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samedi 15 janvier 2011

Shu Takumi : Ace Realisator

Vous connaissez Shu Takumi ? Non ? Bon. C'est le brave homme qui a pondu les quatre Ace Attorney, de Phoenix Wright à Apollo Justice. Son équipe n'allait quand même pas s'arrêter là... Ainsi, elle nous propose Ghost Trick : Détective Fantôme. Il va sans dire qu'un nouveau jeu, qui prend le risque d'innover, et qui se trouve être produit par les mêmes braves gens qui ont pondu la meilleure série de tous les temps, ne peut que m'intéresser, de même qu'elle a intéressé euh... Au minimum tous les gens intéressés par la saga avocate.

Le jeu est paru le 14, je l'ai choppé le 12, merci cher magasin de me fournir une deuxième fois un jeu avant sa parution officielle, c'est bien aimable.

Ce test est disponible en deux versions, version courte et version longue. Bien sûr, il serait criminel de ma part de ne pas vous donner un lien menant à la démo officielle, également téléchargeable via la chaîne Wii adéquate.

Version courte
Putain. Ce jeu est parfait. Je suis encore sous le choc, bordel. Foncez l'acheter, mécréants. Si Noriyuki Iwadare est le Dieu de la musique de jeux vidéo, alors Shu Takumi est le Dieu de la réalisation et Capcom est leur prophète.

Version longue





Ghost Trick : Détective Fantôme vous place dans la peau d'un personnage qui se réveille et découvre qu'il est mort. Non seulement ça, mais il a totalement perdu la mémoire. Qui est-il ? Comment a-t-il perdu la vie ? Un mystérieux personnage cependant lui apprend qu'il possède des pouvoirs de fantôme et qu'il va pouvoir s'en servir pour enquêter sur les circonstances qui l'ont mené à mourir, mais sur bien d'autres choses encore.
Mise en application directe. Une jeune fille présente sur les lieux meurt. Avec ses pouvoirs, Sissel (Car il apprendra bien vite que c'est son nom) se précipite à la rescousse... En remontant le temps de quatre minutes. Quatre précieuses minutes, qui lui permettront de sauver la jeune fille en manipulant les objets présents sur les lieux, nous donnant là matière à un excellent jeu de réflexion. Sitôt fait, il utilise ces mêmes pouvoirs pour voyager à travers les ondes téléphoniques.

S'engage une enquête palpitante, mais aussi une course contre la montre. Après tout, on lui a dit qu'à l'aube, il disparaitrait. Sauf que non, Sissel est pas du genre à disparaitre comme ça sans savoir. Tel un digne Benjamin Hunter, il se précipite donc sur le chemin pavé d'embûches de la vérité !

Au bout du compte, ça donne quoi dans le jeu ? Eh bien ça donne un jeu de réflexion tout simplement diabolique, dont le gameplay, énormément basé sur le timing, évolue de temps à autre et reste de toute façon très varié, contrairement à ce que prétendent les débiles mentaux de jv.com qui n'ont visiblement joué que trois des 18 chapitres du jeu. Ceci dit, si la partie puzzle occupe une place prépondérante dans le soft, le scénario n'est pas en reste. Plus touffu que les meilleures affaires de Phoenix Wright, plus alambiqué qu'un Professeur Layton voyageant dans des endroits bizarres, il est surtout mis en scène de façon tout à fait remarquable, et s'il n'y a ni cinématiques ni doublages, on a tout de même parfois l'impression d'assister à un dessin animé, ce qui est toujours appréciable.
La fluidité des sprites est à ce titre tout à fait remarquable. C'est clairement à un travail de précision que l'on a affaire ici. Quant à la musique, le compositeur est le même que pour PW1. Elle restera moins dans la tête, malheureusement, ceci dit elle reste épique et offre quelques temps vraiment forts.

Et ces plot twists, mes amis ! Ces enchaînements de coups de théâtre totalement improbables, qui mènent à des situations encore plus improbables ! Et ces dialogues ! Cet humour qui s'est encore plus développé que dans les Ace Attorney !
Mais on pourrait aussi parler des personnages. Si deux ou trois sont clairement là pour faire chier (Oui, "Dame au parfum", je te vise totalement), on ne nous donne que des personnages hauts en couleurs, qui resteront dans les mémoires.
Enfin, le jeu offre du challenge. Véritablement. On restera bloqué, on tombera sous le coup d'un Game Over, mais on réessaiera encore et encore, par volonté de voir la suite. J'ai bloqué à trois reprises, mais bon, peu importe.

Dernier point du jeu, la traduction.
Avec tout le bordel qu'il y a eu autour des Ace Attorney et la non traduction prochaine de la suite d'Okami, on pouvait légitimement s'interroger. Eh bien, pour UNE FOIS dans leur vie, les braves gens qui occupent le palpitant métier de traducteurs ont un petit peu bossé. Malheureusement, de nombreuses fautes subsistent et viennent gêner un jeu qui reste très textuel. Ceci dit, une référence bien placée m'a fait réviser mon jugement, la traduction a tout de même ses moments forts.
Au pire, toujours contrairement aux Ace Attorney, on donne au joueur l'occasion de choisir parmi cinq langues. Direct. Dans la même cartouche. Le revers de la médaille ? Une seule sauvegarde. Si vous avez un morveux qui vous réclame le même jeu, achetez-lui donc une deuxième cartouche, ce sera plus simple.

Pari réussi en tout cas pour Shu Takumi, qui nous sort un jeu énorme que je peux sans regret associer à mon fanboyisme Phoenix Wrightien. Et accessoirement au tag Ace Attorney de ce blog.

2 commentaires :

  1. J'approuve à 100% tout ce qui a été dit plus haut. Jamais vu un tel condensé d'épisme depuis...bah, la fin de AA3.

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  2. J'approuve aussi. C'est le meilleur jeu que j'ai vu depuis Trials and Tribulations. La fin est jolie, comme n'importe quel jeu de Shu Takumi. J'avoue, à la fin, j'ai versé ma petite larme.

    J'ai tellement aimé que j'en ai fait un forum RPG^^ Venez faire un tour.

    http://ghosttrickrpg.xooit.com/index.php

    On vous attends.

    Kamila

    RépondreSupprimer

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