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lundi 25 octobre 2010

La machine à explorer le temps

Tout ce qui se base sur le TEMPS m'intéresse. Alors quand ce film, que je ne connaissais pas, est passé à la télévision, je n'ai pas raté l'occasion de l'enregistrer.
Plus tard j'ai lu le livre dont le film s'inspirait. Eh bien pour une fois, si j'ai bien aimé le bouquin, c'est l'adaptation qui a mes faveurs !
Contrairement au voyageur du temps du livre, celui du film a une identité et un but. Il ne voyage pas dans le temps pour le plaisir de la science, mais parce qu'il n'est pas capable de trouver une réponse finalement assez obvious à une question plutôt dramatique : Pourquoi n'arrive-t-il pas à faire en sorte que celle qu'il aime ne meure pas ?
Tout ce qu'il trouve à faire pour le savoir, c'est de voyager dans le futur. Hé, il a inventé une machine à explorer le temps au 18ème siècle, les Hommes feront probablement mieux dans les millénaires à venir !
Eh bah en fait non. Après une scène franchement géniale de voyage temporel, on se retrouve dans un futur lointain, où les hommes s'apprêtent à faire sauter la Lune (Pour résumer en gros). Cette petite sauterie va avoir des conséquences tellement néfastes sur l'écosystème que l'on retrouve pour la suite du film le contenu du bouquin, à savoir une espèce humaine qui s'est divisée en deux races : Ceux d'en haut, ceux d'en dessous. Les idées un peu vieillottes du bouquin sont écartées au profit d'un film résolument plus moderne, n'hésitant pas à ajouter aux personnages un super ordinateur nucléaire qui a su résister au temps.
L'autre ajout du film pourrait être un peu plus discutable : Le personnage principal n'est plus observateur, il devient acteur. Il tombe amoureux d'une autochtone, et pour ça, et aussi parce que oh merde sa machine a disparue, il se rend chez CEUX D'EN BAS, à savoir les méchants, ceux qui d'après Wells descendraient des ouvriers et seraient restés tapis sous terre tandis que les bourgeois devenaient mous. (N'empêche que la pensée de Wells est franchement bien foutu et que je recommande le bouquin également.)

Et c'est là que finalement au bout du compte, dans un déluge d'effets spéciaux bien maîtrisé, le film se conclut en beauté, de la meilleure façon qui soit compte tenu de tout ce qui a précédé.

Pour en revenir au bouquin, il m'a également marqué quand je l'ai lu. Enfin voilà, vu QUAND ça a été écrit, c'est vachement fort que ce bouquin de SCIENCE FICTION soit TOUJOURS un bouquin de science fiction non périmé !
Wells a en effet eu une idée vraiment géniale en pondant un bouquin qui se passe tellement loin dans le futur qu'au bout du compte il est toujours d'actualité.
La narration est vue de l'extérieur, mais le narrateur reste un personnage du roman, qui parle à des amis du voyageur du temps de la splendide découverte que leur estimé ami a faite. On le verra ainsi aller dans le futur, directement à cette époque où la société est également divisée en deux : Ceux du haut, les descendants des bourgeois, qui se sont tellement embourgeoisés qu'ils sont devenus mous et faibles, et ceux du bas, descendants de la classe ouvrière, qui se sont purement et simplement mutés en cannibales, mangeant ceux du haut pour survivre, tandis que ceux du haut sont quasiment revenus à l'état d'animaux végétariens.
Le voyageur du temps évite à tout prix de se méler des affaires des habitants du futur, mais ça ne l'empêchera pas de vivre une aventure franchement intéressante, à mettre dans toutes les mains au plus tôt ! Car HG Wells est un auteur de qualité.

1 commentaire :

  1. Lu aussi (pas vu le film), et je plussoie, c'est un bon bouquin.
    Assez original pour l'époque (maintenant, des voyages des temps, ça devient cliché).

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