les deux cas, le personnage se retrouve dans une projection incroyable qui représente l'infinité de l'univers. Même que dans le cas de Prometheus on fait encore plus fort : David prend une planète miniature DANS SES MAINS ! C'EST INCROYABLE ! Je suis bouleversé !

*Rires préenregistrés*

Toujours est-il qu'au fil de la scène, une musique se joue, une musique grandiose et tout et tout, le genre de musique qui sauve un peu le film, parce que c'est vrai que niveau musical c'était pas la grande joie. Eh bien, et c'est là que ça devient cocasse, d'un seul coup, sans aucune raison, la projection et la musique s'interrompent net, laissant notre David complètement owned, comme un gland. Ils auraient dû rajouter un hululement de chouette pour représenter son gros moment de solitude, que dis-je, son BIDE intersidéral et c'est franchement le mot !

Le deuxième moment de tension intense de ce film, si on oublie le moment où deux figurants décèdent dans d'atroces souffrances (mais c'est pas grave leurs stéréotypes sont antipathiques au possible), c'est la SCÈNE DE LA CÉSARIENNE.





Pour résumer rapidement, comme je le disais en vous parlant de l'affaire David, ce bon vieux robot a des circuits qui débloquent, alors il infecte l'un des personnages avec un espèce de virus bizarre. Juste après, le personnage en question entretient un rapport sexuel avec l'héroïne, Elizabeth Shaw, pendant que le pilote fait la même chose avec pyrogirl.
Ce qui est comique, c'est que dans un film bien foutu, quand tu viens d'être infecté et que tu fais l'amour avec un autre personnage, en général il y a des répercussions. On saute une scène inintéressante au cours de laquelle Miss Pyro sort son lance-flammes pour la première fois du film pour massacrer le personnage contaminé, et on passe à la scène où les personnages sont en quarantaine. Enfin "les personnages", au bout du compte on ne voit guère qu'Elizabeth dans cette situation, les autres on s'en fout, ils se font un petit poker.
Quoi qu'il en soit, David découvre, pas surpris le moins du monde (mais bon c'est normal, c'est un robot et en plus il est bizarre) que Elizabeth est enceinte de trois mois d'un fœtus pas conventionnel. Sa réaction, dans le fond plus ou moins compréhensible : "On attendra de vous avoir ramenée sur Terre pour vous enlever ça." Bon. En fait je me suis demandé à ce moment du film si David ne voulait pas la perte de l'humanité, en fait, mais ça n'a absolument pas été développé alors que cette histoire de fœtus est entièrement de son fait. Quoi qu'il en soit, il administre à cette chère Miss Shaw un bon vieux sédatif des familles, elle se retrouve sonnée pour le coup. Deux personnages en combi antinucléaire débarquent aussitôt après. "Coucou. Tu vas faire un gros dodo."
On a l'impression qu'elle est sonnée, et d'un seul coup elle se réveille, tabasse tout le monde et se sauve en courant vers l'appareil de soin qui ne lui appartient pas, pour demander une opération. Une césarienne pour être exact. L'appareil chirurgical ne peut gérer une telle opération et lui sort une erreur 404. Alors elle rage et demande à la place "l'extraction d'un corps étranger", ce qui est plus ou moins la même chose dans son cas. L'appareil dit "okidokiloki :3" et s'exécute joyeusement.

Dans la scène qui suit, formidablement gore, on voit la madame se faire cisailler l'abdomen. Ensuite, l'appareil extrait d'elle une créature, puis lui recoud la peau, et on voit tout, c'est beau et ça donne faim.
Surtout que le charmant rejeton s'avère être un...

Euh...

Un calamar.

Bah ouais, c'est bien de ça qu'elle accouche. ... Non ?

Ensuite, juste après s'être fait ouvrir le torse avec un engin de torture dont l'anesthésie locale n'avait tout de même pas l'air si efficace, la revoilà prête à sauter comme un cabri. Et pourtant elle s'est bourrée de calmants.
Et vous savez le pire ? Le pire c'est qu'elle débarque dans la salle où la troupe joue au poker et que la troupe ne lui dit rien. En fait c'est limite normal qu'elle soit là, vaguement agonisante mais pas trop, toute couverte de sang qu'elle est. 
"Ah, tiens, salut ! :o"

C'est donc là qu'on découvre non sans une certaine surprise mêlée de "Je ne l'avais pas deviné depuis le début" que le méchant de l'histoire est en vérité celui qui a envoyé tout ce joyeux équipage dans l'espace, mais bon, ça je vous en ai déjà parlé auparavant. S'ensuit une scène inutile avec pyrogirl, qui nous révèle qu'elle est en fait sa fille (ou peut-être qu'elle l'avait déjà dit avant mais je m'en rappelle plus alors) et qu'elle n'aime franchement pas papa.

