Derrière toi ! Un U-Timelab à trois têtes !

jeudi 20 août 2009

Marvel dans la crise

Comment va Panini Comics? Mal, apparemment.
C'est le seul constat qui s'impose à l'achat du dernier numéro d'Ultimate Spider-Man.

Quand j'ai commencé à m'acheter de l'Ultimate, le prix était, de mémoire, de 3 euros 75. Mais progressivement, il a augmenté. De cinq, ou de dix centimes, selon les fois.

Jusqu'au mois dernier, chaque magazine de la gamme coûtait 4 euros l'unité.

Mais ce numéro d'USM frappe vraiment fort avec une augmentation de 40 centimes. Soit 10%.

Tout ça pour des bandes dessinées d'une qualité toujours irréprochable, bien sûr, mais Grasse spoile affreusement des évènements qui sont certes parus avant mais surviennent après dans la chronologie.

Mais ils n'ont qu'à virer Grasse. Ainsi peut-être les magazines retrouveront un prix humain. J'espère.

Pour ce qui est de l'USM qui vient de paraître, on a un annual dessiné par le prochain illustrateur de la série une fois qu'Ultimatum sera terminé. Son style est intéressant.
On a aussi le début d'Ultimatum, et là je me dis qu'ils auraient pu faire autrement. Car si UXM se passe juste après le numéro 1 du crossover, USM et UFF, qui sont parus après, se passent avant.

Ce qui me dérange c'est que Grasse s'en fout et continue à spoiler, mais bon, j'ai déjà couvert ce terrain récemment.

Jmentiens donc là en fait. Pas de PEGI aujourd'hui pour cause de grève. On se demande pourquoi on les paye.

mercredi 12 août 2009

Digimon



Ouais, tout à fait, Digimon. Un dessin animé que si tu le connais pas au moins de nom, t'es pas in ni branché. Un dessin animé longtemps accusé par de petits morveux en culottes courtes d'être une pâle copie de Pokémon, alors que, comme chacun le sait, il est paru AVANT Pokémon au Japon. Mais personne n'est parfait, que voulez-vous.

Et malheureusement, Digimon continue au Japon, mais pas ailleurs.
En France, qu'est-ce qu'on a eu? À peine trois saisons. Dont une bonne moitié visible uniquement sur des fuckin' chaînes payantes.

De toutes façons, ce sont les deux premières les meilleures. Pourquoi? Parce que, contrairement aux autres, elles sont liées. On ne peut envisager la seconde sans la première, même si la nouvelle génération de digisauveurs se détache du lot.

Aujourd'hui, c'est à une dimension à laquelle PERSONNE ne s'attend que je compte m'attaquer.

Digimon: Une oeuvre socialiste

Non, vous ne rêvez pas. Digimon, une fois correctement autopsié, véhicule des idées de gauche. Oh mon Dieu, ce blog devient politique, pensent certains. Non, je me contente de trouver l'obscure vérité que recèle un animé pourtant fort excellent.

Il va pour cela me falloir l'opposer à Pokémon, son grand rival.

1. Les héros.

Pokémon nous présente les aventures d'un crétin personnage, Sacha et de tous ses amis partis dans un monde verdoyant, mais capitaliste. L'animé efface un peu cette dimension, mais Sacha a tout de même eu, à quelques reprises, besoin de passer à la boutique.

Mais pour ce qui est du jeu vidéo, qui reste, ne l'oublions pas, l'oeuvre d'origine, en tant que RPG, elle dispose d'un nombre non négligeable de boutiques.

Pour en revenir aux héros, Digimon nous présente une communauté soudée, partageant plus ou moins tout. Or, la base du socialisme n'est-elle pas la communauté?

2. Le but

Ont-ils un but, nos héros? Sacha du Bourg Palette a un but capitaliste et bassement matériel, qui consiste, comme chacun le sait, à capturer tous les Pokémon (même s'il est suffisamment bête pour tenter l'approche ami-ami), et surtout, et c'est là le coeur même de Pokémon, à collecter DES BADGES.

