Sweet dreams everyone ! Good night, sleep tight, don't let the bed bug bite !

dimanche 29 novembre 2009

UTL d'Or de la bande dessinée francophone

Bon, c'est le moment pour un GRAND ÉVÈNEMENT QUI MARQUERA DES DÉCENNIES TOUT ENTIÈRES.

Mais n'y allons pas par quatre chemins, je vais tout bonnement remettre des récompenses aux bandes dessinées qui m'ont le plus marqué depuis ma naissance. Ce qui fait somme toute beaucoup de papier.

Enfin bon bref, allons-y sans plus tarder.

UTL d'or du meilleur scénario

Sans surprise, c'est Harding was here qui l'emporte.




Un personnage principal à l'ego surdimensionné, des voyages dans le temps, des paradoxes temporels, et des tonnes de personnages historiques, que demander de plus ?

UTL d'or du meilleur graphisme

Eh bien ce prix est décerné à la série du Gottferdom Studio, parce que Dav roxxe. Si si, je vous assure, il roxxe. Sévèrement, même.



UTL d'or du meilleur concept


Le meilleur concept ? C'est parfait pour En plein dans le mythe, une bande dessinée fort sympathique qui raconte ce qui est arrivé aux personnages célèbres/mythiques/à compléter à leur début, à commencer par Jésus. Ça fonctionne en running gag d'une case et ils sont presque tous d'une génialosité déconcertante.

UTL d'or de la meilleure série terminée

C'est un peu délicat d'attribuer un tel prix : Une série terminée, soit c'est parce que son auteur est décédé, soit c'est parce qu'il est passé à autre chose. Ou alors c'est terminé parce que c'est terminé, mais ce genre de cas de figure est extrêmement rare, contrairement au Japon, où les mangas ont toujours une fin. (Sauf Détective Conan.)
En l'occurrence, ce prix va à une série pour laquelle les auteurs ont changé de job. J'espère toujours qu'ils la reprennent, mais ça a plutôt l'air vain pour le moment. Ces auteurs sont des enfoirés, mais restent néanmoins les auteurs de Sir Pyle.

L'histoire palpitante d'un môme qui a la jeunesse éternelle depuis quatre bons millénaires (mais il a plutôt tendance à se rajeunir) et qui occupe l'emploi de mythecin. En d'autres termes, il soigne les bestioles légendaires/mythiques/à compléter.
Et il en a des choses à raconter à son valet fantôme, sur sa carrière.

UTL d'or du meilleur scénariste

Sans aucune hésitation, Greg. Pour Achille Talon. Et ses successeurs, je les emmerde.

UTL d'or de la meilleure adaptation en dessin animée

Ce prix va à Tintin, car jamais aucune adaptation n'a autant collé à l'œuvre originale.

(Par contre, la remasterisation du générique est beaucoup moins belle que la version originale. Et y avait une vidéo avant, ouais. Elle a été supprimée, tant pis.)

UTL d'or de la meilleure adaptation en jeu vidéo

Lucky Luke sur Game Boy Color, mais je ne m'étendrai pas là dessus, si vous me lisez régulièrement vous savez pourquoi.

UTL d'or de la meilleure adaptation en film

Largo Winch. Sans aucune hésitation. Pourquoi ? Mais parce que dans ce film, il y a absolument tout ce qu'on pourrait attendre d'une adaptation de qualité. Certes, quelques détails diffèrent de l'œuvre d'origine, ça n'en reste pas moins largement supérieur à tout ce qui s'est fait d'autre en matière d'adaptation de bande dessinée. Et l'acteur qui interprète Largo joue son rôle à merveille. (Même chose pour les autres, mais bon.)


UTL d'or du meilleur magazine de bande dessinée

Pilote. Spirou est sympathique à lire, Lanfeust Mag aussi, Fluide Glacial suxxe parce que les histoires à suivre ne sont jamais conclues (Pire argument de vente de tous les temps), mais décidément, rien ne vaut les magazines du passé.

UTL d'or de la meilleure œuvre inachevée

Tintin et l'alph-art.
Juste parce que je voulais absolument le voir figurer dans ce top.
Hergé nous avait en effet pondu là son meilleur scénario, vraiment, et c'est d'autant plus regrettable qu'il n'ait pas pu aller jusqu'au bout. On se console avec les éditions pirates, en se disant que si la Fondation Hergé avait été plus coulante, la version d'Yves Rodier, dont la trame est exactement identique aux notes d'Hergé qui ont été retrouvées bien plus tard, serait entre toutes les mains.

UTL d'or de la meilleure bande annonce

Colt Bingers : L'insoumis
a la chance rare de disposer d'une bande annonce vidéo. Et elle s'octroît de plus le luxe d'être excellente.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


UTL d'or de la meilleure bande dessinée

Ce prix d'excellence ne doit pas être accordé à la légère, sinon il risque d'y avoir une CATASTROPHE NATURELLE IMPRÉVISIBLE.
Mais il le faut, pourtant. L'UTL d'or de la meilleure bande dessinée est accordé à...