Quoi qu'il en soit, les personnages encore en état de marche, exceptés le pilote, les deux copilotes et miss lance-flammes, s'en vont gaiement dans la salle où David avait fait le fifou un peu plus tôt. David fait son bogoss trod4rk de la mort en montrant qu'il sait bien jouer de la flûte et qu'il en a une grosse. D'ailleurs il réveille un alien qui dormait, là, comme ça, nonchalamment. L'extraterrestre n'est guère satisfait et, en entendant David parler sa langue, décide que ce pécore ne mérite pas l'attention qu'il recherche (car en réalité David est une Attention Whore depuis le début mais chut) et lui arrache donc gaiement la tête. Il en profite pour tuer le vieux, qui n'aura décidément pas eu un beau rôle au cours du film.

Ce que j'avais oublié de vous dire, c'est que depuis le début, l'endroit où se trouvent nos joyeux lurons n'est pas spécialement guilleret. C'est même à vrai dire plutôt le contraire, puisqu'il s'agit d'un lieu sordide fait pour mettre au point des armes bactériologiques dans le but presque avoué de détruire la Terre (mais on sait pas pourquoi et on le saura pas).

Tout ça pour dire que Extraterrestreman est grognon d'avoir été réveillé, alors il met son vaisseau en route direction la Terre. Elizabeth se rend compte que c'est la merde, tandis que la blonde fan de feu demande au pilote du vaisseau de décamper, vite vite. Alors Elizabeth dit : "Hé. Les amis. Je crois que ce serait une idée intéressante d'empêcher le vilain monsieur de détruire notre chez-nous, ne croyez-vous pas ?"
Le pilote répond "Certes, je le conçois", et Miss Fire dit "TG je veux pas". Le pilote l'envoie chier en lui priant d'emprunter sa capsule de secours, qui l'éjecte du vaisseau, et de rejoindre son bunker, qui lui assurera vie et prospérité pour deux ans, et puis elle mourra ensuite mais c'est mieux que rien.
Le pilote dit à ses deux comparses : "Compagnons, je me sacrifie pour le bien de tous, venez-vous avec moi ?", ce à quoi les deux comparses répondent "Euh ok" en levant les bras. Le vaisseau explose sur le bâtiment extraterrestre, qui explose également et tombe sur la méchante, qui se fait aplatir telle une crêpe. Après quoi, le reste du vaisseau tombe sur Elizabeth pour l'écraser aussi, sauf que elle c'est la gentille depuis le début alors non.

Il lui reste deux minutes d'oxygène et ensuite elle meurt, il est donc évident, puisque nous sommes dans un film stéréotypé, qu'elle va réussir à se sauver cinq secondes avant la fin du chronomètre. Il s'avère que je me suis trompé, elle s'est sauvée trente secondes avant.

Elle arrive dans le bunker de la vilaine qui est morte, et elle croit respirer un peu, et c'est là que David, dont la tête a été arrachée mais qui subsiste encore, lui dit "Coucou. Le vilain il est dehors." Elle dit "oups" et, au moment où M. Chauve entre, elle entrouvre l'autre porte derrière laquelle se trouve le poulpe dont on a parlé plus tôt, et qui est devenu un calmar géant rempli de tentacules. Le spectateur moyen se dit "Il a bien grandi le petit !", tandis que le poulpe mange sans pitié l'extraterrestre.

Ensuite, Elizabeth se casse avec la tête de David. Un monstre à tête de marteau naît du corps décédé de l'alien et ça se finit là. Fin.

1 commentaire :

  1. Peut être que t'aimes pas miss lance-flamme, mais elle est jouée par Charlize Theron. Et je connais une rime en "onne" qui va parfaitement avec son nom pour la décrire :-) (non, ce n'est pas "conne")

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