Par pur altruisme, et aussi un peu parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, les héros de Digimon, quant à eux, doivent sauver le monde avec leur fine équipe. Rien d'autre.

3. Exemples concrets explicitant la pensée socialiste de Digimon

Cela me semble beaucoup plus parlant.

Dans l'épisode 4, les héros se retrouvent dans un village de Koromon, qui leur offrent de la nourriture gratuitement.

Dès le début de l'animé, aussi, on voit des distributeurs de boisson, SYMBOLE DE CAPITALISME. Seulement ces distributeurs sont des PIÈGES, dans lesquels se dissimulent des Digimon super moches.

Un peu plus tard, Joe, l'un des héros, se retrouve dans un restaurant. Mais il doit payer. Car les restaurants bah ça fait payer les clients, hein. Seulement il n'a pas la bonne monnaie. Cette situation va se reproduire dans la saison 2. (C'est du fanservice à petite échelle.)

On découvre alors un chef de restaurant MACHIAVELIQUE puisque travaillant pour le compte des Maîtres de l'Ombre.
Il force le pauvre Joe, puis Matt par la suite, à travailler dans son restaurant ad vitam eternam.
Cela est intolérable et prouve bien que le capitalisme c'est mal.

Conclusion

Digimon véhicule des idées socialistes.

jeudi 6 août 2009

Silence

Avant propos

Connaissez-vous la Pegi?
C'est la signalétique Européenne qui régit les âges théoriques d'achat des jeux en Europe depuis 2003. Ils font un travail remarquable. Euh non, excusez-moi. Il font un travail bâclé. Il n'y a qu'à voir les situations foireuses qu'ont entraîné leurs idées à deux balles.

Exemples:

-Pokémon. La Pegi a des règles strictes. Et l'une de ces règles interdit les jeux d'argent dans les jeux vidéo, ou sinon on accole un 18+. Bizarre, MySims a un casino avec des jeux d'argent et a été évalué 3+. Pokémon Diamant et Perle ont également échappé aux mailles du filet.
MAIS C'EST FINI.
Car dans la version Européenne de Platine, les machines à sou sont tout bonnement supprimées.

-Phoenix Wright: Ace Attorney: Trials and Tribulations. Jeu remarquable, qu'on ne mettrait certes pas entre toutes les mains, T&T a dû être repoussé le temps d'amadouer la Pegi pour qu'elle garde le 12+ et ne mette pas de 16+ à ce jeu, qui, même s'il avait des scènes plus pénibles que les autres, ne méritait pas un tel traitement.

Où je veux en venir? Au fait que dès à présent, je proclame que les articles de ce blog seront évalués avec le système Pegi.

On peut y aller, à présent.

Silence



C'est une bande dessinée fort sympathique que je me suis procuré d'une façon tout à fait amusante. Assez étrangement, l'étiquette était toujours en francs, c'était donc soldé, avec trois autres bandes dessinées, à 15 francs au lieu de 35. De mauvaises langues diront que j'ai payé mes deux achats 15 euros pièce et crieront donc à l'arnaque, heureusement pour moi ce n'est pas le cas. La vendeuse, qui n'avait même pas l'air au courant de la présence de ces bandes dessinées dans son étal, me les a faites à 1,50 pièce.

L'une de ces bandes dessinées s'appelait Silence et était signée par un auteur dénommé Comès. Apparemment, elle passait dans le magazine À suivre. La première édition était en noir et blanc, c'est d'ailleurs celle qui est en ma possession, mais apparemment l'édition la plus récente a été colorisée.

Donc Silence, qu'est-ce que c'est? C'est l'histoire d'un homme muet, nommé très justement Silence. Elle se passe après la seconde guerre mondiale dans le village de Beausonge (en Ardennes), mais on peut noter qu'à la manière de Champignac dans Spirou, Beausonge est très empreint de croyances populaires moyenâgeuses. Il y est question de sorcellerie et de mauvais oeil.

