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dimanche 6 juin 2010

Spirou de 1900 à 2038

Là normalement avec un titre pareil vous AVEZ DÛ tilter. Je vais vous parler de Spirou. Pas du personnage. Du journal. Journal qui est paru pour la première fois en 1938, il y a donc 72 ans facile. Tout cela ne nous rajeunit pas, ma foi.
Vous tiltez encore ? Bien, vous êtes intelligents. Ou alors vous avez compris que je ne vais pas vous parler de Spirou à travers les siècles, mais des plus épiques numéros spéciaux publiés de ce journal. Oui, ceux qui ont le plus innové. Si vous les trouvez genre en brocante (Car je suis sûr que certains d'entre vous en sont friands) voire sur Internet, juste, FONCEZ. Spirou n'innove plus et ne cherche plus à innover, de nos jours, c'est fini. On s'est installé dans une routine où j'ai bien l'impression qu'un numéro VRAIMENT novateur ne verra plus jamais le jour.
J'en ai une pile assez conséquente, de Spirou de qualité OMFGEPIQUE, mais c'est de ceux dont le contenu n'est purement pas paru en album que je vais parler aujourd'hui. Des numéros spéciaux du genre "Spirou.com" ou "Spirou en neuf langues" jartent donc de la liste.
Je ne vous parlerai pas du Spirou N°3098, le "spécial lèche-bottes", qui a pourtant une grande valeur pour moi puisque c'est le tout premier numéro du journal que j'ai acheté. Le numéro de l'apparition du  personnage du Boss. D'ailleurs ça m'a énormément déçu qu'ils aient mis un terme à cette BD qui était tout simplement épique, et qui a été le prétexte de numéros spéciaux énormes : Sans le Boss, personne n'aurait entendu parler de Lisa Desamours. Sans le Boss, un certain bébé n'aurait pas abîmé une planche originale de Kid Paddle, rendant la page en question du magazine tout simplement illisible. Entre autres.

En 1998, j'ai acheté mon premier numéro qualifiable de "WTF". C'est aussi le deuxième numéro du magazine que j'ai acheté, il me semble, j'étais un petit jeune sans expérience et j'avais pas compris que je pouvais acheter Spirou toutes les semaines, c'est dommage. Du coup c'est le numéro 3132.
Sur la couverture est clairement stipulé "Version cognitive du 22 Avril 2038". Dupuis nous présente donc là une oeuvre d'anticipation, puisqu'au lieu de fêter les 60 ans du journal, il fête ses 100 ans avec fac-similé du spécial 60 ans à l'intérieur. Je rêverais d'un Spirou spécial 100 ans authentique faisant référence à ce pur chef-d'oeuvre.
Le nombre de pages purement futuristes n'est pas si élevé que ça, mais il marque, tant par son concept que par sa qualité stupéfiante. Toutes les pages du futur partent d'un postulat simple et néanmoins lulzant : Dans le futur les gens n'ont plus de nez. Voilà pour le topo de départ. Les planches de BD futuristes sont l'épisme pur, et pour ne rien gâcher le numéro spécial 60 ans à l'intérieur est beaucoup plus long qu'un numéro ordinaire.

Après ce Spirou de l'épisme, une année relativement ordinaire est passée, et puis on est arrivé au 14 Avril 99.
"Numéro historique", c'est le cas de le dire. Un truc comme ça, mais j'en veux plus encore ! Le concept de l'auteur de je sais plus quelle BD du Far-West dessinant Lucky Luke dans Pilote et Morris lui rendant la pareille pour sa propre BD était bien gentillet à côté de ça, pour le coup. Dans le même ordre d'idée, ça me rappelle le moment où une BD de Trolls de Troy avait été temporairement dessinée par des auteurs qui se relayaient (Dans le Lanfeust Mag). Juste épique.
Ce numéro de Spirou est donc dessiné par un seul dessinateur, sur un prétexte scénarisé bien bidon : "L'INDUSTRIE DU 9EME ART PARALYSÉE PAR L'ÉPIDÉMIE DE LA CHINISTROSE ! L'épisdémie est transmise par la larve de Cunaptisis ! Aucun vaccin n'existe à ce jour ! Est-ce la fin de la bédé ?".
Sur ce prétexte débarque Philipe Bercovici, le sauveur de l'humanité et de la bande dessinée Francophone. Le numéro tout entier est donc dessiné par ce dernier. Et ça sur-roxxe. Que ce soient les Tuniques Bleues, Puddingham Palace, Passe moi l'ciel, Durant les travaux l'exposition continue, Billy the cat, Pedro le Coati ou encore Garage Isidore, toutes les bandes dessinées du moment sont passées à la casserole. Le plus épique reste la quatrième de couverture qui présente la facture adressée par Bercovici au Boss. Et croyez-moi, c'est du lourd.

