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samedi 12 novembre 2011

The Adventures of Tintin : The Game (iphone/android)

Si on oublie les Ace Attorney, les Pokémon et quelques exceptions, mes jeux vidéo préférés sont les jeux à licence réussis. Pas les jeux Japonais, de toute façon les jeux à licence basés sur des mangas ne sortent du Japon que quand c'est du gros balèze qui vend. Ne venez pas dire le contraire, les licences Japonaises ne sont représentées en dehors du Japon dans les jeux vidéos que par Dragon Ball, Naruto, One Piece et Yu-Gi-Oh. Alors pour jouer à Code Geass sur DS, on a encore le temps.
Mais je suis aussi quelqu'un qui aime, voire adore les jeux vidéos Européens. Même si j'importe beaucoup. Bien sûr, les Américains font de grandes choses. Par exemple je me tiens toujours le plus possible informé de ce que font Valve et Telltale Games, qui d'ailleurs fait beaucoup dans la licence ces temps-ci.
Mon premier contact avec le jeu vidéo s'appelait Lucky Luke. C'était sur Game Boy Color, c'était l'une des très nombreuses adaptations de BD réalisées par Infogrames. Chez Infogrames, ils faisaient en règle générale des jeux qui respectaient magnifiquement l'ambiance de la BD qu'ils adaptaient, mais qui faisaient preuve d'un sadisme hors norme pour ce qui est de la difficulté. Même Lucky Luke, avec son avant-dernier niveau franchement abusé, n'était pas un tendre.
Entre autres choses, Infogrames nous a donné plusieurs jeux Schtroumpfs machiavéliques, plusieurs Astérix (j'avais Astérix et Obélix sur Game Boy Color, mais cette grosse merde de temps chronométré a fini par me faire le revendre avec quelques autres daubes), un Spirou (qui aurait été l'unique jeu Spirou de l'histoire s'il n'y avait eu l'excellente Panique Mécanique d'Ubisoft), et des Lucky Luke. Surtout, Infogrames (qui a depuis été englobé avec Atari) est connu pour ses Tintin. Tintin au Tibet, Tintin et le Temple du Soleil, deux chefs-d'oeuvre de torture. Surtout sur console de salon, parce que en dehors d'Astérix et Obélix (Rargh), les titres d'Infogrames n'étaient pas chronométrés sur Game Boy, ce qui ne les rendait pas plus accessibles pour autant vu que le tracé des niveaux était complètement différent. Ne parlons pas du fait que le Spirou d'Infogrames ne dispose sur tout le jeu que de deux mots de passe. Lucky Luke avait au moins la décence d'avoir un mot de passe par niveau, même si le jeu était pas foutu de tous les donner (Ceci dit ce Lucky Luke est clairement le jeu le plus facile jamais réalisé par Infogrames.)

Enfin bon, comme vous l'aurez compris, je me focalise ici particulièrement sur les adaptations de bande dessinée Franco Belge. Le jeu Lanfeust de Troy sur Nintendo DS est à ce sujet une énorme bouse qui devrait mourir plutôt que d'exister. Je le garde quand même mais je sais pas ce qui me retient de le brûler.

Quand, au salon de l'E3 2011, Ubisoft a annoncé un jeu vidéo Tintin basé sur le film, j'étais franchement enthousiaste. Le trailer était magnifique, et l'annonce de ce jeu s'est faite à peu près au même moment que l'annonce pour Rayman Origins. Je dois avouer que la perspective d'un jeu basé sur Tintin m'a enthousiasmé.




Franchement, ça avait l'air de déchirer.


Mais au final... Ce n'est pas le jeu d'Ubisoft qui retient mon attention. L'Internet entier semble s'être mis d'accord sur le fait que ce jeu est très moyen et que la version qui se doit d'être jouée est la version smartphone. Soit. Je me suis donc penché sur l'application Tintin qui vient d'être publiée sur iPhone, iPad et Android.




Ce trailer console absolument ridicule donne déjà beaucoup moins envie. Franchement.


Cette production de Gameloft et ses 1,5 Go bien pesés se retrouvent donc en ma possession. Et la question qui se pose est la suivante : À 5€49, est-ce la tuerie annoncée, ou aurais-je mieux fait de garder mon argent pour du Telltale, du Capcom ou whatever ?