Philémon. Qu'est-ce que Fred nous a fait là ? Un scénario en béton, une mise en scène de qualité, des personnages tous plus farfelus les uns que les autres, et surtout un univers extrêmement riche et onirique, illuminé par le phare-hibou.

Runaway : A Twist of Fate

Je suis un jeu de qualité, achetez-moi ou je boude.

Trois ans. Trois ans d'attente pour le dernier Runaway. Ça en aura quand même fait moins pour moi, étant donné que j'avais acheté Runaway 2 dans sa version DS (Qui était de la merde, mais qui reste très bien quand on n'a pas goûté à l'excellence du jeu original PC) quasiment à sa sortie en 2007, et que je n'ai pu jouer aux deux jeux PC que plus tard. Le deuxième beaucoup plus tard. Il faut de la motivation pour racheter un jeu qu'on a déjà fait. Mais bon, cette même motivation m'a bien fait acheter deux fois deux des Ace Attorney. (Trois si on compte celui que j'avais paumé, mais bon)

Pour ce qui est des deux premiers Runaway, je ne vous refais pas le test que vous pourrez lire dans le premier numéro d'OGM.

A Twist of Fate est donc le troisième. Il conclut tout, semble-t-il, puisque Pendulo semble dire que c'est une trilogie. La possibilité d'un quatrième Runaway reste existante, mais très peu probable.

Pour rappel, le premier Runaway nous plaçait dans la peau de Brian Basco, qui renversait Gina Timmins, une danseuse, avec sa voiture, sans se douter qu'elle était justement poursuivie par la mafia. S'ensuivait une aventure qui les faisait traverser les USA.

Le second se déroule pendant les vacances qu'ils avaient décidé de prendre en couple. Le pilote de l'avion qu'ils ont pris à destination de Mala Island, un coin reculé de l'archipel d'Hawaï, rend l'âme pendant le trajet. Brian pousse Gina hors de l'appareil, avec le seul parachute disponible, et se crashe pendant que l'armée présente sur l'île tire sur sa copine.
Le jeu se terminait par un incompréhensible aussi bien que frustrant "À suivre". Charmant.

Quoi qu'il en soit, et c'est bien dommage, Runaway 3 ne commence pas là où s'était arrêté le précédent. En fait, il commence... À l'enterrement de Brian.

On apprend rapidement que ce n'est qu'un simulacre, que Brian est bien vivant, et que Gina va devoir le tirer de là.
Et là on en vient à la première nouveauté du soft : Gina, abonnée aux ennuis dans Runaway 1, quasiment absente du 2, se retrouve contrôlée par le joueur, en alternance avec son copain. C'est sympathique.

Pour ce qui est de Brian, une bien sinistre nouvelle nous apprend qu'il s'est, à l'origine, retrouvé dans un hôpital psychiatrique pour vérifier s'il était bien amnésique. En effet, il ne se souvenait de quasiment aucun évènement de Runaway 2. Jusqu'au moment où il s'est retrouvé, un pistolet en main, en face du corps inerte de Nathaniel L Kordsmeier, le méchant le plus charismatique de toute l'histoire du jeu vidéo. DONC OUI, LE SIMPLE FAIT QU'IL SOIT DÉCÉDÉ ME FAIT RAGER.

Je suis Brian Basco. Et il paraît que je suis fou.

Ce qui fait le lien entre R2 et R3 ? Pas de souci. Pour ne pas paumer les joueurs, le studio a décidé de faire un jeu accessible, ne contenant les explications qu'à la fin, grâce à la si utile méthode du flashback. Cependant, non seulement les flashbacks de R2 relèvent de l'incitation à l'achat, mais ils ont réussi à mettre toute une scène de flashbacks de R1. Qui sont ENCORE PLUS de l'incitation à l'achat. Si ça, c'est pas du marketing de qualité...


Je m'appelle Kordsmeier, je me parfume au napalm, ET J'AI LA CLASSE.

Pendulo nous a une fois de plus sorti un travail de qualité au niveau des graphismes. Ils valent largement ce qu'on nous avait déjà fait, même si je trouve que le nombre de décors explorables et le nombre de nouveaux personnages est beaucoup trop faible, par rapport à la comparaison R1-R2. Dans le même ordre d'idée, venir à bout du jeu, sans être une mince affaire, ne prend pas énormément de temps. M'enfin, c'est toujours mieux que les quelques heures requises pour Time Hollow.

Au niveau de la bande sonore, j'ai envie de dire qu'il n'y a rien d'exceptionnel par rapport aux deux jeux précédents, dans le sens où l'OST enchante le joueur dans les trois jeux, tout en restant très discrète. Elle avait peut-être même plus d'impact dans le premier. Le thème du générique de fin est tout aussi agréable à écouter que ceux des deux autres, même si j'ai toujours une préférence pour celui de Dream of the Turtle.
Pour ce qui est des doublages, la VF bénéficiait déjà d'une prestation de GRANDE qualité sur R1 et R2. Ici, les doubleurs se sont tout simplement déchaînés, et aucune réplique ne peut passer inaperçue, d'autant plus que les répliques en elles-mêmes sont bourrées à la fois d'humour et de références. Références bien sûr souvent inattendues, même si les gens de Pendulo sont coutumiers du fait.