Et puis, l'an 1900 est venu.
Ou plutôt l'an 2000, et son fameux bug, qui devait tout résetter. Eh bien il aura AU MOINS réussi à résetter Spirou, dont ce numéro 3221 est tout simplement dantesque.
Comme pour le numéro 3132 de 2038, tous les personnages réguliers du moment passent à la moulinette. Le Boss, renommé pour l'occasion Monsieur le Directeur de la Rédaction, a les mêmes préoccupations que son modèle : Éviter à tout prix l'invasion de la production Japonaise dans le marché de la bande dessinée. Kid Pagaille, faute de gruger une salle d'arcade, prend des tours de manège à l'oeil. Phil n'anime plus le Cactus Club mais le Deauville Club.
Il est sympathique de noter que toutes ces bandes dessinées (Qui n'ont bien entendu pas fait l'objet de réédition, CE SERAIT TROP SIMPLE) ne s'encombrent pas de bulles (Sauf deux exceptions), puisque la narration se fait en dessous des images, à l'ancienne. Les bandes dessinées n'occupent pas toute la partie 1900 du journal, qui regorge de trouvailles sur "ce que sera le futur". Le numéro s'achève sur l'annonce d'une aventure épique, opposant Bécassine à Sherlock Holmes (Tout un programme), avant de reprendre ses préoccupations hebdomadaires. Non sans avoir expliqué au préalable que tout ce qui précède est dû à un bug de cafetière, la cafetière de la rédaction étant raccordée, de façon très commode, au système informatique en réseau.
Pour la suite on voit bien qu'on est dans des préoccupations plus actuelles, puisqu'on enchaîne directement sur une histoire (à suivre) de Jeannette Pointu intitulée "Aventure virtuelle". Tiens au passage à ce moment là, Spirou rediffusait la Ribambelle aux Galopingos.

Le dernier Spirou qui m'intéresse aujourd'hui est le numéro 3323.
Spirou a souvent offert des calendriers, mais Spirou s'est-il souvent transformé en calendrier complet ? Pour l'année 2002, Spirou suspend ses histoires à suivre (C'est légèrement rageant mais on les pardonne) et publie un numéro de 56 pages, une par semaine de l'année. Chacune de ces pages est ornée d'un gag. Donc en fait ça fait théoriquement de la lecture pour toute l'année. Une seule planche de ce Spirou a bénéficié d'une parution en album : Tome et Janry ont signé là leur dernière planche de Spirou et Fantasio, un récit parodique sur la semaine des deux héros. Il est donc disponible réédité dans la Voix sans Maître.
On peut tout de même saluer la triple performance de Tome et Janry, puisqu'avec la couverture du journal et la planche du Petit Spirou à sa fin, ils signent trois pages du calendrier contre une pour les autres auteurs.
Quoi qu'il en soit, chaque page relève de l'épisme, et ce ne sont pas Buck Dany ou Yoko Tsuno qui viendront dire le contraire, avec leurs pages un peu faibles par rapport au reste.
Le summum de l'inventivité est atteint avec la bande dessinée du Boss, qui rentabilise le trou qui est fait sur le numéro Calendrier pour pouvoir l'afficher.

3 commentaires :

  1. Moi j'aime bien yoko tsuno :3
    Mais j'ai pas les 2-3 derniers :emo:

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  2. Il y avait aussi un numéro spécial retard : Daniel Kox n'ayant pas le temps de faire 4 planches de l'agent 212 va demander de l'aide à tous les autres dessinateurs. Ce qui donne un truc marrant avec un style graphique très différent à chaque case ^^

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