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lundi 10 janvier 2011

T-T-T-TIME PARADOX - édition 2011

Je suis tout sauf un spécialiste du voyage temporel. Ici toutefois, pour une deuxième fois, l'exercice ayant déjà été pratiqué en Septembre 2009 (ça ne me rajeunit certes pas), je vais revenir sur un ensemble d'oeuvres que j'ai pu lire ou visionner et qui ont trait aux voyages temporels. Cette fois-ci, faisons les choses dans l'ordre. Du pur livre, je vais glisser à la bande dessinée, pour vous parler cinéma. Enfin, il sera question du voyage temporel dans le jeu vidéo.

Littérature
The Time Machine, HG Wells
Le livre de Wells, pour le coup, est un classique. Vous êtes amateur de voyages dans le temps ? Si vous ne l'avez pas encore lu, il doit impérativement faire partie de votre liste de livres à lire. Le livre reste court, aussi la question du temps n'importe aucunement.
Le livre inspirera deux films et un opéra si je ne m'abuse, et sera également source d'inspiration pour un élément clé de Retour Vers Le Futur.
 
Artemis Fowl 6 : The Time Paradox, Eoin Colfer
Écrite par Eoin Colfer, la série d'Artemis Fowl se démarque. Loin devant les gamineries d'Harry Potter, loin devant les saintes nitouches de Narnia, loin encore devant les true rebelz de la Croisée des Mondes (tiens, faudra que je finisse le tome 3, un de ces quatre), série dont l'excellence n'est égalée que par le très incomparable (le style est très différent) H2G2 (qu'il faut que je finisse aussi), Artemis a quelque chose que les autres n'ont pas. Une âme plus prononcée, des personnages plus intéressants, une histoire enfin beaucoup plus captivante.
Artemis est un génie. Un vrai. Un môme qui a été capable de capturer une fée et de réclamer une rançon au Peuple, quoi. C'est fort. Mais dans ce tome 6, les circonstances le forcent à voyager dans le temps et à s'affronter lui-même... A une époque où il avait beaucoup moins de scrupules. Le machiavélisme contre l'expérience, quoi. On obtient ici un résultat exceptionnel à tous les niveaux, que je relirai quand je serai venu à bout de Artemis Fowl 7. (ça fait beaucoup à lire, tiens du coup)

Bandes dessinées
Spirou
Je ne compte pas trop développer ici, mais Spirou a de nombreuses fois voyagé dans le temps. Dès ses débuts, en fait, dans le Spirou et l'aventure de Jijé. Dans le dyptique L'Horloger de la Comète/Le Réveil du Z, pour la toute première fois depuis l'époque, Spirou fait quelques bonds dans le temps. On le voit aussi revenir en arrière sur ses propres aventures dans le très décevant album Aux sources du Z. Enfin, le spin-off des Marais du Temps propose son propre voyage temporel. Étonnant. Notons que la théorie du paradoxe temporel diffère totalement dans les Marais du Temps et dans les Sources du Z. N'oublions pas, il y a un gouffre entre la série principale et les spin-offs, aussi ça reste cohérent. Tout ce que j'espère, c'est qu'aucun nouvel auteur n'aura la mauvaise idée de refaire un album du même genre que le volume 50... Ou du moins de le finir de manière aussi drastique.
 
Blake et Mortimer : Le piège diabolique
C'est par cet épisode du dessin animé que j'ai découvert Blake et Mortimer à la base, mais Blake et Mortimer c'est surtout une série bien connue de bandes dessinées d'Edgar P. Jacobs. Par certains points, je trouve que la bande dessinée emprunte à l'incontournable Machine à explorer le Temps d'HG Wells (Je viens seulement de m'en rendre compte à vrai dire); en tout cas si les époques traversées par Mortimer valent le détour, l'aspect policier qui se cumule n'est pas en reste et donne un ton très mature à cette BD.

L'enfance d'Iznogoud
Pas une BD de voyages temporels à proprement parler, et pourtant... Ça reste une BD à paradoxes. Le passé et le présent se retrouvent mélangés par magie, et c'est par le fait d'un personnage de l'époque présente que l'Iznogoud du passé devient ce qu'il est, tandis que l'Iznogoud présent essaye de rentabiliser au max la situation. Légèrement compliqué, mais jouissif. C'est aussi l'occasion de l'une ou l'autre référence débile à d'autres albums, même si en terme de références le meilleur restera Les Retours d'Iznogoud.