Un point noir de ce jeu, ce sont les bugs. Je ne remercierai jamais assez Pendulo d'avoir, le jour même de la sortie, mis au point un patch pour les rares personnes à buguer au niveau de la bande sonore. Par une sorte de malédiction, la même qui m'avait fait perdre jour après jour l'ensemble de mes succès sur L4D2, j'ai subi ce bug. Par contre j'ai bénéficié du patch 1.3, qui était encore une bêta, et de ce fait j'ai dû recommencer le jeu.

Toujours dans l'ordre des défauts, on peut parler des sous-titres, sur lesquels absolument AUCUN SOIN n'a été apporté. Le joueur malin les enlève donc pour pouvoir apprécier la bande sonore. M'enfin, quand j'ai bugué en faisant ça et que j'ai dû recommencer le jeu, je me suis abstenu de réessayer.

Le système de jeu de ce Runaway offre de rares nouveautés, mais elles rendent le jeu étonnamment confortable.

Pour commencer, double cliquer sur un point de la zone permet de s'y téléporter. C'est de la gagnance épique, qui évite de se taper des trajets interminables.
Ensuite, on a droit à un système d'aide étonnamment bien pensé, dirigé par Joshua, ce si sympathique chercheur d'extraterrestres. Mais rien que pour l'entendre dire, comme il l'a si souvent dit, "Ça calme, hein ?", j'aurais plutôt tendance à cliquer dessus même quand je n'en ai pas besoin.

On est des mafieux et on est là pour s'assurer que le travail soit bien fait.

Passons justement aux personnages.
La galerie de protagonistes des Runaway 1 et 2 s'enrichit donc de quelques personnages supplémentaires. Jusque là, rien d'exceptionnel. C'est même sacrément décevant. Oh bien sûr, ils se révèlent aussi, voire plus géniaux que les personnages que l'on avait déjà pu apprécier, cependant, par rapport à R2, sont beaucoup moins nombreux. D'autant plus que certains pensionnaires de l'asile ne font aucune apparition alors qu'ils sont cités plusieurs fois au cours du jeu. Dommage, car les rencontrer aurait certainement été une expérience... Enrichissante. BANANE. (Désolé, c'est sorti tout seul.)

Cela dit, Runaway : A Twist of Fate, reste dans la lignée de ses prédécesseurs. Il permet par ailleurs d'en finir, même si c'est de façon beaucoup trop précipitée, avec Runaway 2.

Runaway est donc, assurément, à jouer. La série entière, de préférence. Juste que c'est un peu cher, mais bon. D'ailleurs il va peut-être falloir attendre une baisse de prix sur le troisième, étant donnée sa plutôt faible durée de vie. Ou sinon vous prenez le coffret Trilogie. Les trois Runaway pour un prix plutôt honnête, c'est pas trop mal, non ?

samedi 28 novembre 2009

Basil, détective privé

Aujourd'hui, j'ai décidé de faire l'apologie d'un Disney, omg omg omg.
MAIS DUQUEL. Me demanderez-vous certainement.

EH BIEN.
DE.

Basil ! Le détective privé ! (Mais y a aucun suspense à cause du titre, bon)


Je mets la couverture de la VHS parce qu'elle est beaucoup plus mieux que celle du DVD.

C'était il y a bien longtemps, à une époque où l'on pouvait encore considérer que Disney produisait de la qualité.

Quoi qu'il en soit, c'est un point de vue tout à fait original que Disney nous adopte là, puisque la société transpose Sherlock Holmes d'un point de vue animal. Apparemment, ça reste l'adaptation d'un livre, mais le point de vue souris reste excellent par rapport aux décors humains. Un peu comme Toy Story, quoi.

Le saviez-vous ? Basil est tiré d'un bouquin qui s'appelle The Great Mouse Detective.

Mais surtout, le point fort de Basil, c'est son méchant. Un méchant comme on n'en fait plus. Ratigan. Un rat, entouré de sbires machiavéliques, d'une chauve-souris avec une jambe de bois, et d'une chatte particulièrement dangereuse pour la santé. Il a pour objectif ultra égocentrique de devenir le maître non pas du monde, mais du royaume des souris, ce qui est déjà gros compte tenu de sa taille.

Et en plus il a un thème musical de qualité, c'est le bien.





Basil Détective Privé, ça date aussi d'une époque où Disney innovait à chaque dessin animé. Ainsi, ce film dispose de toute une séquence réalisée par ordinateur. De l'aveu des réalisateurs, ça permettait des effets de caméra encore jamais vus, donnant l'impression d'un film authentique.

Après, pour la trame, c'est un Disney particulièrement sordide. Un Disney comme on n'en fait plus, quoi.
Olivia, une petite fille qui fête son anniversaire en compagnie de son père, fabricant de jouet, voit son père se faire enlever par la chauve-souris à la jambe de bois. (L'âme damnée de Ratigan, donc.)
Elle part donc à la recherche de Basil, sur lequel elle a vu un article. Ce détective, de la trempe de Sherlock Holmes, est taillé pour la recherche de personnes et d'objets disparus. Pile ce qu'elle recherche. Elle arrive en compagnie de Dawson, dès à présent officialisé Watson de Basil. Ce dernier est d'abord réticent, mais, en apprenant l'implication de la chauve-souris, décide de partir mener l'enquête.

