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jeudi 10 mars 2011

Spyro 3/Kya : Dark Lineage

Ces quinze derniers jours, je n'étais pas là, même si vous avez éventuellement pu m'apercevoir le temps d'un twitt ou d'un billet à propos d'une certaine immondice.
À vrai dire, j'étais chez ma copine, qui a profité de ma présence pour me faire découvrir quelques jeux. Je vous aurais bien parlé de Whiplash, qui avait tout pour plaire, sauf qu'on n'a malheureusement pas pu aller bien loin dans l'aventure névrosée de cette fouine et du lapin débile et moche qui lui sert de souffre-douleur.
Ceci dit, ce n'est pas ce jeu qui nous aura le plus occupé, mais plutôt, comme l'évoque le titre du présent billet, Spyro : Year of the Dragon, sur PS1, ainsi que Kya sur PS2.

Pour ma part, je n'ai pas grandi avec Sony. Les circonstances ont fait que je me suis retrouvé avec du Nintendo alors que je rêvais de connaître Sonic, la démo jouable de Sonic Adventure en magasin m'ayant émerveillé à l'époque. J'ai aussi eu une PS2, mais j'y ai plutôt joué à des démos jouables qu'à des jeux complets, et je regrette très fort d'avoir vendu l'un de mes rares jeux de qualité sur cette plate-forme, à savoir Donald Couak Attack. Je l'aurai de nouveau un de ces jours, z'allez voir.
Au bout du compte, mon temps de jeu console de salon a, c'est le cas de le dire, été dédié pour facilement 80% à Pokémon.

Ceci dit, après notamment les deux premiers Spyro et les deux premiers Tomb Raider, voilà donc de nouveau l'occasion de changer d'univers, ce qui est toujours sympa.
La trilogie Spyro a de base quelque chose de magique. Une 3D parfaite et qui me sidère (Sérieux, on faisait ça sur la PS1 ?), des couleurs éblouissantes, une maniabilité irréprochable, une OST qui sublime le tout. Merci monsieur Copeland.
Or donc Spyro est, au cas où vous ne le sauriez pas, un dragon violet et très sympathique. Il apparaît dans un certain nombre de jeux, même si les fans considèrent que les trois premiers sont les seuls valables. Ils ont bien raison. Ceci dit j'ai aussi pu voir brièvement deux des jeux GBA sortis par la suite, Season of Ice et Season of Flame, et j'ai été agréablement surpris par la reprise très fidèle de l'univers.
La charmante personne avec laquelle j'étais m'a aussi montré le début d'une pure horreur, à savoir The Legend of Spyro : A New Beginning. J'en parle ici mais je vais faire court. Il faut savoir que les The Legend sont littéralement le début de la fin pour le pauvre dragon, qui ne méritait pas telle abomination. Quinze minutes de jeu, incluant cinq minutes de temps de chargement et cinq minutes de cinématiques douteuses (pour ne pas dire à chier) pendant lesquelles on regarde sa montre toutes les deux secondes m'ont suffit pour conclure que cette très mauvaise adaptation de Fourmiz (Regardez les libellules et venez me dire que c'est pas du Fourmiz) a été concoctée par des dépressifs pour des dépressifs. C'est Sierra, c'est caca. Sierra, si vous connaissez pas, c'est aussi les gens qui ont adapté le Seigneur des Anneaux en une multitude de jeux. Et là où je leur dis tout de même bravo, c'est pour leur Bilbo le Hobbit sur GameCube, qui était sincèrement un très bon jeu. Mais pour ce qui est de Spyro, c'est simple, on n'aurait JAMAIS DÛ leur confier la licence. Ils ont réussi à transformer un univers mignon et innocent en univers d'emo bourrin où les seuls ennemis à affronter sont de stupides babouins. Et les couleurs oscillent entre le juste triste et le purement vomitif. En gros, ils ont essayé de foutre Spyro dans l'univers du Seigneur des Anneaux. Car oui, on peut être fanboy ET totalement irresponsable, c'est pas incompatible.
À côté de ça, vous avez la trilogie originelle, que je ne pense pas avoir vraiment eu l'occasion  d'évoquer ici (à part dans le billet précédent, of course), trilogie dont la réalisation a été confiée à Insomniac Games. VDM tout de même, les péripéties de la licence sont surtout dues au fait qu'elle ne leur a jamais appartenu.