Silence aurait-il lui aussi la "mauvue"? C'est ce qui inquiète Abel Mauvy, "le maître".

Du côté de la narration, l'auteur a eu une idée de génie, proche de ce que Goscinny avait pu faire en son temps. Ce dernier, dans les Astérix, changeait le type de caractères en fonction de la langue. Ainsi, les Germains parlaient en gothique, et c'était monnaie courante de voir les Égyptiens parler en hiéroglyphes. Pour ce qui est de Silence, non seulement il écrit (sur son ardoise) en phonétique, mais ses pensées elles-mêmes sont retranscrites en phonétique.

Mais le temps de l'innocence ne durera pas, puisque notre héros va rencontrer une femme. "La Sorcière". Celle-ci, en utilisant des champignons (une sorte de drogue?), va éveiller l'esprit et la mémoire de Silence, lui révéler la vérité sur son passé.
Ce n'est pas peine perdue, mais cela ne durera pas, puisque, sans aide de la sorcière, le muet reste aussi stupide qu'il l'était auparavant.
Cependant, c'est cette stupidité qui fait tout son charme. Car cela en fait un être naïf, au grand coeur. Il ignore le mal et parvient à être ami avec les vipères.

Mais le mal survient. Au milieu d'une tempête de vengeances entre la sorcière et le village, le pauvre Silence va se retrouver victime de bien des tracas. Il va aussi prendre du plaisir avec la sorcière, qu'il a appris à aimer. Sa naïveté est d'ailleurs tempérée par cette dernière, qui décide de lui enseigner les arcanes de la magie (pour le plus grand malheur de Beausonge).

Au final, Silence reste une grande oeuvre. Tout comme le Corbac aux baskets, le propos est la discrimination, mais cette fois sur un ton différent, beaucoup plus sérieux, oscillant entre un dessin caricatural et un ton particulièrement dur.

Il a été réédité il y a une petite dizaine d'années en couleurs par Casterman, (en deux volumes, là j'ai le tout en un seul ce qui est bien pratique) donc vous le trouverez peut-être, auquel cas je vous recommande sa lecture. Il faut juste savoir que c'est assez déconseillé aux âmes sensibles.

mardi 4 août 2009

Mirai Nikki

Mirai Nikki. C'est un manga apparemment apprécié de nombreuses personnes, mais, comme dans le cas de Mieru Hito, c'est par pur feeling que je me le suis procuré. Et, honnêtement, je ne le regrette pas.


Mais finalement, que s'y passe-t-il, dans ce manga?
Eh bien ça commence d'une façon tout à fait ennuyeuse, avec un personnage tout à fait ennuyeux, qui n'a rien d'autre à faire de ses journées que tenir un journal intime sur son téléphone portable. Il a aussi deux amis "imaginaires", dirons-nous. Entre guillemets, parce qu'on a à peine le temps d'assimiler ce début qu'on découvre que Deus Ex Machina, son ami, donc, n'est pas si imaginaire que ça. Il décide de lancer un concours entre les possesseurs de journaux intimes tenus sur portables. Ces journaux intimes, grâce à son intervention, vont se voir doter d'une faculté fort inhabituelle: En effet, ils s'écriront seuls, sur un délai de 90 jours. Et ces informations devront permettre aux protagonistes... De tuer les autres.

Mais le héros n'est pas seul dans ce jeu de la mort. Une jeune fille follement amoureuse de lui, qui, vu son comportement, est carrément un stalker, et un policier qui souhaite mettre un terme à ce "jeu", vont le rejoindre.

Ces trois-là se retrouvent donc alliés contre les neuf autres.
Voilà la situation initiale. Mais le manga ne s'arrête pas là. On en est à deux tomes sortis en France - édités par Casterman - et le deuxième est largement supérieur au premier. On peut donc s'attendre à une bonification de la qualité de ce manga dans le temps.