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dimanche 29 novembre 2009

Runaway : A Twist of Fate

Je suis un jeu de qualité, achetez-moi ou je boude.

Trois ans. Trois ans d'attente pour le dernier Runaway. Ça en aura quand même fait moins pour moi, étant donné que j'avais acheté Runaway 2 dans sa version DS (Qui était de la merde, mais qui reste très bien quand on n'a pas goûté à l'excellence du jeu original PC) quasiment à sa sortie en 2007, et que je n'ai pu jouer aux deux jeux PC que plus tard. Le deuxième beaucoup plus tard. Il faut de la motivation pour racheter un jeu qu'on a déjà fait. Mais bon, cette même motivation m'a bien fait acheter deux fois deux des Ace Attorney. (Trois si on compte celui que j'avais paumé, mais bon)

Pour ce qui est des deux premiers Runaway, je ne vous refais pas le test que vous pourrez lire dans le premier numéro d'OGM.

A Twist of Fate est donc le troisième. Il conclut tout, semble-t-il, puisque Pendulo semble dire que c'est une trilogie. La possibilité d'un quatrième Runaway reste existante, mais très peu probable.

Pour rappel, le premier Runaway nous plaçait dans la peau de Brian Basco, qui renversait Gina Timmins, une danseuse, avec sa voiture, sans se douter qu'elle était justement poursuivie par la mafia. S'ensuivait une aventure qui les faisait traverser les USA.

Le second se déroule pendant les vacances qu'ils avaient décidé de prendre en couple. Le pilote de l'avion qu'ils ont pris à destination de Mala Island, un coin reculé de l'archipel d'Hawaï, rend l'âme pendant le trajet. Brian pousse Gina hors de l'appareil, avec le seul parachute disponible, et se crashe pendant que l'armée présente sur l'île tire sur sa copine.
Le jeu se terminait par un incompréhensible aussi bien que frustrant "À suivre". Charmant.

Quoi qu'il en soit, et c'est bien dommage, Runaway 3 ne commence pas là où s'était arrêté le précédent. En fait, il commence... À l'enterrement de Brian.

On apprend rapidement que ce n'est qu'un simulacre, que Brian est bien vivant, et que Gina va devoir le tirer de là.
Et là on en vient à la première nouveauté du soft : Gina, abonnée aux ennuis dans Runaway 1, quasiment absente du 2, se retrouve contrôlée par le joueur, en alternance avec son copain. C'est sympathique.

Pour ce qui est de Brian, une bien sinistre nouvelle nous apprend qu'il s'est, à l'origine, retrouvé dans un hôpital psychiatrique pour vérifier s'il était bien amnésique. En effet, il ne se souvenait de quasiment aucun évènement de Runaway 2. Jusqu'au moment où il s'est retrouvé, un pistolet en main, en face du corps inerte de Nathaniel L Kordsmeier, le méchant le plus charismatique de toute l'histoire du jeu vidéo. DONC OUI, LE SIMPLE FAIT QU'IL SOIT DÉCÉDÉ ME FAIT RAGER.

Je suis Brian Basco. Et il paraît que je suis fou.

Ce qui fait le lien entre R2 et R3 ? Pas de souci. Pour ne pas paumer les joueurs, le studio a décidé de faire un jeu accessible, ne contenant les explications qu'à la fin, grâce à la si utile méthode du flashback. Cependant, non seulement les flashbacks de R2 relèvent de l'incitation à l'achat, mais ils ont réussi à mettre toute une scène de flashbacks de R1. Qui sont ENCORE PLUS de l'incitation à l'achat. Si ça, c'est pas du marketing de qualité...


Je m'appelle Kordsmeier, je me parfume au napalm, ET J'AI LA CLASSE.

Pendulo nous a une fois de plus sorti un travail de qualité au niveau des graphismes. Ils valent largement ce qu'on nous avait déjà fait, même si je trouve que le nombre de décors explorables et le nombre de nouveaux personnages est beaucoup trop faible, par rapport à la comparaison R1-R2. Dans le même ordre d'idée, venir à bout du jeu, sans être une mince affaire, ne prend pas énormément de temps. M'enfin, c'est toujours mieux que les quelques heures requises pour Time Hollow.