Harding Was Here
Sur la couverture de cette bande dessinée, on voit une porte en métal massif. Sur cette porte est écrit "Time Lab". Tandis que je cherchais un nom pour mon blog, mon regard s'est stoppé sur cette bande dessinée, qui était commodément à portée de main. Quant à la bande dessinée en elle-même, elle propose l'histoire d'un mec qui voyage dans le temps pour mettre la main sur des tableaux inédits de grands peintres. Il finit par vouloir plus, et on le voit tantôt chambarder des biographies, tantôt s'arranger pour apparaître parmi les personnages de tableaux. Chose assez intéressante, quand il touche à une biographie, l'authentique IRL est la dernière à laquelle il a touché. Bien pensé, chers auteurs !
La bande dessinée en elle-même est sincèrement géniale, et c'est vraiment dommage d'en arriver à un point où aucune suite ne semble prévue, alors que les auteurs semblent maîtriser totalement l'art du plot twist frustrant. Je veux un tome 2 sans plot twist final, pour ne pas être ENCORE frustré.

Cinématographie
The Time Machine de 1960
Par bien des points ça se voit, ce film a vieilli. Ce n'est pas un reproche, il reste tout à fait plaisant. Et si les effets spéciaux ne sont plus à la hauteur de ce que l'on voit de nos jours, ce n'est pas bien grave, ça donne du cachet au tout. Et si les réalisateurs ont décidé que "tiens on va faire empirer la guerre froide et montrer un futur apocalyptique déclenché dans 6 ans", ça peut se comprendre. C'est même assez amusant, en soi. L'autre principale démarcation de ce film avec son modèle livre, c'est que le voyageur du temps, ici nommé Georges pour l'occasion, est actif, là où son modèle se comporte en spectateur passif, témoin des époques qu'il traverse. Le principal est que cela rend l'acteur plus humain, ce qui est toujours pas mal.
Le film en lui-même ne mérite pas forcément d'être vu pour son contenu, mais pour les quelques points repris en référence dans Back To The Future et dans le film The Time Machine de 2002. Eh oui, ce film a suscité des vocations ! Ceci dit, j'y reviendrai dans les films concernés.
 
Back To The Future
A l'heure qu'il est, ne pas avoir vu les BTTF peut éventuellement être compréhensible. Surtout si vous êtes jeune. Ceci dit, si vous vous intéressez un tant soit peu au cinéma, les Retour Vers Le Futur sont un passage obligé de culture générale. La mécanique extrêmement huilée du scénario (qui aurait pu être une grosse daube, et heureusement ça n'a pas été le cas) est mise en scène de façon fort efficace par une équipe au mieux de sa forme. La prestation de Michael J. Fox et de Christopher Lloyd est tout simplement remarquable. Quel dommage que le jeune Fox ait contracté Parkinson...
Je ne reviendrai pas sur le scénario, regardez les trois films si vous l'avez jamais fait, quoi. Vous ne le regretterez pas.
Le film fait une référence au livre de la Machine à explorer le Temps : Conformément à la règle mise en place par Wells, on ne peut avec la machine que se mouvoir dans le temps, et non pas dans l'espace. Si la propulsion de la voiture la fait en effet voyager dans le temps, son espace physique reste le même.
Au delà de ça, le film fait surtout au moins deux références au film de 1960, voire trois ! Peut-être même davantage, mais en ce cas je ne les ai pas remarquées.
La première est une référence que je suppose exister, à savoir le père de Marty qui partage le même prénom que le voyageur temporel.
Les deux autres références sont plus obvious. Les horloges déjà, qui sonnent toutes en même temps, en sont une. Le héros qui manque de se faire écraser par une automobile en est une autre.

The Time Machine de 2002
Ce film est mon premier contact avec l'oeuvre de Wells. Une parfaite modernisation qui ne se prive pas de reprendre bon nombre d'éléments du film de 1960, mais qui les applique à un scénario totalement remanié et repensé. Le résultat, tout à fait honorable, rend totalement hommage à la fois au livre et au film de 1960. Je n'ai pas eu le sentiment de perdre mon temps en regardant celui de 1960 alors que je connaissais celui de 2002, peut-être parce que le contenu était totalement différent, tout en ayant des points communs assez distrayants. Ainsi, on voit dans les deux cas le voyageur du temps stopper sa machine à deux époques, assister à une pure et simple apocalypse, et être contraint par la force des choses à aller jusqu'à l'an 802 701. Là, il retrouve plus ou moins le scénario du livre de base, rendu bien entendu plus moderne par la force des choses. Quelques infimes détails restent assez incohérents, néanmoins ce film reste pour moi LA référence en terme d'adaptation de qualité - Car de nos jours, adapter à la perfection le bouquin d'HG Wells occasionnerait un film ennuyeux hein, le livre a beau être intéressant, il souffrirait forcément d'une adaptation parfaite.