Bon là c'est bien le trailer du jeu dont parle ce billet, promis juré.


Dans la technique oui : C'est une tuerie. Certes le jeu est vachement lourd, mais c'est pour des graphismes et une animation qui sont clairement du niveau du film, et ce malgré quelques pixels. La bande sonore se laisse en plus de ça bien mieux écouter que celle du film, et les voix anglaises n'y changent à vrai dire pas grand chose, même si la catchphrase "Maï nème ize tinetine ènede aïe ame euh riporteur" revient beaucoup trop souvent.

Le système de jeu est riche et varié, principalement du QTE (toucher l'écran au bon moment, j'ai appris l'existence de ce terme très récemment et je vois pas comment on peut inventer un nom aussi barbare pour décrire un système de jeu). Le jeu propose aussi plusieurs phases d'infiltration, du Cut The Rope like en plus facile, des combats de sabre (le système de duel est à ce propos franchement immersif), mais aussi des courses à l'accéléromètre, le tout dans une 3D parfaitement maîtrisée. Pour "compliquer" le tout, il faut, tant dans le jeu que dans les cinématiques, ramasser des pièces de puzzle et des pièces de monnaie éparpillées. On va pas se leurrer, la monnaie permet uniquement d'acheter d'autres puzzles.
J'ai fini tous les puzzles, mais je n'ai franchement pas du tout accroché au gameplay de ce mode de jeu.

Milou s'infiltre au milieu de boîtes de crabe. Youpi.

Quant au scénario, il a ses forces et ses faiblesses. Ce jeu est ce que j'ai coutume d'appeler une adaptation d'adaptation. C'est très casse-gueule à première vue. Comme Spielberg a, il faut l'avouer, un peu déconné par moments dans son long-métrage, voir des modifications de scénario ne me dérange pas outre mesure. Le tout début est beaucoup trop précipité (Sitôt le bateau acheté on l'arrache des mains de Tintin, qui récupère le parchemin MAIS se fait bousculer par le pickpocket quelques secondes après), mais cette mise en place s'avère fructueuse tant l'agencement des niveaux est bien pensé et cohérent. Surtout, le niveau final est beaucoup plus prenant que la fin du film, surtout parce que Tintin sauve la situation juste au moment où le film commençait vraiment à déconner.

J'aimerais cependant souligner deux détails, un positif et un négatif :
-Le négatif : Haddock ne boit pas. Heureusement, le jeu parvient (et je salue l'exploit) à faire oublier ce fail sans trop de mal.
-Le positif : La Castafiore (qui apparaît aussi dans le jeu) chante ENFIN Les Bijoux de Faust et pas un stupide opéra Italien.

D'ailleurs, en parlant Castafiore, j'ai apprécié que l'humour cartoon que Spielberg avait très mal inséré dans son film ait ici été réduit à sa plus simple expression. Un seul gag a été repris, et encore, il a été allégé et passe beaucoup mieux.

Pour être franc, je préfère ce jeu au film. Je ne regrette pas d'avoir lâché 5 euros 49, de toute façon le DVD coûtera beaucoup plus cher pour une qualité finalement moindre.
Le jeu a pourtant ses défauts : À l'autel de la qualité technique sont malheureusement sacrifiés le challenge (malgré quelques phases de die and retry et quelques niveaux franchement époustouflants) et la durée de vie. À moins de vouloir s'assurer d'avoir toutes les pièces des niveaux (et avoir le nombre maximum de monnaie n'est pas obligatoire pour récupérer l'intégralité de la boutique), la replay value est quasi inexistante. Ce jeu s'approche davantage du film interactif, mais il est d'une telle qualité technique que quand on y joue on ne peut qu'approuver son existence.

Les jeux basés sur Tintin ont en tout cas enfin de quoi être fiers d'eux-mêmes. J'applaudis. Vivement le prochain Tintin de Gameloft, car je serai au rendez-vous.

1 commentaire :

  1. Très bon test !

    C'est devenu rare qu'une adaptation de film en jeu vidéo soit réussie. Alors qu'elle le soit sur un smartphone, c'est carrément inattendu !

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