Le premier Spyro posait les bases d'un univers finalement très complet et très cohérent. Le scénario était ultra simpliste, mais franchement, ce genre de jeu n'a jamais eu besoin d'une histoire complexe pour fonctionner. Dans ce premier Spyro, il fallait désenvoûter des dragons statufiés tout en récupérant l'intégralité des joyaux présents sur le territoire. Voilà, tel est le principe de base du jeu : C'est un mélange de chasse au trésor et de plates-formes savamment dosées, auxquelles s'ajoutent bien évidemment un certain nombre de boss à vaincre et plein de petits détails qui donnent de la vie au jeu.
Le deuxième volet introduisait un nouveau monde, Avalar, où Spyro se retrouvait contre sa volonté, ce qui ne l'a pas empêché d'accepter de bon cœur d'aider Elora, Chasseur et le Professeur, les personnages qui l'ont fait venir, à vaincre le vilain pas beau Ripto, dont la stature n'est pas sans rappeler notre bon vieux président de la république. La chasse au trésor est toujours de mise, sauf qu'ici on va plutôt partir à la recherche d'orbes capables de ramener Spyro chez lui. De talismans, aussi, mais ceux-là on les a en terminant les niveaux. Et bien sûr de joyaux, qui sont cette fois déboursables auprès d'un personnage putain d'épique. Eh oui, je parle bien évidemment de Grossou, alias Joyauxbear, l'ours qui tire les joyaux plus vite que son ombre.
Ce deuxième volet introduisait aussi un certain nombre de minis-jeux au fun indéniable. Oh, et le gameplay a été revu à la hausse, ce qui est vraiment bon signe.
Et nous voilà donc au troisième.



Des oeufs de dragon sont volés par une certaine Bianca qui obéit à une méchante vilaine pas belle à la tête d'une horde de rhinocéros enragés. Une raison pour Spyro de se remettre en chasse pour récupérer tous les oeufs et pour vaincre la sorcière ! Comme dans les deux volets précédents, la qualité graphique et sonore est au rendez-vous, même si on regrettera pour l'aspect sonore le fait que Copeland n'était plus seul. Les décors, quant à eux, restent grandioses d'un jeu à l'autre; et comme je l'ai évoqué plus tôt le point que j'apprécie le plus dans la trilogie Spyro, c'est ses couleurs. Les minis-jeux pour Spyro 3 ont augmenté de façon drastique, et servent tous le but de récupérer des oeufs et joyaux supplémentaires. 
Le seul truc avec ces minis-jeux, c'est leur difficulté. Vous voyez, elle a été revue à la hausse, les rendant ultra hardcores. Si vous pensiez vous payer des vacances, tel Spyro dans son keikaku de base de Spyro 2, eh bah c'est pas pour tout de suite. Oui, vous allez avoir du mal. Heureusement, le jeu en vaut la chandelle. Au passage, on a carrément droit à des passages en skateboard, ce qui est sincèrement sympa.
Parlons-en, justement, des variantes de gameplay : Cette fois, Spyro n'est plus le seul personnage jouable. Vous pourrez incarner un kangourou suisse, un soldat pingouin, un singe extraterrestre et même un yéti bourrin qui détruit tout. Mais, et là c'est particulièrement génial, vous pourrez surtout incarner Sparx, l'inséparable libellule de Spyro, coéquipier omniprésent et jamais encombrant, dans un mode de jeu à lui tout seul, qui se trouve être du shoot-em-up franchement bien pensé, et bien entendu repris dans les épisodes GBA; vous pensez bien qu'un mode de jeu vu du dessus comme celui-là, ils n'allaient pas s'en priver. Le gameplay des autres personnages est, disons, variable en fonction du niveau. Sheila le kangourou n'est pas forcément facile à manier a priori, mais son niveau final est juste génial, ce qui est toujours pas mal. Le pingouin, Sergent Byrde, quant à lui, parcourt plutôt des niveaux par le haut. Contrairement à Spyro, il a le vol illimité. Puis y a l'agent 9, le singe donc, qui a un gameplay plutôt typé FPS, bien qu'adapté au jeu. Le résultat est plutôt pas mal.
Chose franchement cool : Comme Insomniac Games ne fait pas les choses à moitié, ce n'est pas à 100 mais bien à 117% que vous pourrez venir à bout de ce jeu. Eh oui, carrément. Le jeu est ultra hardcore, mais d'un autre côté on récompense plutôt bien le joueur de sa persévérance.
Enfin bon voilà, je suis plutôt enthousiaste quant à ce Spyro 3, même si le deuxième me semble bien plus accessible. Gaffe à la difficulté de Year of the Dragon, surtout sur la fin.