Jeux vidéo 
A vrai dire, je pourrais citer au moins huit jeux ici. Je n'en citerai que trois. Pour deux de ceux que je ne citerai pas, je risquerais de spoiler un peu trop sévèrement donc je vais passer, pour le troisième je ne vous cacherais pas que je pensais à The Legend of Zelda : Oracle of Ages mais que j'estime ne pas y avoir suffisamment joué pour pouvoir en parler en profondeur. Je vous garantis que le jour où j'aurai terminé un Zelda y aura un billet complet sur le sujet.
L'autre jeu auquel je pense est Apollo Justice, avec son MASON System totalement mindfuck, mais j'estime qu'il n'a tout simplement pas sa place dans un tel dossier, le MASON System ne servant pas à proprement parler à faire des voyages temporels - Enfin je dis ça, il faut bien prendre conscience qu'on ne nous a jamais expliqué en profondeur ce qu'était le MASON System.
Enfin, un jeu de type "voyages temporels" est prévu pour 3DS. J'espère qu'il sortira ailleurs qu'au Japon, parce que j'ai bien envie d'y jouer.

Time Hollow (Konami, disponible sur Nintendo DS)
On ne peut décemment pas associer "voyages dans le temps" et "jeux vidéo" sans parler de Time Hollow, qui après tout base toute son histoire sur un stylo chelou capable de creuser des trous dans le continuum temporel. Qu'on aime ou pas (Pour ma part rien ne m'empêchera de continuer à surkiffer), TH présente une histoire tout de même très sympathique et plutôt bien mise en scène. On pourra surtout regretter un scénario définitivement trop court et qui justifierait sincèrement une suite, d'ailleurs il avait été effectivement question d'une suite, mais bon, j'ai pas eu de nouvelles du projet en question depuis que j'en ai entendu parler y a longtemps et c'est triste.
 
Back To The Future - The Game (Telltale Games, disponible sur PC, Mac, iPad et Playstation 3)
Comment pourrais-je ne PAS évoquer ce jeu ? Suite des films, au scénario indiscutable, aux doubleurs motivés, au graphisme super bien maîtrisé, qui n'est entaché que par de malheureux défauts au niveau du pur gameplay. Non seulement le jeu est jouissif, mais il propose une histoire bien balancée, qui fait dignement suite à la trilogie cinématographique.
Par contre n'essayez pas d'y jouer tant que vous n'aurez pas vu les trois films, mais ça je pense que vous en êtes conscients donc bon.
 
Braid (Number One Inc, disponible sur PC, Mac, Linux, XBox 360 et Playstation 3)
Je termine cette revue sur Braid, jeu indépendant fort connu, et à raison. Le mix plate-forme/puzzle (D'ailleurs au passage le jeu Alice au pays des merveilles sur DS reprend une structure similaire) s'ajoute à un gameplay infernalement bien pensé, qui se base sur une capacité qu'a le personnage central - Celle de remonter le temps. Chaque monde permet d'expérimenter un gameplay différent, car la faculté de remonter le temps ne sert pas qu'à ne jamais finir game over, elle sert surtout à résoudre les puzzles qui, il faut bien le dire, sont diaboliquement complexes. Du reste, le jeu reste malgré tout assez court, ceci dit en termes de réflexion pure c'est tout à fait bien foutu. Enfin, comment ne pas mentionner les graphismes et la musique, qui donnent encore plus de cachet à l'oeuvre ?

2 commentaires :

  1. Un conseil : lis Homestuck. C'est un mélange de webcomic, de text adventure game et d'animation, avec des voyages temporels et des timelines qui se croisent à tout va. C'est bourré d'humour et le scénar est génial. Par contre c'est très lent à démarrer, faut un peu s'accrocher. Si t'aimes pas d'ici à la fin de l'acte 2, c'est pas pour toi. Mais c'est du très très bon.

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  2. Ah oui et l'OST est absolument grandiose.

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