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mercredi 6 mai 2009

SO ZETTA SLOW.


Y a-t-il sur DS un RPG qui se détache véritablement du lot? Un RPG qui propose des nouveautés substantielles et ne fait pas déjà partie d'une série, comme les Final Fantasy, qui certes sont biens, mais commencent à s'accumuler?

OUI. ÇA EXISTE.

De son titre original It's A Wonderful World (d'ailleurs tavu j'ai mis la boîte en VO), The World Ends With You offre au domaine des RPG une fraîcheur inégalée.

Ne soyez pas réfractaire à l'Anglais, ce jeu n'a pas été traduit. On pardonne volontiers ce défaut (même si on a trop le sentiment de s'être fait arnaquer par l'achat d'une version Européenne plus chère que la version États-Uniennes en import, que voulez-vous, c'est la dure loi du marché) à un jeu qui ne manque pourtant pas de textes: De toutes façons, CE JEU EST ÉPIQUE. Et puis bon, vous allez pas cracher sur un jeu parce qu'il n'a pas été traduit, hmm? (Toi, le type au fond, si tu crois que je t'ai pas vu marmonner que je crache sur les trads Françaises, ce qui, fondamentalement, est faux, je te signale que la sortie est la première porte à droite. Ah oui, elle a été verouillée. TOO BAD.)

Cela étant, voilà pourquoi Sho Minamimoto Twewy roxxe.

Déjà, pour son scénario. Le gars qui me dit "Ouais il est trop classique ça parle d'un gars qui doit sauver le monde", je l'étripe. Parce qu'en effet, le scénar, si on regarde d'une façon froide ce qui s'y passe, n'est pas extraordinaire.

Mais euh, qu'on aille m'expliquer quel autre RPG fait se dérouler son action à Shibuya (Tokyo).
L'univers fait partie du scénario, donc oui, on peut avancer sans se planter que le scénar de cette oeuvre est d'une originalité sans précédent. Et puis, si le but du héros, Neku (c'est un émo, le pauvre, mais bon, personne n'est parfait) est effectivement de sauver les personnes qu'il a rencontré et lui-même d'une fin certaine, il faut s'interroger sur tout le contexte.

Un groupe de personnes (dont le héros) se retrouvent dans un jeu étrange orchestré par une organisation, les Reapers (Shinigamis en VO! Incroyable, non?)

Neku se retrouve dès le début en mauvaise posture et ne s'en sort que grâce à un pacte passé par hasard avec Shiki Mizaki, une jeune fashion victime, qui, comme tout le monde, a quelque chose à cacher.

On découvre ensuite que les héros sont pris au piège dans le jeu des Reapers, une étrange organisation qui donne des missions tout aussi étranges aux joueurs, qui n'ont qu'un seul objectif: Survivre sept jours sous peine de voir leur existence effacée. Le but de ces missions, la plupart du temps, consiste à battre des noises, les monstres à affronter du jeu, dont la présence est, la plupart du temps, déclenchée par les Reapers.

Voilà pour le contexte.



Le jeu est de plus servi par des graphismes d'une qualité irréprochable, valant largement les Gyakuten Saiban, et par une musique qui, tout en n'étant pas la meilleure musique de tous les temps (on peut toujours mieux faire, et quelques morceaux sont un peu chiants à entendre), parvient à imposer un style peu habituel (puisque c'est de la Jpop) et juste roxxorz. (Il n'y a qu'à écouter Hybrid pour s'en convaincre.)

Pour ce qui est du système de jeu en lui-même, il s'avère également extrèmement bien trouvé. Les combats ont lieu, c'est une première, en utilisant des badges -des pins- activant l'énergie psychique de leur porteur. (Petite digression: J'aime bien les pins qui font slasher et flamber les noises adverses.) Mais ça, c'est ce qui a lieu sur l'écran du bas, puisque le jeu propose l'objectif particulièrement ambitieux de vous faire combattre... Sur deux écrans en même temps.


Non, vous ne rêvez pas, et oui, ce pari audacieux est tenable. En sachant d'abord que les adversaires ne sont pas bien compliqués à battre (surtout si vous êtes en mode facile et si vous avez réglé votre personnage du haut en auto plutôt qu'en manuel), à part peut-être les boss de la toute fin du jeu, qui se révèlent plus costauds que la moyenne.

Ensuite, pour ce qui est de l'équipement, vous allez être aux anges si vous aimez la mode et le cosplay, puisque la mode influencera sur vos caractéristiques. Il faut d'ailleurs savoir qu'en fonction de la zone de Shibuya explorée, ce ne seront pas les mêmes marques qui vous octroieront des bonus. Certaines vous donneront même des malus, mais vous pourrez inverser la tendance en combattant. Vous pourrez d'ailleurs faire porter n'importe quoi à vos personnages si leur jauge d'audace est suffisamment élevée, lol.

Bon, maintenant, ce qu'on peut reprocher au jeu, c'est quelques scènes superflues. Genre le reaper qui te demande combien coûte tel ramen d'une certaine boutique, qu'est-ce qu'on n'en a rien à faire. Quant aux digressions, elles permettent d'apprécier le character design, mais sont parfois ennuyeuses, cassant le rythme du jeu de façon impromptue.
Autre cassure de rythme, les tutoriaux. Soyons clairs, toucher au mode d'emploi vous sera inutile étant donné que chaque point du jeu est développé dans un tutorial au moment opportun.

Ce qui est dommage, c'est que 1. On ne peut passer ces tutoriaux qu'avec Select, et 2. Même en replay ils vont vous agresser. Donc, un truc très mal foutu.

Sinon je n'aime pas le principe du Tin Pin, mais ça c'est parce que je n'ai pas compris grand chose au tutorial au départ, justement. Avec un peu d'entraînement c'est pas si dur. (Le tin pin c'est un mini jeu qui utilise les badges et auquel vous serez amenés à jouer ponctuellement.)

Les points fâcheux mis à part, ce jeu est d'une magnificence absolue.
Alors allez y jouer. C'est un ordre.

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