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jeudi 8 décembre 2011

Les visuals novels, tout ça tout ça.

Récemment, on m'a demandé d'écrire un pavé sur les visuals novels. Je ne fais en principe pas de billet à la demande, mais bon, j'ai quand même décidé de faire une exception sur ce coup-là.

Dans les grandes lignes, le visual novel n'est en général pas assimilable à un jeu. Pourquoi ? Parce que c'est du pur texte avec parfois des choix à faire. Le texte s'accompagne d'images et de musiques. Les images peuvent être très minimalistes (par exemple, c'est le cas dans Narcissu), mais peuvent aussi être explicites. Parfois y a des sprites de personnages, aussi, ça dépend.
Les visuals novels finissent bien souvent par être adaptés en dessin animé. Je crois que l'un des exemples les plus connus est Clannad. D'ailleurs mangez donc un ou deux dangos avant de poursuivre la lecture de ce billet.



Mais dans les adaptations très connues, on peut aussi citer Higurashi No Naku Koro Ni. Je citerais bien Umineko, mais l'anime n'existe pas en fait.



Pour être franc, les visuals novels sont quelque chose qui m'intéresse beaucoup, mais je n'ai pas forcément eu le temps d'en lire énormément. Je vais quand même m'efforcer d'évoquer tout ça, et d'être le plus exhaustif possible.

Beatrice et son mythique faciès, très semblable à la célèbre trollface.

Les visuals novels et la traduction

Ces dernières années, les visuals novels ont pris du succès et de l'ampleur en France, il faut le reconnaître. Si la langue d'origine est invariablement le Japonais, beaucoup sont arrivés en langue anglaise, et je pense pouvoir affirmer sans me tromper que la France est le troisième pays le mieux servi, du fait d'un nombre assez conséquent d'équipes de traducteurs. Je pense particulièrement à Kawasoft et à Pbsaffran, mais je crois qu'il en existe d'autres. D'ailleurs, l'équipe Noname Trad, après leur excellent travail sur le formidable manga Onani Master Kurosawa, a pondu une traduction tout à fait appréciable d'Umineko, qu'il faudrait que je lise un de ces jours. (J'en suis resté sur l'opening, que j'avais beaucoup apprécié, et j'ai arrêté par manque de temps alors même que l'opening m'avait donné envie d'aller plus loin, c'est fort triste)



J'insère l'opening, donc.


Narcissu

Du fait d'un texte relativement court et de sa parfaite gratuité, Narcissu est conseillé aux lecteurs débutants de visuals novels, en tout cas c'est ce qu'on m'avait dit, alors je l'avais téléchargé. C'était y a longtemps, mais je m'en souviens encore. J'ai aussi acheté le CD rom contenant sa suite, Second Side, à l'équipe de traducteurs français (parce qu'en plus c'est traduit, oui), lors de la dernière Japex. Je n'ai pas beaucoup touché à la suite, au final, mais je peux vous parler du premier sans aucun souci.




Narcissu est la très belle histoire d'un jeune homme, d'une jeune fille nommée Setsumi, d'un hôpital, d'une voiture et de narcisses. En principe, si tu es normalement constitué, tu chiales à la fin. Parce que oui, le visual novel est fait pour susciter les émotions, et celui-ci en est un formidable exemple. Il est gratuit, il est cool, il est dispo sur http://kawasoft.fr/narcissu/, alors tu vas être gentil et le lire si c'est pas encore fait. Par contre si t'as envie de la suite, elle est pas encore dispo en VF, fallait l'acheter à la Japex.

Higurashi

Malheureusement, je l'ai à peine commencé, celui-là. Ça vaut quand même le coup que je le mentionne. Ce pavé également dispo en dessin animé (il existe un coffret, d'ailleurs), a été traduit par celui-là même qui s'est par la suite occupé de Pokémon BW, qui a un peu la meilleure traduction Française de jeu vidéo ever, DONC Higurashi c'est aussi du lourd. Notons le joli jeu de mots que Pbsaffran nous a accordé pour le titre, qu'il a traduit par Le  Sanglot des Cigales, ce qui est franchement plutôt malin, alors qu'à côté l'anime titre Hinamizawa le village maudit, ce qui est pas mal mais tout de même légèrement inférieur.