Graphiquement, on est loin des forts niaises adaptations de contes (Qui ont au moins le mérite de retranscrire les œuvres de base fidèlement, Cendrillon n'a jamais été aussi bien adapté, et si vous n'êtes pas d'accord allez demander à mon prof de littérature de terminale) du style de Blanche-Neige. Disney réussit à nous sortir un univers extrêmement glauque (pour du Disney), avec des personnages particulièrement charismatiques (Y a que Scar pour réussir à faire plus fort) et une mise en situation des plus ingénieuses.

Au niveau sonore, c'est simplement excellent. Pas de chanson superflue, comme on a pu en voir dans d'autres Disneys : Le thème de Ratigan, une chanson de bar, et un disque lancé par Ratigan. "Bye bye, déjà". Le nouveau hit des années 1990, sérieux. Quant au thème du générique, il est simplement merveilleusement bien réalisé.

Scénaristiquement, c'est impeccable. Graphiquement, c'est impeccable. Musicalement, c'est impeccable. Que demander de plus ?

vendredi 27 novembre 2009

The Secret of Monkey Island : Special Edition

"Je m'appelle Guybrush Threepwood. Et je veux devenir un pirate !"


Partant de ce postulat, le héros de ce point and click de la grande époque des LucasArts, se dirige vers le Scumm Bar, où les pirates se saoûlent. On lui confie alors des missions, ayant pour but de faire de lui, puisqu'il le désire si ardemment, un terrible pirate.

L'une de ces missions lui fait rencontrer Elaine Marley, le gouverneur de l'île. C'est le coup de foudre entre les deux personnages, mais ils n'ont pas le temps de vivre leur idylle : Le fantôme pirate LeChuck enlève Elaine.

Monkey Island est, à l'origine, un jeu Scumm. Et comme c'est pas impossible que je reparle de jeux issus de ce système dans un avenir plus ou moins éloigné, j'en profite pour lancer une nouvelle catégorie.

Il date des années 90, comme la plupart des autres jeux Scumm, néanmoins l'édition spéciale date de 2009. On peut donc attendre quelques nouveautés.



Avant



Après

Comme on peut le constater ci-dessus, la première nouveauté visible est graphique : Sans être révolutionnaire, l'édition spéciale dispose de graphismes tout à fait honnêtes, et en accord avec ce qui se fait de nos jours. Ils restent contestables par rapport à ce qui s'est fait avant dans la série des Monkey Island, mais ce n'est pas grave, puisque ce jeu est aussi jouable en mode Scumm d'origine ! On peut même alterner ! Débauche. Et pour ça, on peut remercier les codeurs, qui se sont basé sur le système Scumm pour la nouvelle version.

Quoi de neuf ensuite ? La bande sonore. Elle n'a été faite qu'en Anglais, et tant mieux, en fait, quand on voit l'écart avec la traduction. En mode classique, il n'y a pas de Français possible non plus. C'est pas plus mal, mais, compte tenu du fait que la VF a existé, c'est plutôt étrange.

Un défaut cependant : On est obligé de se taper l'ancienne bande sonore quand on est en mode classique. C'est assez pénible, étant donné la surpuissance de la nouvelle. Apparemment il y a un tutorial qui permet de régler ça sur PC, mais bon.

Pour le contenu, c'est un point and click à l'ancienne. Ça s'avère cependant très, voire plus agréable à jouer à la manette 360. (En parlant de ça, c'est disponible à la fois sur 360 par l'XBLA, et sur PC par Steam. Je n'ai toujours pas de 360, concluez-en ce que vous voulez.)

Les énigmes de rigueur se révèlent ultra tordues. Quand on compare, Runaway est une partie de plaisir, et pourtant Dieu sait que ce jeu n'est pas simple (Quoique Twist of Fate, qui est paru hier, est moins complexe que ses deux prédeccesseurs)

Et puis, plusieurs fins sont possibles. Je n'en ai vu qu'une seule, mais c'est certain que, quand on le sait, ça rallonge assez la durée de vie du jeu.

Quoi qu'il en soit, si vous n'y avez pas encore joué, n'hésitez pas !

vendredi 20 novembre 2009

Wario Ware Touched

Wario Ware Touched. C'est l'un des premiers jeux parus sur DS, et le seul de qualité à l'époque à part Super Mario 64 DS.

Le principe, fort simple, est le même que les autres jeux de la série. Il s'agit donc d'une succession ininterrompue de micro-jeux, dans le seul but de battre un hi-score.

Bien entendu il ne faut pas se leurrer, le principal intérêt du jeu vient de toute la tranche de fanservice qui est représentée par 9volts et son compère 18volts. Ces deux personnages proposent en effet des jeux tirés des plus grands succès de Nintendo, ici principalement de la Nes, et adaptés à la maniabilité DS. Le résultat s'avère plus que convaincant.

