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lundi 9 avril 2012

Dossier Pokémon - Partie 4 - Pokémarketing

Ce n'est certes pas nouveau : Pokémon est un pur produit marketing. Au delà des jeux vidéo, la licence a été pensée comme ça dès sa création. Ce n'est donc pas un hasard si, à part les spin-offs, l'anim et les mangas, y a des tas de produits dérivés. Bien sûr ça va beaucoup moins loin qu'un Hello Kitty et sa mitraillette (Oui, je sais), mais à une époque y avait tout de même l'avion Pikachu, et ça c'est tout de même assez fou.
Je vais me pencher sur deux choses sur lesquelles je peux parler : Les cartes Pokémon (et par extension les jouets), ce gros phénomène omgwtf, et les magazines dérivés parus en France à une époque.
Et donc on commence avec les cartes Pokémon.
Je vous avoue être complètement à la ramasse à ce niveau : J'en ai acheté pendant les trois premières générations, j'en ai acheté quelques unes de génération 4 et à peine un booster de la période HGSS. Quant à la 5G, j'ai quatre cartes qui se battent en duel et voilà.

Les cartes de première génération c'est tout un symbole. C'est la classe incarnée. C'est les bouts de cartons qui se faisaient échanger puis voler dans les cours de récré. Même remarque pour la première partie de la génération 2, la seconde ayant eu un changement de look a priori assez foireux, mais quand on sait pourquoi (j'en parlerai ensuite) c'était vachement classe en fait.

Pour les grotteux, résumé des règles de base à l'époque lointaine où c'était simple et stratégique en même temps. Vous pouvez sauter le paragraphe si ça ne vous passionne pas.
Dans le principe très inspiré de Magic The Gathering (et c'est normal, à l'origine c'était le même éditeur, même si à partir de la G3 Wizards a cédé Pokémon à une autre boîte appelée Asmodée), chaque joueur utilise un deck de 60 cartes. À chaque tour tu dois piocher une carte. Si la partie s'éternise et que personne ne gagne, celui qui ne peut plus piocher perd. Au début de la partie, tu places de une à six cartes face cachée dans la zone "Récompenses". En gros quand t'as poutré un Pokémon adverse avec le tien, tu pioches une récompense et le gagnant est celui qui a pioché toutes ses récompenses. Les Pokémon ont des points de vie et des attaques qu'ils ne peuvent utiliser qu'à condition d'avoir le nombre adéquat de cartes Énergie. Chaque attaque a sa propre spécificité. Pour compliquer un peu le jeu, on peut utiliser des cartes Dresseur, équivalents des éphémères de Magic et des cartes magiques de Yu-Gi-Oh. Ça peut donner lieu à des stratégies assez alambiquées, du genre "je vais vider le deck de mon adversaire comme le sacripant que je suis hahaha".

Bien sûr les cartes Pokémon c'est du jeu ok je veux bien, mais c'est aussi de la collection, et ça obéit aux règles du jeu de cartes à jouer et à collectionner : Si tu te débrouilles bien tu peux chopper des cartes holographiques (les gosses inconscients disent "brillantes"), des cartes de première édition (OMG COLLECTOR) et MÊME des cartes promotionnelles §§§
D'ailleurs on fera une mention bienveillante aux cartes promos des générations 1 à 3, ultra difficiles à se procurer, et quand t'en as une ben tu es un collectionneur accompli. Je sais, c'est mercantile. Mais tout de même, chopper le Mewtwo surnommé Deuxmiaou ou encore - plus proche de nous parce que de génération 3 - le Libegon offert par le Kid Paddle Mag (qui n'est pas un magazine de qualité mais peu importe) avec une faute tout aussi foireuse au niveau du nom, haha collector.
Dans le genre "cartes incroyables qui justifient à elles seules le déplacement" y avait évidemment le Mew Antique du film 2, qui est à vrai dire la meilleure carte Pokémon à posséder parce que particulièrement belle. Et y avait les cartes "Gym Leader" que je voulais très fort et qui ne sont jamais sorties hors des pays anglophone, ce qui est toujours assez rageant.

Voilà. Maintenant un point un peu plus intéressant. Dans la partie du dossier consacrée aux spin-offs, j'avais mentionné les inévitables Pokémon Trading Card Game 1 et 2. Je n'avais par contre pas mentionné Pokémon : Play It !, CD rom pour apprendre aux enfants à jouer aux cartes, avec l'aide d'une assistante virtuelle laide, avec une voix insupportable, et qui disait tout le temps "Pokémont". Un peu comme l'autre inconscient sur France 3 qui faisait une émission spéciale Pokémon y a quelques années et qui faisait la même chose tout le long de l'émission, donnant envie d'aller au Japon rien que pour le baffer.
En ce qui concerne Play It, dans le principe c'est un bon tutoriel, et on ne regrettera que le fait qu'il gère les cartes de l'extension Team Rocket partiellement : On peut les jouer dans des decks préprogrammés, mais le gestionnaire de collection inclus (qui est très classe) ne les compte pas.
Sinon ce CD rom est tellement vieux qu'il est très difficile à installer sur un PC actuel, et c'est un peu dommage, tout de même. On n'oubliera pas le "Mode de compatibilité" si on tient vraiment à voir ce laideron de Juliette.

