Sweet dreams everyone ! Good night, sleep tight, don't let the bed bug bite !

samedi 29 mai 2010

Les Robinsons du Rail

Je savais pas si je devais taguer ça BD ou pas. (Au passage vous pourrez admirer la sublime modification du menu plus haut, que j'ai foutue sous spoiler parce que ça prenait de la place)
Les Robinsons du Rail, c'est un feuilleton illustré, donc pour les illustrations tag BD, et pour le texte, tag littérature.
Quoi qu'il en soit il a été fait pour faire de la publicité pour la SNCF. SNCF qui n'a pas été spécialement contente parce qu'on voyait un train dérailler dans l'histoire et qu'à l'époque elle considérait qu'un train qui déraille ça n'existe JUSTE PAS.

Un jour j'ai appris l'existence de cette histoire. Et là j'ai été dégoûté parce que j'étais certain que je ne pourrais jamais la lire. C'était sans compter sur Dupuis, qui réédite Spirou en Intégrale en incluant bon nombre d'histoires inédites. Je ne le cautionne pas parce que comme j'ai tout Spirou je vais pas tout racheter, mais là bah y avait des compléments à QRN sur Bretzelburg donc je pouvais pas passer à côté si on me proposait en plus ce que je cherchais depuis des années.
Pour le background, la SNCF voulait une bande dessinée publicitaire et s'est adressée à plusieurs boîtes (Notamment à Hergé, apparemment), sans succès. Et puis Dupuis a dit "Okay^^" et a mis Franquin sur le coup. Mais manque de bol, Franquin était déjà malade à ce moment là, cette même maladie qui a retardé la fin de QRN d'un an. Il a fini par s'associer à Jidéhem et Delporte et par pondre les Robinsons du Rail, une histoire tout simplement épique, mais certainement pas une bande dessinée.
Non, c'est un feuilleton illustré, comme je l'ai dit plus tôt.

Si vous trouvez que cette répétition est chiante, attendez-vous à pire dans ce bouquin. Est-ce une qualité ou un défaut, à vous de voir, mais les résumés de la situation de base sont ultra fréquents. Comme dans un feuilleton télé qui passe une heure à te faire un résumé et cinq minutes d'actions inédites, en moins rébarbatif.
M'enfin (comme dirait Gaston), là, l'idée de base est tout de même assez originale : Cinq personnes dans un train atomique qui ne peut plus être arrêté et qui peut rouler un an et demi sans interruption. Ces cinq personnes sont les suivantes : Un chef de gare, un serveur, le ministre des transports, Fantasio et Gaston. Gaston qui est responsable de tout ce bordel, comme vous vous en doutez certainement.
La narration, si l'on oublie les répétitions finalement inévitables, s'avère épique. Les auteurs jouent avec les clichés de l'époque plutôt efficacement : Un Allemand qui jette de la choucroute sur le train, espérant que les cinq prisonniers puissent la recevoir et la déguster, un pays Suisse qui n'est bon qu'à faire des montres et du fromage...

Mais le mieux, c'est bien que pour un feuilleton, les gags sont présents, nombreux, et véritablement de qualité. Do you speak english, by the way ?
Au delà du texte, Franquin n'a pas fait de la merde en dessinant ses illustrations. C'est de la qualité. Vraiment. De la qualité épique, avec des gags reprenant le bouquin avec ce point de vue propre au dessinateur.

Sérieux, les Robinsons du Rail, c'est juste pas à louper. Si vous trouvez une occasion de le lire et que vous la manquez sans raison valable (Ne pas aimer les personnages N'EST PAS UNE RAISON VALABLE, d'ailleurs il faudrait être un monstre d'ignominie pour ne pas les aimer), mais tirez-vous une balle.

0 avis :

Enregistrer un commentaire

Vous voulez ajouter votre pierre à l'édifice ? N'hésitez pas, ici on ne mord pas !

Ce site utilise des cookies en provenance de Google, notamment pour l'analyse du trafic et la personnalisation des annonces. En navigant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.