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jeudi 3 décembre 2009

Contes de Perrault illustrés par Doré

Mais. J'ai envie de faire l'apologie de Runaway ou d'Ace Attorney. Le problème, c'est que je l'ai déjà fait.

Alors à la place, je décide subrepticement de poster un billet consacré à Perrault.
Parce que c'est un business sérieux.

NON NE FUYEZ PAS §§§ Les contes, c'est bien §
Surtout étudiés en terminale avec un prof de littérature de qualité.

Si je savais ce que j'ai foutu de ma copie du bac blanc de l'époque qui a obtenu 18, je retaperais texto le tout sans plus tarder, mais bon, le fait est que je ne sais pas, alors on va faire avec ce qu'on a.

Charles Perrault.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet être exceptionnel est un auteur contemporain.
Du XVIIème siècle.

Il est l'auteur de nombreux écrits, mais c'est des Contes de ma mère l'Oye qu'il va être question aujourd'hui. Et de leur étude comparée avec Gustave Doré, qui les illustra au XIXème siècle, un beau jour où il n'avait rien d'autre à faire.

Alors bon, je ne suis plus en terminale depuis deux ans déjà, et ceci est un blog de DÉTENTE (ou du moins il essaye de l'être), alors on va TENTER de faire un truc pas trop formel.
Le mot clé ici étant "tenter".

Parlons d'abord du Petit Chaperon Rouge.
Connaissez-vous cette tragique histoire, dans laquelle une petite fille vêtue de rouge va livrer un pot de beurre et une galette chez sa mère grand ? (Et je lole sur le mec qui avait écrit dans sa copie qu'elle partait livrer une tarte et un pot de confiture.)

Je suppose que vous vous dîtes que c'est une histoire qui a un happy end. La pauvre jeune fille, après sa grand mère, se fait dévorer par le loup. MAIS LE BÛCHERON ARRIVE §§§
Eh bien non.

Car chez Perrault, premier à avoir écrit ce conte, le Chaperon meurt. Et que dire de sa mère, qui, avant son départ, ne l'avait pas avertie des dangers de la forêt ???
C'est grave.

Bon, ensuite, Cendrillon.
Voilà un cas intéressant, et le premier de ceux pour lesquels Gustave Doré va nous intéresser.

Revenons d'abord sur la situation de base. Cendrillon, jeune fille plutôt pauvrement vêtue, ne se rendra pas au bal.
Drame.
Mais soudain, LA FÉE ARRIVE ET ELLE VA TOUT CHANGER §§§
Avec sa baguette magique, elle donne à Cendrillon un énorme coup de pouce. Voilà le passage illustré par Doré.

Doré, aussi incroyable que cela puisse paraître, ne voulait pas admettre la dimension magique des contes de Perrault, et essayait, le plus possible, de rester terre-à-terre. C'est triste, quand même.

Par ailleurs, on avait remarqué, pendant l'un des cours consacré à Perrault, que la version de Disney était, de toutes les versions adaptées, celle qui se rapprochait le plus de la version originale. Il suffisait d'enlever les figurants qui n'étaient pas présents dans l'œuvre originale (Le chat stupide et les souris débile, en résumé), et on la retrouvait.

D'autant plus qu'un immense débat avait eu lieu : Cendrillon portait-elle des pantoufles de verre ? Ou des pantoufles de vair ? Comme semblent l'indiquer beaucoup de versions. La version de Disney montre des pantoufles en verre, et, quasiment uniquement pour ça, beaucoup d'abrutis ont taxé Disney de faire des trucs niais.
Ce n'est la plupart du temps pas fondamentalement faux, mais pas dans le cas de Cendrillon.

C'étaient des pantoufles de verre. C'est précisément ce qui est écrit dans l'œuvre de Perrault, et les détracteurs de cette théorie sont des abrutis qui ont oublié la dimension magique et fantastique des contes. Ou alors ils ont été influencés par Doré, qui sait.

Bref, je passe sur le Chat Botté, au cours duquel Doré s'est permis une ou deux libertés, démontrant sa volonté de se démarquer de ce qu'avait fait Perrault. Non seulement le chat est botté, mais il acquiert de l'équipement supplémentaire. (Il a fait du level-up, quoi.) Par ailleurs, on peut s'attarder sur la scène du banquet de l'ogre.

Ici, outre l'équipement supplémentaire du chat (Notamment un chapeau), nous pouvons surtout constater la représentation du banquet de l'ogre, constitué d'enfants. Cela n'est pas décrit par l'auteur. C'est l'illustrateur même qui a pris l'initiative. Il n'a pas tort, notez.

Rapidement, à propos du Petit Poucet : Il a deux fins. Doré s'en est tenu à la première. La deuxième fait perdre son innocence au héros, ce n'est donc certainement pas innocent.

Je termine ce tour d'horizon (Il le faut, pourtant) par Peau d'Âne.
Pour l'anecdote, c'est un conte en vers. Perrault en a écrit trois. (Les deux autres étant Griselidis et Les souhaits ridicules, une histoire courte, comique et irrévérencieuse.)

Peau d'Âne
, donc.
L'histoire d'une malheureuse princesse qui décide de fuir son père. Qui désire l'épouser. OMG INCESTE.
Le fait est qu'un gigantesque mariage est organisé. Mariage au cours duquel GUSTAVE DORÉ SE CONTREDIT.

Peau d'Âne est le conte qui a le moins recours à une dimension fantastique.
Or, Gustave Doré, qui a pris un malin plaisir à dépeindre des scènes relativement plausibles, prend le lecteur à contrepied et nous propose une illustration plus que magique de la scène qui s'y prêtait le moins.

Car en effet, cette scène regorge d'éléments improbables. J'ai la flemme de les lister, alors cherchez les si ça vous amuse.

Conclusion : Lisez Perrault, c'est le bien.

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