Graphiquement, c'est adapté à l'univers du jeu, donc c'est plutôt agréable.
En terme de musique, rien ne se détache véritablement, à part le thème d'Ashley, qui poutre. D'ailleurs il est aussi dans Super Smash Bros Brawl, autant en Jap qu'en US, ce qui est fort positif.

Après, ce qui est dommage, c'est la maniabilité. Elle ne rentabilise que le stylet et le micro, les deux nouveautés de la DS, quoi. Certes, l'un des mini-jeux déblocables (Parce que, cerise sur le gâteau, on peut débloquer des mini-jeux en accomplissant des objectifs) permet d'utiliser L et R, mais je suis certain que permettre au moins de naviguer aux boutons dans les menus aurait été un plus non négligeable.

Par ailleurs, Wario Ware présente, et c'est malheureux, une durée de vie fort courte. Terminer le jeu en obtenant les couronnes d'argent pour tous les personnages (Les couronnes d'or, qui sont le dernier objectif, je préfère ne pas en parler parce que c'est quasiment infaisable et en plus on finit par s'ennuyer à force de refaire sans fin les mêmes jeux) est, en soi, un objectif plus que louable, mais deux heures suffisent pour l'accomplir, ce qui n'est certainement pas assez, même si on ne se lasse pas de refaire les jeux de 9volts et 18volts.

jeudi 19 novembre 2009

Left 4 Dead : Une affaire qui roule ?

Récemment, j'ai commencé à jouer à Left 4 Dead, un jeu Valve. J'ai aussi acheté le jeu Left 4 Dead 2 parce que ça avait l'air SYMPA.
Me voilà bien surpris.

On nous l'avait promis, on nous l'a servi : Une IA Director (le machin qui gère les évènements de terrain) plus retorse que jamais, qui n'hésite pas à envoyer infecté spécial sur infecté spécial (et se faire aplatir trois fois de suite n'est pas l'expérience de jeu la plus agréable que j'aie vécu) juste pour compliquer la vie des quatre nouveaux survivants.

Par contre, si l'on compare les personnages ainsi que les dialogues de L4D1 à ceux de L4D2, on constate une scénarisation beaucoup plus poussée, ce qui n'est pas plus mal pour l'immersion.

Au rang des nouveautés les plus appréciables, les armes de corps à corps figurent en bonne place. Il y en a huit, avec lesquelles on se fera un plaisir de décapiter tout ce qui passera à notre portée. Même si ça reste risqué, au vu de l'augmentation exponentielle de la difficulté du jeu par rapport à son prédecesseur.

Tout cela est positif, bien sûr, même si ne pas avoir réussi à terminer la première campagne online m'a beaucoup irrité, mais maintenant je me demande de qui se moque le développeur. À l'heure actuelle, l'online lague de façon affreuse (En tout cas j'ai beaucoup moins de mal à jouer à L4D1.) Par ailleurs, et j'ai également constaté ce phénomène sur la démo jouable (Si elle est encore jouable n'hésitez pas à vous la prendre, d'ailleurs), mon jeu est passé du Français à l'Anglais sans que je touche aux options. En l'état ça ne me dérange pas parce que la version US m'intéresse ici davantage, mais j'aimerais bien comprendre d'où le jeu se comporte comme ça. L'ordinateur n'est pas supposé être autonome, il est supposé obéir.

D'ailleurs, en parlant de l'ordinateur, les partenaires ordi du mode offline (Parce que comme j'en ai eu marre j'ai fini la première campagne, Dead Center, en offline) sont encore plus stupides que ce à quoi je m'attendais.

Dans le premier jeu, les bots ont l'art de tomber des toits des immeubles. Ils ne s'étalent pas comme de grosses bouses, mais pour le coup ce ne serait pas plus mal parce que c'est ce qu'ils sont.
Dans L4D2, le summum du ridicule est atteint. Je n'ai pas encore eu l'occasion de vérifier ça dans L4D1, mais, dans le 2, donc, ces abrutis, une fois arrivés à l'abri, utilisent le médikit fraîchement acquis sur eux pour se soigner, alors que leur jauge de santé atteint presque le maximum et qu'il est clair qu'on va encore plus en prendre plein la tronche dans le niveau suivant.
Et bien sûr il n'y a pas d'autre médikit disponible, et tu te retrouves avec un seul pour tout le niveau, ce qui est bien maigre.

Par contre, un point positif pour les bots, c'est qu'ils ne lâchent pas le joueur humain d'une semelle, et sont donc plus réactifs pour le secourir en cas de coup dur. Ça tombe bien, parce que le dernier niveau de Dead Center n'est pas jouable si on se sépare, et que le concept même du niveau, à l'heure actuelle, fait que les joueurs en online se séparent. J'espère que ce comportement va être amené à évoluer, parce que c'est déjà assez difficile comme ça, et j'ai déjà perdu plus d'une demie-heure avec des humains incompétents. (Le moment où j'ai fait ce niveau avec des bots n'a pas été une partie de plaisir, mais au moins je l'ai fini. Youpi.)

Pour le reste, je ne dirais pas non à une fusion entre L4D1 et L4D2 si l'on possède les deux jeux, mais ce serait sûrement trop en demander.

mercredi 18 novembre 2009

Phoenix Wright. Sur Wii.