Dans un autre registre, je vais donc à présent aborder Kya : Dark Lineage. Ce jeu-ci est donc un jeu PS2. Pour résumer, c'est l'histoire de Kya et de son demi-frère Frank, deux humains tout à fait banals, qui se retrouvent happés dans un autre monde par un pouvoir occulte déclenché par la faute indirecte de leur papa, grand méchant de l'histoire. Sur le coup, j'ai pensé à Monster Rancher, avec ce gosse qui se retrouve happé dans son jeu vidéo et qui rencontre une fille qui veut sauver le monde et dont le papa se révèle finalement être le grand méchant badass.
Évidemment, si ce n'est cette trame de fond, aucun rapport. On se retrouve dans un monde habité par des espèces de félins humanoïdes qu'on appelle les Nativs. Le drame, c'est que son papa a ensorcelé les nativs pour les transformer en espèces de loups débiles, puants et berserks connus sous le nom de wolfuns. Tandis que son frère est introuvable car enlevé par leur papa, Kya récupère rapidement quelques compétences de base qui lui permettront de se fighter, dans le but non seulement d'exorciser les wolfuns pour les retransformer en nativs, mais aussi de récupérer son frère et de se casser de ce monde après l'avoir sauvé parce que non mais sans blague.
Au niveau de l'ambiance du jeu, à savoir les décors et les couleurs, je trouve franchement que c'est aussi coloré qu'un Spyro, raison principale pour laquelle je parle des deux jeux dans un seul et même billet.
Le gameplay par contre n'a rien à voir. Comme tout perso de jeu de plate-forme qui se respecte, Kya court, saute et se castagne. Normal. Mais en plus de ça, on a affaire à d'autres types de gameplay.
Déjà, dans ce jeu, il est totalement possible de se la jouer "infiltration". Je n'ai jamais été friand de ce genre de jeu, et il faut savoir qu'une phase d'infiltration me fait justement bloquer dans le jeu Bilbo que je mentionnais plus tôt ici. Ceci dit, le résultat de ces moments de discrétion reste tout à fait plaisant et les KO qu'endureront les wolfuns avant l'exorcisme final sont tous aussi comiques les uns que les autres.
Ensuite, pour progresser dans le jeu, outre les points que j'ai déjà évoqué et un certain nombre de particularités de gameplay, outre aussi les jamgutts, bestioles faisant très fort penser aux Chocobos chers à la série des Final Fantasy, on peut retenir principalement trois types de gameplay.
D'une part, un gameplay de glisse. Dans certaines occasions, vous utiliserez une planche faite d'énergie pure (Ouep, dans le monde des nativs ce genre de trucs existe) pour glisser sur des pistes assez dangereuses, qu'il vous appartiendra bien entendu de franchir.
D'autre part, un gameplay de chute. Pas forcément les meilleurs moments du jeu, ces phases de chute requièrent surtout de la précision. Il vous faudra bien sûr éviter tous les obstacles, pour finir en douceur sur des espèces de champignons à air placés justement pour vous éviter de périr dans d'atroces souffrances en tombant au sol après une chute libre de 20 mètres.
Enfin, et c'est tout de suite plus intéressant, un gameplay de flotte. Kya est un jeu extrêmement basé sur le vent. Dans ces phases, vous devrez voler dans des couloirs aux obstacles plus ou moins dangereux, mais dans une ambiance toujours calme et détendue. Une pause bienvenue dans un jeu qui n'offre finalement que peu de répit. Cette ambiance si particulière est due non seulement à la phase de jeu en elle-même, mais aussi aux musiques qui y contribuent également. Parce que bien sûr je n'ai pas parlé des musiques.
Pour ce qui est des musiques, bah elles collent à merveille avec le jeu et son ambiance. Une réussite aussi, même si je ne m'étendrai pas davantage sur le sujet.
Ah oui, dernier point : Le jeu a de la replay value. Pourquoi ? Bah déjà, terminer le jeu à 100% c'est toujours pas mal pour l'ego, et ce n'est vraiment, mais vraiment pas aisé à faire, mais en plus de ça le jeu propose quelques minis-jeux assez sympathiques, qui sont toujours cools à faire si l'envie se présente. Sans compter bien sûr le zoo, qui vous proposera d'utiliser des pièges pour récupérer divers monstres afin de les livrer contre récompense. Ce mode de jeu donne aussi du cachet à Kya.
Le seul point noir du jeu, c'est sa fin. Sans la spoiler, disons que le jeu s'arrête sur un bon vieux plot twist qui n'a jamais été résolu dans un Kya 2, puisque le manque de ventes du soft ont fait s'écrouler toute chance de voir un jour une suite dans les rayons. Enfin, pas la peine de rager, si vous avez l'occasion de jouer à ce jeu, n'hésitez surtout pas, il en vaut vraiment la peine.

Voilà.

PS : Ce chao vient de mon Sonic Pinball Party. Il me fait honte.

1 commentaire :

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