Au niveau de la bande sonore, j'ai envie de dire qu'il n'y a rien d'exceptionnel par rapport aux deux jeux précédents, dans le sens où l'OST enchante le joueur dans les trois jeux, tout en restant très discrète. Elle avait peut-être même plus d'impact dans le premier. Le thème du générique de fin est tout aussi agréable à écouter que ceux des deux autres, même si j'ai toujours une préférence pour celui de Dream of the Turtle.
Pour ce qui est des doublages, la VF bénéficiait déjà d'une prestation de GRANDE qualité sur R1 et R2. Ici, les doubleurs se sont tout simplement déchaînés, et aucune réplique ne peut passer inaperçue, d'autant plus que les répliques en elles-mêmes sont bourrées à la fois d'humour et de références. Références bien sûr souvent inattendues, même si les gens de Pendulo sont coutumiers du fait.

Un point noir de ce jeu, ce sont les bugs. Je ne remercierai jamais assez Pendulo d'avoir, le jour même de la sortie, mis au point un patch pour les rares personnes à buguer au niveau de la bande sonore. Par une sorte de malédiction, la même qui m'avait fait perdre jour après jour l'ensemble de mes succès sur L4D2, j'ai subi ce bug. Par contre j'ai bénéficié du patch 1.3, qui était encore une bêta, et de ce fait j'ai dû recommencer le jeu.

Toujours dans l'ordre des défauts, on peut parler des sous-titres, sur lesquels absolument AUCUN SOIN n'a été apporté. Le joueur malin les enlève donc pour pouvoir apprécier la bande sonore. M'enfin, quand j'ai bugué en faisant ça et que j'ai dû recommencer le jeu, je me suis abstenu de réessayer.

Le système de jeu de ce Runaway offre de rares nouveautés, mais elles rendent le jeu étonnamment confortable.

Pour commencer, double cliquer sur un point de la zone permet de s'y téléporter. C'est de la gagnance épique, qui évite de se taper des trajets interminables.
Ensuite, on a droit à un système d'aide étonnamment bien pensé, dirigé par Joshua, ce si sympathique chercheur d'extraterrestres. Mais rien que pour l'entendre dire, comme il l'a si souvent dit, "Ça calme, hein ?", j'aurais plutôt tendance à cliquer dessus même quand je n'en ai pas besoin.

On est des mafieux et on est là pour s'assurer que le travail soit bien fait.

Passons justement aux personnages.
La galerie de protagonistes des Runaway 1 et 2 s'enrichit donc de quelques personnages supplémentaires. Jusque là, rien d'exceptionnel. C'est même sacrément décevant. Oh bien sûr, ils se révèlent aussi, voire plus géniaux que les personnages que l'on avait déjà pu apprécier, cependant, par rapport à R2, sont beaucoup moins nombreux. D'autant plus que certains pensionnaires de l'asile ne font aucune apparition alors qu'ils sont cités plusieurs fois au cours du jeu. Dommage, car les rencontrer aurait certainement été une expérience... Enrichissante. BANANE. (Désolé, c'est sorti tout seul.)

Cela dit, Runaway : A Twist of Fate, reste dans la lignée de ses prédécesseurs. Il permet par ailleurs d'en finir, même si c'est de façon beaucoup trop précipitée, avec Runaway 2.

Runaway est donc, assurément, à jouer. La série entière, de préférence. Juste que c'est un peu cher, mais bon. D'ailleurs il va peut-être falloir attendre une baisse de prix sur le troisième, étant donnée sa plutôt faible durée de vie. Ou sinon vous prenez le coffret Trilogie. Les trois Runaway pour un prix plutôt honnête, c'est pas trop mal, non ?

2 commentaires :

  1. honnetement, j'ai jamais vu un aussi mauvais testeur, je suis tomber sur le site par hasard et c'est pas demain la veille que j'y remettrai les pieds, sur ce, bonne continuation

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  2. Et sinon, l'argumentation, tu connais ?

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