Un peu plus tôt ici, je vous parlais de la deuxième partie des cartes Pokémon de génération 2. Ces cartes étaient une pure révolution... Au Japon uniquement. Et peut-être aux USA, j'ai oublié.

L'e-card, malheureusement sortie en Europe en perdant absolument toutes ses propriétés, pouvait se passer, telle une carte de crédit, dans un appareil spécifiquement construit pour la GBA, et permettait de jouer à un mini-jeu Pokémon. Ça explique les bandes en bas et à droite, totalement inutilisées dans nos contrées. Des fois les Japonais sont tellement avant-gardistes que ce qu'ils font ne s'exporte qu'à moitié, et ça c'est chiant D:

Voilà pour les cartes Pokémon. Maintenant on va faire un petit tour du côté, tout aussi mercantile, des jeux de société et des jouets.

Côté jeux de société, il n'y en a guère eu que deux en France, des jeux de G1 qui sont à présent collectors et se basent essentiellement sur l'anim. Il se trouve que ces jeux, que je possède parce que c'était pas compliqué à se procurer à l'époque, sont à présent collectors.
Le premier dont je vais vous parler est le Monopoly Pokémon.

En gros c'est donc un Monopoly tout ce qu'il y a de plus classique, sauf que tu achètes des Pokémon, y a six figurines ultra classes représentant Salamèche, Pikachu, Bulbizarre, Tortank (jamais compris pourquoi lui plutôt que Carapuce mais bon c'est une belle figurine), Mélofée, Miaouss, et, last but not least, Mewtwo. Le livret de règles propose quelques variantes pour rendre le jeu un peu plus Pokémonesque, mais ça n'en reste pas moins un Monopoly avec tout ce que ça implique : Prison, case départ, cartes chances, tout ça tout ça.

Le deuxième jeu s'intitule Pokémon : Maître Dresseur et a pour lui d'être un jeu entièrement inventé pour marcher sur le principe Pokémon. En gros il me semble qu'il faut capturer tous les Pokémon du plateau. On peut aussi se fighter contre les autres joueurs je ne sais pas trop comment, j'ai vraiment la flemme de relire les règles. Les figurines sont des Sacha de toutes les couleurs, c'est moins sympa que les Pokémon du Monopoly mais ça reste honnête. Sacha, comme tu es moche, n'empêche.
Le plateau de jeu est génial parce qu'il reprend la map de Kanto. Ah oui et y a tous les Pokémon jusqu'à Mewtwo, Mew je suis pas sûr.

Du côté des jouets et produits dérivés, il y en a toujours eu et il y en aura encore. Y a eu des jouets électroniques, Pocket Pikachu en tête (mais j'en ai déjà parlé ici y a quelques temps), y a eu des Pokédex (mais le Digi Analyser de Digimon était mieux è_é), et d'autres choses encore : Les taies d'oreiller, les ballons de plage, les chaussures (sic), les cartables, les Pokéball en plastique, les innombrables mais non moins jolis petits jouets McDonald's, les réveils, et autres produits dérivés en masse si nombreux, et c'en est normal, que je ne pourrais en parler individuellement. Un annuaire téléphonique serait plus court à rédiger sur ce point, et comme je le mentionnais plus tôt, c'est limite si Pokémon n'aurait pas contribué à la richesse du Japon tel Hello Kitty (en moins pire, faut pas déconner, ils ne sont pas allés jusqu'à fabriquer des montgolfières Poké... Ah merde). Malheureusement ils n'ont jamais eu l'idée de faire un jouet Pokématos et je leur en veux beaucoup pour ça.
Pour ma part, je bavais sur un énorme jouet d'import qui représentait le duel Pikachu/Raichu du dessin animé, et je n'ai guère eu, outre les jeux de société mentionnés plus haut, que deux/trois petits trucs : Des oeufs surprises et deux Pokéballs contenant des figurines et des bonbons de basse qualité (mais moi je voulais les figurines).
Plus proche du jeu vidéo, on n'oubliera pas de mentionner les consoles customisées Pokémon. Ça a commencé avec la Nintendo 64 Pikachu (qui était très belle et  donnait envie de l'avoir, snif), et ça a continué jusqu'à aujourd'hui, avec les sorties fréquentes de consoles custom pour accompagner la sortie de nouveaux titres.


