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samedi 20 février 2010

Ace Attorney Investigations - The proof is in the pudding !



Est-ce l'enthousiasme du moment ? Est-ce que je ne suis pas un peu irresponsable de poster à propos d'un jeu avant de l'avoir terminé ? Oh et puis on s'en fout, Ace Attorney Investigations, qui est paru hier en Europe, surbute sa race, tu peux pas test.



Miles Edgeworth : Ace Attorney [Investigations], est un jeu DS de la série des Ace Attorney, comme son titre l'indique. Le titre Perfect Prosecutor aurait été plus sympathique mais peu importe, et puis après tout l'identité de la série est respectée donc ça va.
Comme annoncé, il nous met dans la peau de Benjamin Hunter, en langue Anglaise uniquement car ils ne sont pas foutus de comprendre que ne pas traduire le jeu précipitera la fin de la licence, qu'est-ce qu'ils sont cons chez Capcom France.


Peu importe ! On ne nous fait au moins pas le coup des deux AA précédents, consistant à ne pas inclure la version Anglaise, juste pour faire chier. Donc euh bah jouons à AAI en Anglais alors, y a pas le choix. Même si ça reste une belle bourde de la part de l'éditeur.
Eh bien ma foi, il n'y a pas à être déçu du voyage. Pour changer, on incarne le procureur, ce qui est bien. Il se retrouve pris dans un enchevêtrement d'affaires fort compliquées. On le trouve au lancement du jeu bien embêté, il est rentré dans son bureau vers 2 heures du matin, et y a trouvé un cadavre.
Notre ami Hunter, un peu dégoûté de la vie du coup, décide, dans un réflexe propre à son métier, de mener l'enquête. En tant que procureur, il a DES SKILLS que Phoenix Wright n'a pas.
Pour commencer, quand il trouve une contradiction dans le décor, il peut présenter une preuve qui démontre la contradiction, en s'écriant EUREKA, ce qui est bien.
Ensuite, on a accès à un onglet appelé "Logic", permettant à Hunter de relier ses pensées entre elles. Ce système s'avère beaucoup plus intéressant qu'un magatama ou qu'un bracelet chelou.


Outre ces nouveautés de système, il y a également une nouveauté dans les décors, et pas des moindres : On contrôle le personnage en sprite vu du dessus, ce qui rend le système de déplacement beaucoup plus immersif que celui d'un Ace Attorney classique.
On peut même bloquer des heures dans un lieu sans voir le temps passer, du coup. (Je dis juste ça parce que ça m'est arrivé)
La maniabilité sur le terrain est efficace, que ce soit au stylet ou aux boutons, mais se révèle à la fois plus agréable au stylet et plus précise aux boutons, donc on alternera en fonction des besoins.
Et puis dans les dialogues, on revient à une vue de Ace Attorney classique, à ceci près que jusqu'à deux personnages sont affichés sur un écran et qu'ils sont à chaque fois tournés vers la droite ou vers la gauche, un peu comme les sprites de tribunaux. Du coup c'est parfait, je préfère ce type de sprite aux sprites de face. En passant, Hunter est entièrement personnifié, contrairement à Phoenix que l'on ne voyait pas du tout pendant ses propres phases d'enquêtes.


Oh, tiens, Maguy est de retour.

Outre la phase d'Investigation, AAI dispose également d'une phase de Témoignage+Contre-Interrogatoire, dans la grande lignée des Ace Attorney, à ceci près que Hunter mène la danse en dehors du tribunal; ce qui est parfaitement logique. Faire des phases de procès aurait pu s'avérer intéressant, mais le boulot du procureur tel qu'il est présenté dans les AA ne donne pas tellement envie d'y jouer. En l'occurrence, Hunter n'est généralement pas la personne en charge de l'affaire. Il s'incruste plus ou moins volontairement dans l'enquête. Ainsi, dans l'affaire une, son enquête est entravée par Portsman, le procureur justement en charge de l'affaire.
Maintenant, parlons un peu de l'OST. Elle est plus calme que celle des Ace Attorney. Parfois, elle perd même en efficacité par rapport aux anciennes musiques. Mais certaines s'avèrent de purs coups de génie, et l'ensemble reste des plus agréable à écouter.
Pour ce qui est, enfin, des voix des personnages, le doublage est sacrément réussi. L'Eureka d'Hunter est loin d'être un ratage, et le Not so fast tonné par Lang, l'agent d'Interpol, est juste la meilleure des répliques jamais prononcées dans un Ace Attorney, loin devant les Objections.

En terme de scénario, AAI se révèle également fort efficace. Les enquêtes sont au moins aussi tortueuses que de coutume, et l'on ne va pas s'en plaindre. Le fanservice est de rigueur, avec de fort nombreuses références aux autres jeux de la série. Le joueur qui vient de débarquer survivra, je pense, étant donné qu'il est beaucoup moins prononcé que celui de Sam & Max Season 2. (Qui n'est pas si gênant que ça quand j'y repense)
AAI est loin d'être un ratage, et ce n'est pas parce qu'il n'est pas foutu de parler autrement qu'en Anglais qu'il faut rater ce monument du jeu vidéo, prouvant que ses créateurs maîtrisent encore leur sujet et n'épuiseront pas le filon de sitôt !

Et si vous n'êtes pas d'accord, je vous ordonne d'aller jouer à la démo.

3 commentaires :

  1. ABSOLUMENT D'ACCORD avec cet article.
    Ce jeu est une pure tuerie. Contrôler Miles Edgeworth est tellement jubilatoire que les (quelques) petits défauts qui entravent la progression sont invisibles lorsque l'on se jette à corps perdu dans chaque affaire.

    A réserver cependant aux "déjà fans" de la série, tant les clins d'œils multiples sont AWESOME quand on est initié. Chaque affaire dévoile comme à l'accoutumée des circonvolutions proprement hallucinantes et le scénario global semble digérer un sacré bon background.

    Au passage, concernant l'OST, je la trouve d'excellente facture. Posée, plus classe et moins virevoltante que dans PW, elle représente à merveille le personnage de Miles.

    Un best ever DS quoi.

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  2. Perso je dirais que l'ost est très légèrement en dessous de celle du 3. Ensuite, mon ordre de préférence va au 1 suivi du 4, suis le 2, littéralement sauvé de la médiocrité par Search ~ Core 2002.

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  3. Euh je serais beaucou plus mesuré sur le jeu quand même. Quoiqu'on en dise l'absence d'un vrai rival (parce que bon l'autre tapette d'Interpol on s'en serait pass) et du tribunal nuit beaucoup au dynamisme des contre-interrogatoires.
    D'ailleurs lors de ces derniers les coupables craquent beaucouuuuuuuuuuuuup trop facilement (à par la 5è affaire avec l'autre raclure), à un tel point que ça en est décevant. Les remix de Pursuit Cornered et Announce the Truth sont également beaucoup trop guillerets à mon goût pour que l'on y croit vraiment (c'était déjà le cas dans GS4).

    Par contre oui le casting bute (anciens comme nouveaux, même si les affaires 4 et 5 sont bien supérieurs aux 3 précédentes), oui le thème central liant les 5 procès est une excellente idée et oui Miles Edgeworth est le meilleur héros de la série pour le moment.

    Pour ma part j'attendrais un Diego Armando Investigations avec des vrais coupables retors et de vrais musiques épiques, parce que sur ces deux points AAI est passé un peu à coté et c'est vraiment dommage.

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