Pour ce qui est de l'histoire, si vous avez vu l'anim ou si vous avez choppé le visual novel, vous connaissez le topo, mais je vous résume ça au cas où. C'est un mec, Keiichi Maebara, qui emménage dans le village d'Hinamizawa. Il se fait plusieurs amies filles (donc le lecteur moyen qui ne sait pas de quoi ça va parler s'attend à un eroge harem, ce qui est une erreur basique, même si y a du fanservice), tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ils organisent des jeux gentils, des jeux moins gentils, tout ça tout ça, et finalement on a l'impression que ça va être cool, mais c'est le calme avant la tempête : Dans ce village, tous les ans, une personne meurt et une personne disparaît lors d'une certaine fête.
Et ensuite ça devient gore, y a plein de victimes, un chapitre s'achève, et l'histoire recommence du début en replaçant les protagonistes mais en modifiant le contexte histoire de vous mindfucker.

Higurashi, que ce soit en novel ou en anime, reste un petit chef-d'oeuvre de cruauté qui fait par moments assez mal physiquement. Il est amusant de constater que la PEGI, ne pouvant pas noter un livre interactif, s'est basée sur un mini-jeu disponible quand t'as fini de lire et a accordé au titre pour sa VF un bon vieux 7+ totalement inadapté. Le traducteur précise d'ailleurs sur la boîte qu'il aurait mieux valu mettre un 12+.

Les quatre premiers volumes (C'est du texte, c'est normal qu'on s'exprime en volumes) sont donc disponibles en Français. Vous pourrez les trouver sans problème en magasin, même si vous aurez sûrement moins de mal à trouver la version "Volumes 1 et 2 uniquement".

Les eroge dans le visual novel

Je ne suis pas spécialement fan du genre, mais la catégorie s'avère inévitable : Pléthore de visuals novels sont des eroge (simulations de drague entre autres).
Les seuls eroges qui m'aient été donnés de jouer est la série des Doki Doki sur Nintendo DS : "Doki Doki Majo Shinpan!", sa suite "Doki Doki Majo Shinpan Duo" et "Doki Majo Plus", un remake du premier jeu avec plus de contenu.

"Doki Doki Majo Shinpan!" balance donc un scénario qui sonne plus comme un prétexte à l'ecchi qu'à une véritable recherche scénaristique : un ado fier d'être mauvais garçon se fait menacer par un petit ange insupportable, Lulu, d'être transformé en garçon modèle s'il ne l'aide pas à retrouver une sorcière camouflée parmi un groupe de jeunes lycéennes...
Naturellement, dans un eroge, l'avantage est qu'on ne s'embête pas des formalités : quelques attouchements au stylet par-ci par-là suffiront largement à éclaircir notre palpitante intrigue. Malgré tout, le jeu dans son ensemble reste très léger niveau ecchi, et constitue au final un plutôt bon visual novel, avec nombre de situations marrantes et une bande-son tout-à-fait appréciable. A savoir que le côté "moe" y est sur-exploité, les amateurs de kawaii desu ne-uguu and stuff seront donc entièrement satisfaits à ce niveau-là.
A en croire l'internet, il paraîtrait que Doki Doki s'est vendu comme des petits pains au Japon, à tel point que lesdites ventes excellentes l'ont placé au-dessus de The Legend of Zelda : Phantom Hourglass sorti la même année.

Devinez ce que touche le stylet.