Ça a d'abord été une rumeur. Une rumeur stupide à laquelle il ne fallait pas prêter attention. Et puis la confirmation officielle. Les Ace Attorney réédités sur WiiWare. À un tarif préférentiel, le marché dématérialisé étant ce qu'il est.

Mais remontons au commencement.

Dans ce lointain pays qu'est le Japon, parut en 2001 le premier des Gyakuten Saiban. Sur Game Boy Advance. Il eut suffisamment de succès pour justifier ses deux suites, Gyakuten Saiban 2 et 3.

Un peu plus tard, ils ressortent sur DS, s'octroyant la langue Anglaise par la même occasion. Ils ne tardent pas à débarquer aux USA, et, aussi incroyable que cela puisse paraître, à percer en Europe, notamment en France. Le public Français pas réceptif aux visual novels ? Les Japonais seraient-ils des cons imbus de leur personne ? Cette seule série nous montre tout le POTENTIEL qu'un VN a à offrir, et les Japonais CONTINUENT DE NE PAS EXPORTER LEURS AUTRES VN. (Sauf Time Hollow, jeu qui a eu une traduction de merde.)

Quoi qu'il en soit, pour en revenir à la DS, il y a quelque chose qui a fortement déplu aux Japonais : Voir cette superbe série rééditée. C'était un beau cadeau pour les Européens, mais, quand on est fan, on ne compte pas et on n'hésite pas à acheter deux fois le même jeu. D'autant que le passage sur DS permettait de rendre la jouabilité tactile dans la mesure du possible, et aussi, de façon anecdotique, d'utiliser le micro.
Là où ça se corse, c'est que Gyakuten Saiban 1 DS a bénéficié de quelque chose qu'aucun autre n'a eu par la suite : Une affaire inédite.

L'on peut donc aisément comprendre la frustration de nos amis Japonais, obligés de jouer une deuxième fois au même jeu. Enfin, pour le coup, il leur suffisait d'enclencher la cartouche GBA pour débloquer l'affaire 5 directement, mais bon, ça vaut pas un jeu complet, quoi. Même avec des graphismes améliorés.

Apparemment, Gyakuten Saiban a également bénéficié d'une réédition PC, mais ça me semble sacrément anecdotique, donc passons au sujet qui nous préoccupe sans plus tarder.

L'édition Wii. L'édition. Wii.

MAIS À QUOI ÇA SERT, BON SANG.

Non seulement un visual novel, c'est beaucoup mieux par PC ou par console portable que par console de salon, mais Capcom avait promis, dans un COMMUNIQUÉ OFFICIEL, que les Ace Attorney ne paraîtraient jamais sur Wii. C'est pas mieux que la propagande de Goebbels. (Hop, point Godwin.)

Ce mensonge digéré, voyons ce que ça nous apporte.

Ça nous apporte EXACTEMENT les mêmes jeux, à des prix défiant toute concurrence, juste histoire que les gens qui ont acheté sur DS soient autant dégoûtés que les Japonais qui avaient acheté sur GBA. Et bien sûr, il y aura probablement une affaire inédite.
Par ailleurs, il semble que l'affaire 5 de PW1DS ne soit pas inclue, mais qu'on doive la payer séparément.

Maintenant, la question qui se pose est "s'arrêteront-ils là"?
Je ne voudrais pas être obligé de devoir rentabiliser ma Wii, ou pire encore, acheter une saleté de DSi. Srsly.



(Mais par contre si la traduction du 2 s'avère supérieure à l'originale, je veux bien l'acheter quand même. Et pour l'éventuelle affaire inédite, on verra.)

mardi 17 novembre 2009

La Ribambelle

Autant je n'aime pas du tout Boule et Bill, autant, du même auteur, j'ai grandement apprécié la Ribambelle. C'est — aussi incroyable que cela puisse paraître — une bande dessinée mettant en scène une bande de gamins. Qui vivent de palpitantes aventures.

La situation initiale est limpide. Ces enfants pleins d'avenir et d'ambition vivent en Belgique -En accord avec le keikaku l'auteur.

Quoi qu'il en soit, en ces temps anciens que sont les sixties, quand on est gosse et qu'on veut s'amuser, il faut bien utiliser son imagination.
Et la Ribambelle, en bonne bande de gamins imaginatifs, décide d'utiliser pour QG un terrain vague.
Le drame se pose dès le premier volume : Un riche promoteur veut en effet mettre la main dessus.

Leur persévérance leur permet de sauver leur terrain vague (non non, c'est pas un spoil, le spoil c'est le moyen utilisé), puis ils vivent d'autres aventures plus palpitantes les unes que les autres.

L'intérêt de la Ribambelle ne vient de toutes façons pas de son scénario ou de son dessin, bien qu'ils soient tous les deux exemplaires, mais plutôt de sa galerie de personnages. Certes certains sont des plus classiques, mais les autres sont de véritables caricatures de personnages de nationalités diverses et variées, allant jusqu'au cliché.

