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dimanche 18 juillet 2010

L'enfance d'Iznogoud

Il y a quelques années, alors que je traversais une brocante avec mes parents, j'ai trouvé ce bouquin :
Devant une couverture aussi ÉPIQUE, je ne pouvais pas rester insensible. J'ai donc demandé à mon père de me l'acheter. Et puis il a refusé, vdm. Mais il me la fallait, cette BD, alors j'ai piqué une crise, comme tout bon sale gosse qui se respecte, et finalement le vendeur me l'a offerte. Aujourd'hui encore je le remercie, car c'est un peu l'une des meilleures bandes dessinées de ma bibliothèque. En tout cas c'est clairement le meilleur Iznogoud de tous les temps, même si je n'ai pas lu tous les Iznogoud existant. Si vous devez ne lire qu'un seul Iznogoud dans votre vie, choisissez celui-là.

La qualité est si exceptionnelle que je me suis demandé si c'était pas du Goscinny. Mais finalement non, c'est du Tabary pur et simple. Un passage sur Wikipedia (L'article est une pure merde, d'ailleurs, proposant seulement un résumé de trois lignes totalement INEXACT) m'a appris que c'était le premier album réalisé par Tabary seul. Soit. Il n'en reste pas moins que cette bande dessinée est l'épisme incarné.

Après la très classique ET POURTANT WINNANTE présentation des personnages (faisant référence au passage à Tarzan, Achille Talon et Gaston Lagaffe), l'histoire démarre sur les chapeaux de roue. On est loin des histoires durant six pages, cette fois c'est bien à une aventure complète que l'on a affaire. Je ne sais plus combien de pages ça représente dans l'édition actuellement en vente, puisque je possède l'ouvrage édité par J'ai Lu BD (Pièce de collection, malheureusement bien abîmée vu le nombre de fois que je l'ai lu, même si rien ne dépassera jamais la Jeunesse de Picsou en termes de nombre de relectures pour ce qui me concerne), qui a 125 pages. C'est paginé de façon sacrément épique, d'ailleurs, j'ai même pas envie de tester l'édition classique, du coup.
Pour ce qui est du scénar en lui-même, il commence avec une certaine Theleérazade, qui a écrit plus de mille contes, et les lit tous les jours au Calife pour l'endormir. Suite à un concours de circonstances plutôt foireux, elle utilise son bouquin pour assommer Dilat Laraht, brave homme de main du vizir.
Contre toute attente, cela déclenche un tour de magie totalement WTF. En effet, le passé et le présent se retrouvent mélangés. Iznogoud et son Dilat entrent en contact avec eux-même et le calife enfants, le père du Calife jette son fils adulte dehors pour retrouver son précieux coussin dérobé par cet inconnu...
Le potentiel de win est élevé, et Tabary ne se prive pas de s'en servir pour tisser un scénario épique, nous montrant un Izno enfant blond, gentil et protecteur, qui deviendra celui que l'on connaît aujourd'hui grâce/à cause de lui-même et de ce concours de circonstance mélant deux époques.
La galerie de personnages est également épique, de Bodu, le mec qui voulait devenir magicien et savoir traverser les murs, au très fougueux père d'Haroun El Poussah, en passant par le berger qui venait vendre une étrange potion pour gagner sa vie étant donné qu'il avait été chassé violemment de chez lui pour des raisons qu'il développera à la toute fin de la bande dessinée.

Une bande dessinée plutôt gentille qui voit Iznogoud devenir successivement grand vizir puis envieux de la place du calife. Et si je peux me permettre une petite analyse psychologique (Insérez ici Sigmund Freud), elle symbolise aussi un passage brutal de l'enfance à l'âge adulte pour Izno, tandis qu'Haroun restera toute sa vie un grand enfant, ce qu'on peut très bien constater quand ce dernier entre en contact avec lui-même.

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