"Doki Doki Majo Shinpan Duo", face à son aîné, s'annonce comme une suite véritablement digne d'un eroge, si je puis dire. SNK Playmore a bien compris que le joueur n'achetait pas Doki Doki pour son scénario, on exhibe ainsi doublement plus par rapport au premier jeu et on met l'accent sur le côté... herm... action plutôt que sur les longs dialogues. Mais on ne s'éloigne pas pour autant du genre visual novel : c'est et cela reste majoritairement du texte.
Les personnages féminins du premier opus étant déjà de gros clichés sur pattes (normal), on ne déroge donc pas à la règle dans Duo. Alors que le premier nous permettait de plus ou moins débrailler une miko, une bunny-girl, une loli gamer, un shota, une pom-pom girl, une infirmière et une magicienne, on y va donc ici pour une nouvelle loli, une écolière tsundere, des jumeaux, une reporter, une gothic lolita/vampirette, une espèce de sweet lolita/maid, une swordsman et une... euh... une ninja ? Oui, c'est ça je crois, une ninja...
Pour résumer le jeu, il n'est pas aussi bon que son aîné mais reste majoritairement réussi et quand même plus soigné niveau graphismes. Et très franchement, on aurait pu se passer de l'horrible sidekick du héros, un espèce de petit diablotin pour faire opposition à l'ange Lulu du premier opus et qui se comporte d'une façon encore plus insupportable qu'elle...

Notons la petite icône de main en bas à droite.

"Doki Majo Plus" : un simple remake du premier, avec quelques petits rajouts par-ci par-là (le scénario change légèrement d'ailleurs), quelques persos en plus, et une refonte graphique. Stoo.

Sinon, je n'ai rien d'autre au niveau des visuals novels typés eroge. On s'arrête donc là pour cette catégorie.

Le cas Phoenix Wright

Il est étrange de constater que la DS est une console à visuals novels. Bien sûr, la PSP en a eu également (au Japon uniquement), et il est probable que ce ne soit pas un cas isolé, mais la DS, non seulement elle en a eu plein au Japon (J'aurais TELLEMENT voulu que Project Hacker nous parvienne en Europe), mais en plus certains ont carrément dépassé les frontières. Et que dire du fait que de par sa jouabilité tactile, la console a engendré bon nombre de point and clicks, type de jeu le plus proche du visual novel (D'ailleurs j'ai souvent comparé Another Code R sur Wii à un VN) ?
Le principal exemple de visual novel sur DS qui me vienne en tête est bien sûr Time Hollow, qui m'a profondément marqué. Ce n'est pas le seul disponible, puisqu'à une époque, quand je mentionnais Time Hollow sur ce blog, y avait forcément quelqu'un pour mentionner Lux Pain, que j'ai voulu tester et que j'ai lâché presque immédiatement parce que j'ai rien compris, mais qui est quand même un visual novel.



L'exemple le plus pertinent s'appelle Phoenix Wright, mais vaut le coup d'être développé. Un débat a en effet fait rage parmi les fans : C'est un visual novel, oui ou non ?
Le visual novel, c'est tout de même un type de jeu plutôt littéraire, qui ne donne pas forcément d'initiative au joueur. Alors quid d'Ace Attorney ?
En ce qui me concerne, j'estime qu'on peut diviser le jeu en deux sections. La section enquête est du point and click sans aucun problème, puisqu'il s'agit de ramasser les preuves. La section tribunal est plus délicate. J'aurais tendance à dire que c'est du visual novel très interactif. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est incompatible, quand certains visuals novels proposent 349 fins en fonction des réponses que le joueur donne.

Le mot de la fin

Le visual novel est un type de jeu/livre (choisissez, c'est toujours flou auprès de certains) qui est très populaire auprès des otakus et gamers, mais qui peut franchement valoir le coup pour un plus large public et proposer davantage de jeux adaptés à tous types de joueurs/lecteurs. Si vous avez du temps à accorder à ce genre de divertissement, n'hésitez pas à y jeter un oeil en vous disant que c'est comme si vous lisiez un bouquin, parfois interactif.
PS : Si vous avez un ipod touch/iphone, cherchez visual novel, vous devriez en trouver quelques gratuits et/ou des démos.

Cet article est donc dédié à Akiro, très sympathique lectrice et amie.

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