Les trois premiers personnages, Phil, Grenadine et Dizzy, sont issus d'une bande dessinée plus ancienne. Pour le côté cliché, Dizzy est un noir qui fait du jazz.
Cela établi, trois nouveaux personnages rejoignent le groupe.

Archibald, un sympathique Écossais (Dont la famille est, bien sûr, par définition, plutôt économe), et Atchi et Atcha, deux Japonais.
Comme à l'époque on ne connaissait pas la culture manga en France, ces deux petits ne la connaissent pas non plus. Tout leur temps, ils le consacrent au judo. Et l'entraînement s'avère plus que payant, étant donné le nombre de personnes à qui ils mettent des roustes.

Parlons-en, des adversaires de la Ribambelle. Outre des adultes aux querelles fort variées, ils rencontreront sur leur chemin une bande de jeunes délinquants. Vraiment. Une bande appelée "Les caïmans", menée par un chef qui s'appelle Tatane, qui veut la Ribambelle à sa botte, et dont l'illettrisme serait presque touchant si les situations rocambolesques dans lesquelles il se plonge -accompagné de ses deux caïds, comme lui plus bêtes que méchants- n'avaient pas tôt fait de divertir le lecteur.

Il est cependant dommage que Roba se soit arrêté en si bon chemin. Après six volumes (à l'époque chez Dupuis, mais étrangement réédité en intégrale par Dargaud, allez comprendre ça), l'auteur, en effet, laisse tomber les charmants bambins pour se consacrer à Boule et Bill.

Ce que je désapprouve. Totalement.

vendredi 13 novembre 2009

msPaint

Depuis des temps immémoriaux, Windows est livré avec des logiciels plus ou moins complexes mais néanmoins inclus gratuitement dans le système. (Ou du moins c'est inclus dans le prix, mais bon, c'est pareil.)
Le bloc-note en est un. Qui n'a jamais évolué, certes, mais il n'y avait pas vraiment d'évolution possible étant donné le concept même du produit.

Paint aussi est un logiciel qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, date de la nuit des temps.
Finalement, j'en ai testé quatre versions : Paint 2000, Paint XP, Paint Vista et Paint Seven.
De 2000 à Vista, les changements survenus ont été plus que minimes.

Le Paint de 2000 a pourtant un avantage considérable sur les autres, qui ont enlevé cette fonctionnalité comme des gros porcs fascistes : En effet, il permet de coller une image sans étendre les attributs du fichier, ce qui s'avère extrêmement pratique pour le début de la préparation des petits logos rigolos du menu en haut. (Sauf quand y a pas d'image collée, ne rêvons pas non plus.)

Il a cependant un défaut des plus contraignants : En effet, il n'est absolument pas capable d'enregistrer en png. Ce qui est tout bonnement affreux. Car le png est le standard actuel des images de qualité, étant le moins lourd de tous les formats n'altérant pas la qualité de l'image. (Le jpg l'altère, et le bmp, format par défaut des Paint de 2000 et d'XP, est ultra lourd et ne sert donc à rien si ce n'est à faire chier le peuple, si je puis me permettre cette expression imagée)
Pour ce qui est du Paint de Windows XP, il enlève la fonction citée plus haut et ajoute le png aux formats enregistrables. Ce sont les deux seules modifications notables. (D'ailleurs il faudra qu'on m'explique pourquoi les formats apparaissent en majuscules, et pas en minuscules comme dans un traitement d'images civilisé.)

On passe donc à celui de Vista. Et là, le choc.
Pour commencer, les fonctionnalités de zoom sont beaucoup plus développées, permettant de faire des zooms vers l'avant, mais aussi vers l'arrière, ce qui est fort pratique quand on se retrouve avec un fichier trois fois plus grand que l'écran, par exemple.
Ensuite, on peut annuler les dernières actions beaucoup plus de trois fois, nombre ultra limité d'annulations possibles dans les éditions précédentes.

Par contre, et c'est sacrément stupide, débile, abruti de la part de Microsoft, ce truc foireux enregistre par défaut EN JPG À DEUX BALLES §§ On me dira "Ouais mais on peut changer le format", okay, je veux bien, mais le mal est fait. C'est une connerie au moins aussi grave que l'autre Fylodindon déblatérant que Phoenix Wright 3 n'est qu'une réédition superflue. Ce qui, comme chacun le sait, est un crime contre l'humanité. Imprescriptible, bien sûr.

Le Paint de Seven constitue pour sa part un énorme choc. La structure du logiciel change totalement, ressemblant dorénavant à un mix raté entre Microsoft Office et Adobe Photoshop.
En moins bien.
Une excellente nouvelle, néanmoins, est l'enregistrement par défaut en png. Il était temps.

Ce Paint apporte à son tour quelques nouveautés substantielles, par exemple des formes préfabriquées (Flèches, bulles de bande dessinée...), telles que l'on peut en trouver dans Microsoft Word. Il ajoute des règles, un système de zoom un peu plus pratique.
Par contre, et ceci est un épique fail pour lequel Microsoft mérite hara-kiri immédiat, la fonction Attributs a tout bonnement disparu.

