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mardi 17 novembre 2009

La Ribambelle

Autant je n'aime pas du tout Boule et Bill, autant, du même auteur, j'ai grandement apprécié la Ribambelle. C'est — aussi incroyable que cela puisse paraître — une bande dessinée mettant en scène une bande de gamins. Qui vivent de palpitantes aventures.

La situation initiale est limpide. Ces enfants pleins d'avenir et d'ambition vivent en Belgique -En accord avec le keikaku l'auteur.

Quoi qu'il en soit, en ces temps anciens que sont les sixties, quand on est gosse et qu'on veut s'amuser, il faut bien utiliser son imagination.
Et la Ribambelle, en bonne bande de gamins imaginatifs, décide d'utiliser pour QG un terrain vague.
Le drame se pose dès le premier volume : Un riche promoteur veut en effet mettre la main dessus.

Leur persévérance leur permet de sauver leur terrain vague (non non, c'est pas un spoil, le spoil c'est le moyen utilisé), puis ils vivent d'autres aventures plus palpitantes les unes que les autres.

L'intérêt de la Ribambelle ne vient de toutes façons pas de son scénario ou de son dessin, bien qu'ils soient tous les deux exemplaires, mais plutôt de sa galerie de personnages. Certes certains sont des plus classiques, mais les autres sont de véritables caricatures de personnages de nationalités diverses et variées, allant jusqu'au cliché.

Les trois premiers personnages, Phil, Grenadine et Dizzy, sont issus d'une bande dessinée plus ancienne. Pour le côté cliché, Dizzy est un noir qui fait du jazz.
Cela établi, trois nouveaux personnages rejoignent le groupe.

Archibald, un sympathique Écossais (Dont la famille est, bien sûr, par définition, plutôt économe), et Atchi et Atcha, deux Japonais.
Comme à l'époque on ne connaissait pas la culture manga en France, ces deux petits ne la connaissent pas non plus. Tout leur temps, ils le consacrent au judo. Et l'entraînement s'avère plus que payant, étant donné le nombre de personnes à qui ils mettent des roustes.

Parlons-en, des adversaires de la Ribambelle. Outre des adultes aux querelles fort variées, ils rencontreront sur leur chemin une bande de jeunes délinquants. Vraiment. Une bande appelée "Les caïmans", menée par un chef qui s'appelle Tatane, qui veut la Ribambelle à sa botte, et dont l'illettrisme serait presque touchant si les situations rocambolesques dans lesquelles il se plonge -accompagné de ses deux caïds, comme lui plus bêtes que méchants- n'avaient pas tôt fait de divertir le lecteur.

Il est cependant dommage que Roba se soit arrêté en si bon chemin. Après six volumes (à l'époque chez Dupuis, mais étrangement réédité en intégrale par Dargaud, allez comprendre ça), l'auteur, en effet, laisse tomber les charmants bambins pour se consacrer à Boule et Bill.

Ce que je désapprouve. Totalement.

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