Sinon, toujours à l'époque de la 1G, y avait quelque chose qui pourrait sembler assez dégueulasse de nos jours : Je parle des magazines dédiés.
Pourquoi dégueulasses ?
Par où commencer ?

Par Monster Magazine.
Monster Magazine est le type même de magazine qui était publié à l'époque où seule une élite assez restreinte disposait d'Internet, et où le Saint Graal Pokélord n'était disponible que pour une mince poignée d'élus, ce qui n'est pas peu dire. Or, Pokélord avait eu en avant-première une image d'Azurill, Pokémon de la troisième génération. C'est de l'histoire ancienne certes, mais voilà, Monster Magazine a récupéré cette information et les images qui allaient avec en laissant le logo Pokélord dessus :')
À titre personnel ça ne m'a pas dérangé parce que seule une courageuse minorité avait Internet (croyez-moi, les jeunes, quand je parle de courage je n'exagère pas, l'époque du 56k n'avait vraiment rien à voir avec notre haut débit d'assistés), et donc je ne savais pas, et donc j'étais content d'avoir une avant-première de la troisième génération. Je ne remettais même pas en doute la presse, naïf que j'étais. Le nom supposé du Pokémon, je crois que c'était une connerie, en tout cas.

Outre deux magazines que je possède, que je recherche désespérément, et dont je suis malheureusement incapable de me souvenir ne serait-ce que des titres, ce qui est un peu honteux, je peux vous parler de deux magazines qui sont parus à la même époque.
D'une part le Beckett Pokémon.
À chaque numéro, des fanarts de qualité plus ou moins bonne, des images des produits dérivés Pokémon les plus fous (ce fameux avion Pokémon, par exemple), mais aussi des articles sur des sujets à présent désuets (genre les sites web à visiter, de nos jours ils n'existent plus). Il y avait aussi des jeux pour les gosses, des articles sur les évolutions des Pokémon, et des Pokédex, c'était sympa.
Dans le même temps il y a eu le Pojo's Pokémon, magazine un peu bizarre parce que c'était une espèce de traduction faite à l'arrache d'un magazine apparemment Italien (Dans le premier numéro, le courrier des lecteurs était dans cette langue), qui aura eu le mérite de me faire découvrir avec une très large avance la génération 2, avec des fanarts de piètre qualité et surtout une solution complète qui était juste faite pour me faire baver.
Je ne chanterai cependant pas les louanges de ce magazine, car non seulement son contenu était digne de la pire traduction Google, mais en plus les illustres inconnus qui l'ont édité ont fait preuve de la plus flagrante des mauvaises foi quand, dans un courrier des lecteurs visiblement anglophone, ils ont indiqué totalement au hasard tout un tas de villes Françaises. Enfin bon. J'imagine qu'il faut bien que jeunesse se passe, et toutes ces conneries.

Plus intéressant, mais cette fois en dehors du domaine des magazines, on peut évoquer les deux ouvrages suivants :
Le premier en gros c'est un guide des Pokémon basé sur le dessin animé, donc on va jusqu'à Mew et on ajoute Togepi en bonus.
Le second est déjà plus intéressant : Il s'agit de l'histoire du jeu vidéo racontée par un narrateur. La traduction est ici aussi assez bizarre, mais se laisse lire sans problème, et à vrai dire s'il n'y avait pas eu le manga Pokémon La Grande Aventure, ç'aurait été ma source de distraction privilégiée par rapport à un anime qui n'égalait certes pas le charisme du jeu vidéo de base.

Voilà, je ne mentionnerai pas les BD-screens, je crois que je les ai déjà évoquées dans une autre partie du dossier, et ça ne vaut pas vraiment la peine de s'attarder dessus aujourd'hui.

Au fait, je maintiens toujours : Il faut VRAIMENT que les PokéPan arrivent en France.
Et si vous vous demandez encore jusqu'à quel point (à part l'avion) les Japonais sont capables d'aller pour faire des produits dérivés d'une série qui marche, on se quitte sur cette image :


5 commentaires :

  1. J'ai un pur slobi ^)^

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  2. J'ai un pur slobi ^)^

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  3. J'ai un pur slobi ^)^

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  4. Chat sitting pour Heatran. Chat sitting pour Heatran. On va marquer des points auprès de Arceuuuus.

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  5. On enterre Heatran... On enterre Heatran... c'était mon ninousse... mais pas complètement mon anuso del blacko... On enterre Heatran... On enterre Heatran... Tu vas me manquer pooo

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