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vendredi 22 janvier 2010

Sam & Max : Season Two

Je la voulais absolument, cette saison deux; mais voilà : Seule la première est parue en France. Seulement, le "Sam & Max Complete Pack", en vente en ligne sur Steam, a bénéficié d'une solde. Deux fois moins cher qu'un seul jeu de la série, c'est PAS TROP MAL. Je n'ai pas réagi immédiatement (j'ai hésité) mais j'ai finalement sauté sur l'occasion. D'autant plus que même si le jeu est en Anglais, si une localisation en Français sort, bah je l'aurai immédiatement sans avoir à payer en plus.

On y retourne donc dans un jeu très marqué par un fanservice de type "Références omniprésentes". Et honnêtement ça me travaille. Dès le tutorial (Qu'on peut passer, mais bon je voulais voir son concept) le ton est donné : Il faut récupérer le téléphone que Jimmy a volé en lui donnant du gruyère. Sounds familiar ? C'est exactement la même scène que le début de Sam & Max Season 1, qui faisait également office de tutorial. Énormément de références donc à la saison une, mais aussi quelques unes à Hit The Road. Celles-là me gênent moins car elles sont moins marquées.

Et puis bien sûr, c'est le moment de lancer l'épisode 1 de cette saison 2.
On démarre bien sûr dans le cabinet des deux héros, et là les références commencent déjà à foisonner. C'est normal, je suppose, de retrouver les souvenirs qu'ils avaient récupéré au cours de la saison une, mais la principale question que je me pose, c'est "Pourquoi y a des souvenirs d'affaires résolues qu'ils n'avaient JAMAIS pris la peine de ramasser auparavant." Pour le coup, aucune cohérence.

Du coup, ce premier épisode me laisse une impression bizarre avant même d'avoir véritablement démarré. Première priorité maintenant, voir ce que deviennent Bosco et Sybil, qui avaient un rôle si important dans la saison une. Le cabinet de Sybil a été changé de place par un robot géant envoyé par le Père Noël. Voilà le début de cet épisode, puisque votre premier objectif consistera à buter le robot. Du coup, euh, Sybil n'est pas chez elle, et tant mieux en fait.
Pour ce qui est de Bosco, il a franchi un pas dans la paranoïa, et ce qui est véritablement dommage, c'est qu'il a abandonné sa boutique. Oh, il y est toujours. C'est juste qu'il ne vend plus rien. Bon. Tant pis.

Enfin, on se rend donc gaiement au Pôle Nord (What else did you expect ?) pour comprendre pourquoi le Père Noël a envoyé un robot pour tuer les protagonistes.


Un Père Noël est toujours plus convaincant lourdement armé.


L'épisode 2 se passe dans l'Île de Pâques. L'on peut donc légitimement douter sur la cohérence du tout. Car autant dans la saison une il y avait un scénario global, autant ces deux premiers épisodes n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre. L'épisode 3 change radicalement la donne, puisqu'à partir de là ça commence à véritablement s'assembler.
Un épisode 3 d'ailleurs extrêmement dérangeant, bien qu'épique, et qui mériterait presque un post pour lui seul. Un épisode 3 au cours duquel nos policiers freelance vont devoir lutter contre une armée de zombies dirigée par un vampire emo Allemand. On ne se refuse rien. Surtout qu'il commence par mettre nos héros à deux pas de la mort.

Wut.

Autant dans la saison une le meilleur épisode était sans contexte le 5, suivi du 4, autant ici le meilleur est, à mon sens, le 4. Il est cela dit diablement court, et, plus que les autres, fait appel à ces références pour lesquelles j'hésite entre crier au scandale et au génie, mais sur cet épisode-là, bah je crie au génie. Du coup il occulte un peu l'épisode 5, que je trouve un peu plus faible, bien qu'il y ait là dedans un coup de théâtre sacrément réussi, et encore plus inattendu que l'identité du grand méchant de la saison une.

Au niveau des lieux, rapidement, il est intéressant de constater qu'on va de plus en plus loin (Même si la Lune reste la destination la plus lointaine dans laquelle aient été les héros). Le fait d'aller à Stuttgart en voiture instantanément est assez bizarre, par contre le fait qu'il fasse nuit alors qu'il fait jour aux USA est bien vu. Accessoirement les décors de l'Allemagne sont les plus beaux du jeu. Les décors de type "fanservice" ne comptent pas. Et c'est dommage qu'on n'ait pas, tant qu'à faire, un peu de Reality 2.0.
Puis, si on n'a plus accès au côté gauche du quartier de Sam et Max, on a cette fois accès au côté droit, qui est ma foi sympathique à visiter. Du coup, on peut aller chez Stinky, un établissement que l'on aperçoit dans Hit The Road et qui apparaît peut-être dans les comics ou le dessin animé de Sam & Max, je ne sais pas.
Parlons un peu des dialogues : Ils relèvent du génie. Pour certains passages cependant, j'ai un peu peur pour la VF quand elle paraîtra. Mais bon, on ne peut pas toujours tout traduire sans casse, je suppose. La VF de la saison une était déjà excellente, après tout, tant au niveau de la traduction que du casting.

Le système de jeu est exactement identique à l'ancien. Si ce n'est qu'il y a quelques endroits où l'on peut courir. Mais pas beaucoup. Et honnêtement, c'est chiant de passer d'un Runaway 3 au système hyper fluide à ça. Et le nombre de lieux où ça se sauvegarde automatiquement est réduit, ce qui, ma foi, est assez dommage. La bande sonore est pour sa part moins géniale que celle du premier jeu, mais reste de qualité. (Par contre elle est supérieure dans l'épisode 204.)
Quant à la difficulté, je dirais que le pire des Sam & Max est et restera toujours Hit The Road, qui place le joueur face à une difficulté dès le début (Mais sérieux, qui a trouvé qu'il fallait utiliser Max sur le chat sans aide préalable ? C'est juste pas faisable !), mais que la saison 2 est un peu plus dure que la 1. La faute à des énigmes encore plus retorses, mais bon, on survit dans ce monde cruel. Disons qu'un peu plus de facilité n'aurait pas nui au jeu dans le sens où se déplacer entre deux maps est encore plus chiant que dans le premier. Surtout que les temps de chargement, à l'image de Runaway 3 ou de quelques uns des jeux Source (Notamment Half Life 2 Episode 2), se révèle parfois tellement long qu'on préfère aller se pendre plutôt que continuer à attendre.

Du coup je suis partagé sur ce jeu, mais bon, il reste excellent, alors j'approuve grandement son existence. Son scénario relève de l'excellence, et on ne peut finalement dénoter que deux défauts, à savoir un gameplay pas assez vif et des références qui, bien que sympathiques voire awesomes, sont tout simplement trop nombreuses. Et ça, ça n'a pas fini de me gêner, je crois.

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