Toujours au rang des nouveautés qui auraient mieux fait de ne pas exister, l'outil de sélection de Paint 7 est une horreur, de même que les fonctions de type rectangle ou autre : Elle font comme autrefois "en mieux", ce qui se traduit par une ÉNORME perte de précision.

Il en résulte que j'aurais bien conservé le Paint de Vista, même si le format par défaut est le jpg foireux et qu'il m'est déjà arrivé d'enregistrer dans ce format par inadvertance (devant par la même occasion recommencer ce que j'avais fait, puisque le jpg altère la qualité, et qu'une image altérée, c'est juste de la merde).

Eh bien c'est dommage : Paint de 2000 est compatible avec Seven, Paint d'XP aussi, mais pour le Paint de Vista, il semble que Microsoft, qui n'a définitivement pas les meilleurs idées du monde, n'a aucune envie d'en laisser la moindre trace sur des PC supérieurs aux Vista.
D'ailleurs Seven est largement supérieur à Vista, mais ça c'est un autre débat.

Édit : Oh et pour les logos en haut, j'ai décidé de passer sous Photofiltre, même si ça lague un peu par rapport à Paint pour l'utilisation que j'en fais.

jeudi 12 novembre 2009

Outsider Game Mag #2

Connaissez-vous l'OGM ?
C'est un magazine.

Un webzine, pour être plus précis.

Est-il quotidien ?
Est-il hebdomadaire ?
Est-il mensuel ?
Est-il bimensuel, trimestriel ?

Eh bien, ma foi, rien de tout cela.

Comme les lecteurs attentifs auront pu le lire dans le premier numéro, c'est un magazine irrégulier.

Quel est l'intérêt ? Eh bien de ne pas avoir de délai à respecter. Parce que faire un webzine, c'est bien gentil, mais ça impose une certaine régularité.

Or, là, la régularité n'a pas lieu d'être.

Enfin peu importe, car LE DEUXIÈME NUMÉRO EST PARU ET EST DÉSORMAIS DANS TOUTES LES BONNES ÉPICERIES.

N'est-ce pas merveilleux ?

Sans plus attendre, voici le lien de téléchargement.

Au sommaire ce mois-ci :

Hôtel Dusk : Room 215
Dragon Ball Advanced Adventure
Dossier Lego DS
Death Joke
Les aventures du Gottferdom Studio
L'Empereur des Digimon

Bonne lecture, et n'oubliez pas : Si vous vous abonnez, un cookie est offert. Dans la limite des stocks disponibles.

jeudi 5 novembre 2009

Harding Was Here


Étant donné que le titre d'origine de ce blog provient de la couverture de cette bande dessinée, il fallait bien que je finisse par en parler un jour.

Harding Was here est donc, aussi incroyable que cela puisse paraître... Une bande dessinée. Elle nous vient de Midam et d'Adam, ce qui fait que le seul argument de vente est "Par les auteurs de Kid Paddle". C'est dommage, parce que Kid Paddle c'était mieux AUTREFOIS.
Oh et c'est paru en 2008 chez Quadrants, a priori.

Quoi qu'il en soit, cette bande dessinée répond aux attentes de n'importe quel consommateur un tant soi peu exigeant : Elle innove scénaristiquement et dispose de graphismes de qualité. Je dirais bien "Normal, vu le dessinateur", mais comme la seule chose qu'on avait d'Adam était une reproduction du style graphique de Midam, c'est plutôt surprenant, en fait.

Ce qui est bien avec Harding Was Here, c'est qu'il aborde une thématique qui m'est chère : Le voyage dans le temps.

C'est en effet l'histoire trépidante de Thomas Harding, négociant en art, disposant on ignore comment d'une machine temporelle.
Il décide de s'en servir pour rencontrer les artistes du passé, leur soutirer des toiles et les revendre à un bon prix à son époque.

Mais, et c'est là le drame, chacune de ses interventions modifie plus ou moins la biographie de l'artiste, détruisant ou améliorant sa carrière.

Après une première expérience réussie avec Van Gogh et une tentative avec Rembrandt, Harding décide d'aborder un côté beaucoup plus humain, et son but change : Il veut obtenir des portraits de lui dessinés par les plus grands artistes d'autrefois.

Il est intéressant de noter que chaque chapitre est illustré par une peinture célèbre, qui est justement peinte lors de la période temporelle où se déroule le chapitre.

La fin du premier volume est scénaristiquement au moins aussi impardonnable que la fin du premier Code Geass (Dont le premier coffret est paru en VF à un prix exhorbitant, soit dit en passant) ou du second Runaway, d'autant plus que le tome 2 n'est toujours pas paru. Par ailleurs, l'album se révèle finalement extrêmement court. Il a pourtant un nombre de pages plus que conséquent. Donc on ne s'ennuie pas. CQFD. Et c'est vrai : Le récit ne souffre d'aucun temps mort, et la mise en scène globale est d'excellente facture.

Scénaristiquement c'est cool, on a à la fois le voyage temporel et la culture artistique, et ce mélange est très réussi.

J'approuve donc totalement Harding, sauf si aucune suite ne paraît, auquel cas les auteurs méritent au moins la décapitation.
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